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 Alter Ego - Bilitis

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YulVolk
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MessageSujet: Alter Ego - Bilitis   Ven 26 Juin 2015 - 21:46

Pseudo de l'auteur : Bilitis

Nombre de chapitres : 7

Rating de l'histoire : NC17
Genre de l'histoire : Erotique


Résumé de l'histoire :  

Une romance sexuelle qui finit par la rencontre de son alter ego...



Terminée et Corrigée
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YulVolk
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MessageSujet: Re: Alter Ego - Bilitis   Ven 26 Juin 2015 - 21:47

Chapitre 1 - Au théâtre


C’était une habitude : chaque fois que ma copine Delphine – comédienne sans grand talent, mais néanmoins sollicitée en raison d’un physique avantageux, d’une fiabilité irréprochable ainsi que d’une gentillesse sans bornes – estimait qu’elle jouait dans un bon spectacle, elle m’invitait à l’ultime représentation de la série. Elle m’avait expliqué, et convaincue, que "la dernière" était de bien meilleure qualité que son pendant opposé : "la première", où le spectacle, non rodé, était presque toujours assez moyen en raison du stress, d’un trac généralisé et de la présence angoissante de la presse dans la salle.

"Dominique, viens donc ce soir !" m’avait-elle dit au téléphone. "Tu verras, la pièce n’est pas un chef d’œuvre impérissable, mais c’est bien ficelé, l’ensemble est plutôt chouette."

Il m’a toujours été difficile de résister aux assauts exaltés de Delphine, et je cédai, sans réel enthousiasme.

Ayant présenté mon carton d’invitation à la "boîte à sel" je gagnai ma place et m’installai confortablement dans le vénérable fauteuil tendu de velours rouge.

Dès le lever du rideau, j’eus une appréhension : le décor représentait la salle de réunion d’une entreprise ultra moderne : la Zorimba Inc. comme l’indiquait un sigle en acier aux formes agressives qui s’étalait sur le fond. Le lieu, qui baignait dans un éclairage bleuté des plus froids, dégageait une atmosphère parfaitement sinistre. La musique, minérale, abrupte et sèche venait confirmer l’option du metteur en scène : on voulait nous mettre en situation d’angoisse.

C’était réussi. Ce qui l’était moins, c’était l’interprétation : les acteurs, visiblement peu inspirés, semblaient pressés d’en finir. L’action, quant à elle, s’avéra désespérément prévisible. Je commençais à m’ennuyer ferme, n’arrivant pas à m’intéresser à cette histoire alambiquée de corruption en milieu politico-financier. Je m’apprêtais donc à passer une soirée franchement pénible, lorsque soudain tout bascula.

Un petit ingénieur à voix de castrat venait d’informer son supérieur d’une étonnante nouvelle : le service de sécurité venait d’arrêter, prise sur le fait, une espionne industrielle particulièrement audacieuse. Le flagrant délit ne faisait aucun doute : elle avait été surprise en train de photographier au moyen d’un minuscule appareil dissimulé dans un briquet, des documents pourtant bien protégés. L’espionne n’avait pas repéré la caméra de surveillance, invisible derrière son miroir sans tain.

Elle fit son entrée. J’en eus le souffle coupé. Littéralement jetée en scène par deux figurants exagérément brutaux, la fille, une superbe blonde au visage volontaire, se retrouva à l’avant-scène, à moins de deux mètres de moi qui, comme souvent, bénéficiait d’une place au premier rang. Elle était réellement sublime, une beauté exceptionnelle : de longues jambes parfaitement galbées dont je pouvais, de ma place en contrebas, apprécier la finesse, l’ensemble harmonieux des courbes, les muscles parfaitement dessinés sous une peau ferme et soyeuse. Je sentis le rouge me monter au front. Le chemisier blanc, à moitié déboutonné, laissait voir la naissance d’une superbe paire de seins, gonflés à souhait, ronds et remplis comme je les adore. Sa longue chevelure blonde se répandait sur ses épaules. Elle se tenait fort droite, respirait vite, haletante, apeurée : la bête aux abois !

J’ignore si la comédienne était talentueuse, mais cette image de femme en détresse me bouleversa. Elle avait l’air totalement égaré, jetant de part et d’autre de brefs regards affolés. J’avais les yeux rivés à sa poitrine qui se soulevait en cadence, au rythme de son souffle court. J’étais émue au plus profond.

Sur un ordre bref asséné par le chef rondouillard et caricaturalement autoritaire, les deux figurants se précipitèrent sur la belle blonde et, sans ménagements, l’attachèrent à la colonne qui se dressait côté cour. Le buste incliné vers l’arrière, dans une position particulièrement inconfortable qui mettait en valeur sa plastique exceptionnelle, la comédienne jouait la douleur, l’humiliation, la rage de s’être laissée surprendre.

