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 Une histoire comme une autre - Aerin

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YulVolk
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MessageSujet: Une histoire comme une autre - Aerin   Mer 30 Juil 2014 - 20:30

Pseudo de l'auteur : Aerin

Nombre de chapitres : 1
Rating de l'histoire : G
Genre de l'histoire : Romance

Résumé de l'histoire : Eden et la narratrice tombent sous le charme l'une de l'autre lors de leur première "rencontre"; cette dernière se remémore leur vie à deux, du début de leur histoire jusqu'à des années plus tard.

Remarques diverses : /

Terminée et Corrigée
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YulVolk
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MessageSujet: Re: Une histoire comme une autre - Aerin   Mer 30 Juil 2014 - 20:33

I -
Rencontre


Je l'avais remarquée plusieurs semaines auparavant, lors d'un passage par hasard dans une chaîne d'alimentation discount. Elle venait de prendre son poste en caisse, nos regards s'étaient croisés immédiatement. J'avais fait le tour du magasin, prenant ce dont j'avais besoin, c'est-à-dire pas grand-chose. Mon regard n'avait cessé de revenir vers cette caisse, il n'avait cessé de se poser sur cette fille, qui me renvoyait mes regards. Elle était brune, pas en uniforme, exceptionnellement, et une grosse écharpe autour du cou ; le magasin était peu chauffé.

Arrivée au passage en caisse, c'est avec regret que je n'empruntai pas la sienne, de part la file qui s'y déroulait. Je me dirigeais donc à contrecœur vers cet homme qui me paraissait rude. Le parfait paradoxe entre les deux employés caissiers. La fille avait bien remarqué que je ne passais pas à sa caisse, mais je ne m'attardais pas sur elle pour examiner sa réaction ; si toutefois elle en avait eu une.

Le prix d'un de mes produits posait problème et le caissier lui demanda conseil. Elle se retourna en lui disant qu'il n'avait qu'à faire une promotion à une si jolie jeune femme, en plaisantant. Son sourire illumina l'espace qui nous séparait et ses yeux s'accrochèrent aux miens. Bien entendu, le moment fut trop court et elle dût revenir à ses clients.

Elle me plaisait beaucoup et je n'avais d'autre envie que d'apprendre à la connaître. Je n'osai pas me retourner en quittant le magasin, mais j'avais l'impression de sentir son regard sur mon dos.

La semaine suivante, je revenais, passant cette fois à sa caisse. J'engageai la conversation, d'une manière très banale mais je n'avais rien trouvé d'autre que de lui demander à quelle heure elle quittait le bureau. Elle me donna ses horaires et lui dit que je l'attendrai sûrement à la sortie. Son sourire, encore, illumina le temps d'attente. Bien sûr, j'étais rentrée entre temps, déposer mes maigres courses et rangeant mon duplex ; il était clair que j'avais l'intention de l'emmener ici.


II -
Découverte de l'autre


Je repartais en direction du magasin, un quart d'heure avant sa sortie et passais le temps comme je pouvais, tournant en rond près de la porte. Enfin, elle sortit, me gratifiant de son sourire auquel j'avais succombé et que je lui rendis. Elle ne dit rien sur le moment, sortit son paquet de cigarette. Ne fumant pas, mais ayant toujours mon Zippo dans ma poche (une sorte de porte-bonheur), je la devançais et lui proposai du feu. Elle me remercia, s'approcha et mis ses mains autour des miennes pour étouffer le vent et allumer sa cigarette. Elle me fit une remarque sur mes mains froides et je lui répondis que j'attendais depuis plusieurs minutes dans le froid. Elle laissa échapper un petit, et je la complimentais sur la douceur et la chaleur de ses mains.

Nous discutâmes d'un peu de tout et de rien. Elle s'appelait Eden, venait d'avoir 24 ans (3 ans de plus que moi) et travaillait ici pour payer ses études de psychologie et son matériel de photographie. Tombant encore plus sous le charme au fur et à mesure de notre discussion je lui proposais de marcher un peu, pour ne pas laisser transparaître mon trouble. Elle me questionna sur moi, sur ce que je faisais dans la vie, ce que j'aimais… On aurait dit que nous nous connaissions depuis toujours.