Son expression farouche, son regard embué, sa détresse manifeste, tout cela me remuait au plus profond. Je la trouvais, dans cette attitude de vaincue en rébellion, incroyablement sexy. Les mouvements qu’elle faisait pour tenter, bien vainement, de se dégager, ne faisaient que mettre encore d’avantage en valeur ses formes généreuses. J’admirais la musculature souple et fine de ses cuisses, je pris un plaisir trouble, presque coupable, à me repaître du spectacle de sa volumineuse poitrine ballottée par les mouvements désordonnés qu’elle faisait. Je m’aperçus que je mouillais, que j’étais complètement excitée par ce spectacle d’un érotisme intense, du moins de mon point de vue.

Je dois reconnaître que j’ai toujours été fortement attirée par les seins généreux, surtout lorsqu’ils s’épanouissent sur un corps mince et harmonieux. Plutôt bien lotie moi-même, je fais 94 cm de tour de poitrine, tout en étant plutôt mince, je confesse que je ne puis m’empêcher de ressentir, à la vue de seins plantureux sur une agréable silhouette, une intense émotion. C’est plus fort que moi, c’est totalement irrationnel, stupide sans doute ; mais combien puissant !

J’étais prise d’un désir furieux de secourir cette fille sublime. Pulsion absurde puisqu’elle feignait et que je le savais parfaitement, mais je m’étais totalement prise au jeu. Je voulais arracher celle qui, déjà, était ma protégée, aux griffes de ses tortionnaires, la détacher, masser ses poignets endoloris, la calmer, la prendre dans mes bras, appuyer sa tête sur ma poitrine, la cajoler, la consoler, comme une enfant chagrine, la caresser, la palper, la pétrir… lui baiser la bouche, goûter ses lèvres, ouvrir ce chemisier distendu et libérer sa poitrine… palper ses gros seins, les lécher, les malaxer…

Je faillis ne pas pouvoir réprimer mon cri de jouissance : j’étais trempée, excitée au plus haut point, pantelante, amoureuse, gonflée de désir et de honte…

Je conçus l’espoir secret que la scène évoluât vers un érotisme plus affirmé, que l’un des sbires arrachât le chemisier de la belle et se mette à la peloter, avant… qui sait ?… d’oser plus encore. Mais c’était là pur fantasme. S’il avait du se produire, fut-ce l’ombre d’une telle situation, j’en aurais conçu un sentiment de jalousie féroce. Le théâtre est d’ailleurs, en général, peu coutumier de ce genre d’excès et il ne se passa rien de tel.

La fille se mura dans un silence obstiné, se contentant, au cours de l’interrogatoire qui suivit, de fixer son interlocuteur sans desserrer les lèvres. Sur un ordre sec du petit ingénieur lassé, les deux figurants la détachèrent et l’emmenèrent. C’était un tout petit rôle : la superbe blonde ne réapparut pas, à mon grand désespoir.
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YulVolk
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MessageSujet: Re: Alter Ego - Bilitis   Ven 26 Juin 2015 - 21:48

Chapitre 2 - Séduction

C’est avec une impatience confinant à l’anxiété que j’attendis, le spectacle terminé, que ma copine Delphine me rejoigne dans le hall du théâtre. Je n’ignorais nullement, pour avoir été bien souvent partie prenante, qu’il était de tradition que les comédiens se rejoignissent, au soir d’une dernière représentation, dans leur café de prédilection.

Souriante à l’excès, survoltée comme à l’accoutumée, Delphine se précipita vers moi :
– Alors, tu as aimé ?
Et, sans me laisser le temps de répondre :
– Viens ! On se retrouve tous à la British Tavern. Je t’embarque.

Je lui emboîtai le pas, m’engouffrai dans sa mini Morris et supportai patiemment les commentaires exaltés sur les inévitables farces dont les comédiens agrémentent les « dernières » et qui, le plus souvent, échappent à la sagacité du public.
J’avais toujours soupçonné ma copine Delphine d’être vaguement amoureuse de moi. Il m’était arrivé de surprendre, lorsqu’elle avait un petit verre dans le nez, une œillade langoureuse s’attardant sur ma poitrine ou sur mes cuisses. J’y prenais un délicat plaisir, flattée de ces regards indubitablement admiratifs. J’aurais pu, sans aucun doute, avoir une aventure avec elle, mais quelque chose me retenait. La crainte de gâcher une amitié sincère ? Ses yeux trop noirs ? Son éreintante volubilité ? Le fait qu’elle fumait comme un sapeur ? Je ne sais trop. Delphine ne manquait pas de charme, c’est sûr, c’était même une très jolie fille, mais elle ne m’inspirait aucun véritable désir, elle ne me mettait pas en transes comme la blonde du spectacle.