Elle se laissa guider dans sa marche et nous nous retrouvâmes au pied de l'immeuble où se trouvait mon duplex. Eden me demanda de lui faire visiter et nous montâmes.

Depuis cette entrée d'Eden dans mon appartement, nous ne nous sommes presque plus jamais séparées. Le coup de foudre au supermarché, nous en rigolons encore rien que de repenser à cette journée et à notre gêne respective quand nous nous sommes retrouvées nez-à-nez dans le couloir de chez moi, à quelques centimètres l'une de l'autre.

Elle m'avait dit qu'elle appréciait cette teinte rose que prirent soudain mes joues, chose qui ne m'arrivait jamais, mais sous l'émotion, je n'avais pu m'en empêcher. Je lui avais fait remarquer que je pouvais sentir son souffle et que j'aurai souhaité le sentir plus près, dans mon cou par exemple. Apparemment j'avais rougis de plus belle et Eden s'était mise à rire, trouvant ça très mignon. Étant un peu susceptible de nature, un de mes nombreux défauts, j'avais commencé à me diriger vers le salon mais la main d'Eden vint attraper mon poignet et elle m'attira contre elle, un peu violemment certes mais cela avait été si bon de me retrouver contre elle. Et accompagné d'un baiser, ce moment n'avait été que plus délicieux.

Je l'avais entraînée dans ma chambre, poussée par mon désir de découvrir son corps, sa peau sous mes mains… Elle n'avait pas résisté et s'était laissée coucher sur le lit tandis que je venais sur elle. Nous n'avons pas mis longtemps à nous débarrasser de nos vêtements, tant le feu du désir qui nous animait toutes deux était fort. Je voulais la sentir contre moi, fusionner chaque partie de son être avec le mien. Nous avons emmêlé nos corps, sa main dans mon entrejambe me fit ressentir un degré de plaisir que je n'avais ressenti qu'une seule fois jusque là. Sentant que j'allais venir trop vite, et ayant pris le dessus, elle fit une pause dans ses gestes et se contenta de m'embrasser de façon torride. Ma jambe était venue se coller à son entrejambe et je la sentais sur ma cuisse. Elle essayait de ne pas laisser le plaisir monter trop vite ; mais après avoir essayé de laisser durer mon plaisir, sa main regagna mon sexe et nous accélérâmes nos mouvements respectifs, faisant monter la température de quelques degrés supplémentaires. Je la sentais humide contre ma cuisse, son souffle se faisait plus court et les mouvements qu'elle donnait à son poignet se faisaient plus pressants, plus forts. Nos respirations se mêlèrent, les battements de nos cœurs s'accélérèrent. Nos corps ne faisaient plus qu'un et je sentais que le plaisir que je ressentais était tout aussi fort chez elle. Eden commença à se contracter, la seule caresse de ma cuisse sur son sexe lui procurant suffisamment de plaisir. Je ne tardais pas à la rejoindre dans cet orgasme qui nous traversa mutuellement, au même moment

La chaleur de nos corps resta pendant quelques moments, tandis que nos corps étaient parcourus de contractions de plaisirs. Eden resta contre moi, je sentais les battements de son cœur dans son cou, contre ma bouche. Son râle de plaisir qu'elle avait laissé échapper plus tôt aurait suffit à me faire jouir si je n'avais pas déjà atteint ce stade. Nous restâmes l'une contre l'autre pendant plusieurs minutes, sans bouger, savourant ce plaisir intense que nous venions de partager.

Comme pour se justifier, Eden me dit qu'elle n'avait pas l'habitude de se donner si vite, sans connaître vraiment la personne mais que cette fois elle avait bien fait de se laisser aller à ses envies. Il en était de même pour moi. L'attirance que nous avions ressentie l'une pour l'autre s'était présentée dès notre première rencontre, une semaine plus tôt.

La soirée était déjà bien avancée une fois que nous trouvâmes l'envie de quitter le lit et il était l'heure de dîner. Je découvrais les talents culinaires d'Eden tandis que nous préparions le repas ensemble, vêtues simplement. Nous passâmes la soirée au chaud, à discuter de choses et d'autres. Eden pris une décision presque sur un coup de tête ; elle voulait venir s'installer ici dès le lendemain, ses trois colocataires pourraient bien se débrouiller seule. Elle perçut mon hésitation et voulut revenir sur sa décision. Je ne savais pas si c'était bien de déjà cohabiter ensemble, nous ne nous connaissions pas au fond. Je n'avais, de plus, pas envie d'une " étrangère " chez moi, qui bousculerait mes petites habitudes. Je ne voulais pas m'engager de suite.