Le trajet ne fut guère long et nous eûmes vite fait de rejoindre à leurs tables les quelques comédiens déjà installés derrière une bière bien fraîche, les uns rieurs, les autres mornes et fatigués.
La blonde n’était pas là ! Je me surpris à le déplorer avec une intensité inattendue. Quoi ? En étais-je déjà là ? Etais-je à ce point attirée, entichée, en désir… déjà, si fort, si impérieusement ? J’avais connu des coups de foudre en tous genres, mais là !… Il me fallut bien me rendre à l’évidence. Et pourtant, je n’avais même pas entendu le son de sa voix ! Comment était-elle au naturel ? N’allais-je pas à la rencontre d’une terrible déconvenue ? Peut-être était-elle effroyablement vulgaire, ou sotte, ou hautaine, ou…

J’arrivai à me calmer et résolus de voir venir, seule décision appropriée en l’occurrence. Le gros de la troupe s’était rassemblé autour des ténors de la distribution, Delphine et moi occupions les places en bout de table. Une chaise était demeurée libre à côté de moi, à quelque distance, plus proche en réalité de la table voisine. Je me surpris à concevoir le désir fou que la blonde, qui allait certainement arriver, vienne s’y installer. C’était, à nos tables, une des rares chaises encore libre. Glissant un pied discret, je rapprochai insensiblement la chaise afin que la blonde fût proche de moi si elle s’asseyait sur la chaise en question. Un des figurants qui avaient poussé la blonde en scène me lorgnait sans vergogne par-dessus les verres et les bouteilles. Il lançait vers ma poitrine de longs regards appuyés. Visiblement, il m’aurait volontiers baisée. En d’autres circonstances peut-être aurais-je accordé à ce bellâtre quelque attention distraite, mais là, franchement, il tombait mal ! Je pris soin d’éviter soigneusement son regard insistant. Delphine s’était lancée dans une conversation passionnée avec « le petit ingénieur » à la voix fluette, ne se préoccupant nullement de mon sort. J’étais habitée du fol espoir que la blonde ne tarderait plus guère à nous rejoindre et… qu’elle viendrait poser son corps somptueux sur la chaise que je lui avais préparée. Je frémissais d’impatience anxieuse. Je croisai et décroisai nerveusement les jambes, lorgnant sans cesse du côté de la porte qui ne s’ouvrait que pour laisser entrer ou sortir de quelconques quidams. Je n’y tenais plus. J’étais sur le point de demander à Delphine, sans trop savoir comment m’y prendre, si la blonde allait enfin arriver, si elle avait d’autres projets… lorsque la porte s’ouvrit. Mon cœur se mit à battre la chamade : c’était elle, elle était là, toujours aussi belle dans la simplicité d’une tenue décontractée, au demeurant parfaitement seyante. Elle avait ramené son abondante chevelure derrière sa jolie tête en un élégant chignon, avait troqué sa minijupe contre une autre, à peine moins courte, et avait dissimulé – c’est une façon de parler – son imposante poitrine sous un ample pull à col roulé. Elle était craquante à souhait !

Une bonne dizaine de regards admiratifs saluèrent son entrée. Elle fit le tour de l’assemblée, chacun tenant à lui faire la bise traditionnelle, certains y prenant, à l’évidence, un vif plaisir qu’ils s’essayaient à prolonger. Elle hésita un instant. Mon cœur battait à tout rompre. Je crains un instant qu’elle ne décidât de se faufiler entre deux comédiennes, afin sans doute de s’installer auprès d’une amie, voire de son amant, mais elle n’en fit rien, à mon grand soulagement. Après avoir échangé quelques menus propos agrémentés d’un joli rire cristallin, elle s’avisa qu’une chaise était libre, à côté de moi et… oui ! Vint s’y asseoir. Miracle, joie, angoisse, espoir insensé, émoi !
Elle jeta négligemment sur la table un petit sac à mains en cuir jaune, croisa ses superbes cuisses que je ne pus m’empêcher d’admirer, et poussa un soupir d’aise. Presque aussitôt, elle imprima à sa jambe un léger mouvement de balancier qui faisait joliment ondoyer sa musculature sous une peau agréablement bronzée et couverte d’un fin duvet blond. Je savourais le spectacle, sans vergogne, y prenant un plaisir insolent. Je décidai d’assumer pleinement.