Nous convînmes finalement de laisser passer quelques semaines, pour voir la tournure que prendrait notre histoire. Notre désir, notre attirance, ne faiblirent pas pendant les jours suivants. L'amour apparut, petit à petit, se faisant une place sans s'imposer. Nous nous rapprochions de plus en plus, et après avoir appris à mieux nous connaître, nous décidâmes, après un bon mois de relation, qu'Eden viendrait s'installer dans la semaine qui suivrait.



III -
Emménagement,
Engagement,
Et grands Changements


Elle débarquât donc le mardi matin, accompagnée par Ely, une de ses colocataires, avec une espèce de petite fourgonnette louée pour l'occasion et qui contenait toutes ses affaires. Elle avait très peu de choses et elle m'expliqua qu'elle n'aimait pas s'encombrer de trop de choses, habituée à beaucoup bouger. Je lui avais déjà fait de la place parmi mes placards et mes affaires et Eden, Ely et moi, prîmes tout l'après-midi pour ranger tout ce que possédait celle qui allait partager ma vie. Ely resta diner avec nous, après que nous l'eûmes obligée à rester pour la remercier de son aide.

Il se fit vite tard, la nuit vint sans que l'on s'en aperçoive et Ely quitta l'appartement vers 22h.

Eden et moi passâmes une première nuit ensemble dans " notre " logement parfait. Au fur et à mesure des jours qui passaient, elle prenait sa place, avait des repères et pris ses petites habitudes. J'aimais la voir déambuler dans la chambre vêtue d'un simple boxer, choisissant sa tenue pour aller travailler, bien que cela n'importe pas. Nous trouvâmes notre petite routine mais sans que celle-ci ne devienne ennuyante et que la lassitude l'une de l'autre nous gagne. Nous voyions souvent Ely ainsi que sa sœur et le copain de cette dernière. Nous nous étions constituées un petit groupe d'amis mixtes.

Tous vinrent à notre mariage, que l'on organisa à l'étranger. Eden ne voulait pas d'un grand mariage, elle souhaitait seulement que les amis proches et la famille soient présents. Je partageais ses envies.

La cérémonie se passa parfaitement et nous revînmes femme et femme, et plus heureuses que jamais. Toutes deux, nous nous entendions à merveille avec nos beaux-parents, qui étaient aussi compréhensifs que possible et qui n'avaient aucun problème avec notre homosexualité. Sauf peut-être quelques réticences de la part de la mère d'Eden, qui espérait toujours, il me semble, que sa fille revienne vers " la voie de la raison " et se trouve un homme.

Dans notre vie de couple, quelques défauts étaient apparus bien évidemment. Eden se révélait jalouse par moment et était de plus en plus têtue quand il s'agissait de discuter. De mon côté, elle me reprocha de trop fréquenter Ely mais je lui rappelais qu'elle aussi était mariée et que jamais je n'irais voir ailleurs, ayant la femme dont je rêvais à mes côtés.

Ely et sa compagne avaient adopté une petite fille, et nous les invitions souvent. Eden jouait avec la petite Johanna et ses traits rayonnaient dans ces moments là. Nous parlions beaucoup d'avoir également un enfant et Ely nous avertissait des freins qui se présentaient invariablement aux couples homosexuels en désir d'enfants.


Epilogue


Eden a eu ses premières contractions ce matin. Elle se repose après l'effort qu'elle a accomplit et je veille sur notre petite Helena, qui m'apparait si fragile, tout en revivant notre histoire en pensées. Je reviens près d'Eden, son regard me couvre d'amour, autant que dans nos premiers jours. Je l'embrasse tendrement, attrape sa main dans la mienne et lui glisse quelques mots à l'oreille, une larme de joie s'écoule sur sa joue et ses yeux se plongent dans les miens ; ce que je peux y lire signifie, pour moi et à cet instant, plus que tous les mots qu'elle aurait pu me répondre.


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