Abandonnant les cuisses sculpturales, mon regard glissa vers le buste, irrésistiblement attiré par ces rondeurs généreuses qui gonflaient le pull distendu. Je me surpris à éprouver une envie folle de pétrir cette poitrine que je devinais ferme et souple. Mon regard s’attarda un instant, alangui, sur les rondeurs généreuses de la superbe créature, puis, poursuivant mon ascension, remonta jusqu’au visage non sans s’attarder un instant sur la finesse d’un cou admirablement dessiné. Mes yeux caressèrent ses lèvres charnues au contour parfait qui… me faisaient face ! Je crus défaillir en tombant littéralement dans les yeux de la fille qui me regardait probablement depuis un bon moment. M’étais-je oubliée au point de ne pas sentir le poids de son regard pourtant intense ? Loin de détourner les yeux, je m’abandonnai à la contemplation de ces superbes pupilles claires qui me fixaient sans ciller. Elle avait de beaux grands yeux d’une eau bleue claire et limpide ; Clairsemée de mille paillettes d’or et de jaspe. Je me sentis pénétrée par ce regard simple, beau, profond, envoûtant. En réalité, je m’y abandonnais, m’y diluais. Elle affichait un petit air narquois, mélange complexe d’amusement diffus et d’étonnement mêlé d’une pointe d’appréhension. Rien d’agressif, aucune désapprobation. Je sentis que j’allais baisser les yeux sous ce regard ardent, mais j’arrivai à me dominer et à maintenir mon regard planté, bien droit, dans ces prunelles au fond desquelles j’étais prête à me noyer. Je me sentis filer, j’étais éperdue, envoûtée, complètement à la dérive, je savais que cela devait se voir, mais je m’en fichais ; je mouillais, j’étais dans un état second. La blonde ne cilla pas. Dans ses beaux yeux, je lus comme un éclair de triomphe ; à n’en pas douter, mon regard admiratif devait lui procurer un certain plaisir narcissique. Son regard s’adoucit, l’appréhension des premiers instants se mua en acceptance, l’amusement s’affermit, et l’étonnement vira à une sorte de fierté tranquille. Quelque chose de fort passa de façon fugace dans ses prunelles qui se mirent à briller, pour un instant, d’un étrange éclat. Le doute n’était plus permis, je venais de sentir, au fond de ces beaux yeux qui me fascinaient, la présence de ce que je n’avais osé espérer : du désir. Cet éclair furtif était une réponse, un écho à mon désir, un appel. Une vague d’excitation me remonta au visage ; j’étais comme en transes, un peu affolée par le côté précipité, inattendu, presque brutal de la situation.
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YulVolk
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MessageSujet: Re: Alter Ego - Bilitis   Ven 26 Juin 2015 - 21:49

Chapitre 3 - Regards

Mon regard venait de retomber sur mes mains : telle une malade, je triturais le briquet que Delphine avait abandonné sur la table, à côté de mon verre. Je sursautai lorsque j’entendis me parvenir, comme à travers une brume bourdonnante, une voix légèrement tremblante, qui me disait :

– Vous… vous êtes dans le théâtre ?

La voix était fine, plutôt haut perchée, fragile, mais harmonieuse, et d’une douceur ineffable. Ce fut comme une invasion : je m’abreuvai de ce délicat murmure, me laissai gagner par ces sonorités feutrées qui me transportèrent. Je sentis la pointe de mes seins se durcir, ce qui me surprit et m’affola quelque peu. « Mais qu’est-ce qui m’arrive ? » pensai-je, « c’est dingue ! Je ne sais rien de cette fille… Ça n’est jamais produit, pas comme ça, pas si vite, pas si fort… » Je m’entendis répondre d’une voix blanche :

– Non… non… J’accompagne Delphine. Nous sommes… de vieilles copines…

Nos regards étaient à nouveau plongés l’un dans l’autre. Je lisais avec ravissement dans les grands yeux bleus une langueur, une acceptation, un abandon qui m’électrisèrent. Je sentis mon souffle s’accélérer, mon entrejambes s’humecter à nouveau, mes seins se mettre à bander et mon clito à hurler… c’était hallucinant d’intensité.
Une bouffée de désir m’embrasa, j’avais une envie folle, irrépressible, de me jeter comme une dingue sur cette créature superbe. La voix reprit :
– Et… vous venez souvent au spectacle ?

Il me fallut déglutir et rassembler mes esprits avant de pouvoir répondre :
– Oui… enfin chaque fois que Delphine m’invite. Je fixai les lèvres, charnues, parfaitement ourlées qui laissaient entrevoir des dents d’une régularité et d’une blancheur irréprochable.

– Et vous aimez le théâtre ?

Prise de court, je balbutiai :
– Oh, ça dépend, il y a du bon et du moins bon.

J’admirais les lignes harmonieuses de son cou fin et délié, la petite « salière », admirablement dessinée, le velouté de sa peau parsemée de tous petits poils blonds.

– Et ce soir, ça vous a plu ?

Elle souligna sa question d’un regard sans équivoque : il me parut clair qu’elle me demandait en réalité : « Et moi, je vous ai plu ? »

Décontenancée, je cherchais mes mots :
– Euh, oui, enfin…
– Je vois. l’entendis-je répondre, apparemment déçue.

Mue par une impulsion soudaine, je lui lançai, la fixant intensément :
– Oh, non ! Vous ne voyez pas du tout ! Le spectacle était franchement médiocre, voilà tout, mais vous… vous…

Surprise par ma propre audace, je m’interrompis, incapable de poursuivre. La blonde, qui devait jubiler, eut le tact de ne pas pavoiser. Son œil se fit rieur, ce qui acheva de me séduire.

– Mais… moi ? reprit-elle.

Elle me tenait, je le sentis. Je sus qu’elle venait de prendre le dessus, l’initiative. Cela ne me chagrina en aucune manière. Je cédai, n’ayant aucune envie de me battre. Elle me fixait à présent d’un œil pétillant de malice. Vaincue, délicieusement asservie, je répondis :
– Vous étiez… surprenante… euh… je veux dire…

Son regard brillant me tuait. J’avalai ma salive et repris :
– En réalité, vous étiez superbe ! bredouillai-je d’une petite voix enfantine.
– Vraiment ? objecta-t-elle. Ce n’est même pas un rôle, vous savez.

Elle me provoquait, là. Je décidai de jouer le jeu.
– Sans doute, mais quel personnage ! Quelle intensité ! Vous dégagiez une telle détresse farouche… c’était intense, émouvant, rare ! En tous cas, moi ça m’a fait un sacré effet ! J’étais parfaitement sincère. La blonde rosit sous le compliment.

– Merci ! sussura-t-elle.
– Vous n’avez pas à me remercier. Vous… vous étiez terriblement…

J’avais sur le bout de la langue de lui dire : « attirante », mais je n’osai rien encore de si direct.

J’achevai :
– … convaincante !

Je me sentais nulle. Une langueur apparut dans son regard qui se fit troublant, sauvage. Je ne pus dès lors m’empêcher de poursuivre :
– À vrai dire, je vous ai trouvée plutôt… enfin, disons… sexy.

Elle afficha un sourire gourmand puis se pencha vers moi, rapprochant son beau visage du mien.
– Vous m’avez trouvée… sexy ? répéta-t-elle en y prenant un évident plaisir. Elle fit siffler le « s » et le « x », ce qui me fit bouillir les sangs.
– Oui ! Vous savez, n’est-ce pas que vous êtes… très belle !

Quelque chose chavira dans son regard. Je réalisai que non seulement mes propos lui procuraient un plaisir évident, mais qu’en outre un lien était en train de se créer entre cette créature sublime et moi qui l’admirais à en perdre haleine, qui était déjà à ses pieds. Je sentis que je pouvais pousser plus avant.

– En scène, j’ai eu réellement envie de voler à votre secours, de vous protéger, de… oh ! je sais… c’est ridicule !

Elle éclata d’un rire franc et chaud sur lequel j’embrayai aussitôt. C’était bon de partager ce premier rire. Il sonnait comme une fanfare de triomphe, comme le prélude à un banquet somptueux. À travers nos rires nous nous regardions, nous étions complices, amies, amantes
déjà.

– Alors, ça va vous deux ?
La voix tonitruante de Bertrand, le copain de Delphine, comédien lui aussi, venait de nous interrompre, brisant le charme. Appuyé sur le dos d’une chaise, il nous regardait béatement, déjà passablement ivre. Je ne pus m’empêcher de lui lancer un regard peu amène. Sentant qu’il venait de commettre un impair, il tenta de se rattraper :
– Ha !… euh… bon, eh bien je vous laisse à vos confidences… Allez, salut ! Et, plutôt penaud, il se laissa choir à côté de Delphine.

J’allais revenir à la blonde ensorcelante, objet de mes désirs pressants, lorsque je sursautai au contact de son genou sur ma jambe. Un contact certes furtif et fugace, mais bien réel. Lorsque je plongeai un regard interrogateur dans ses beaux yeux narquois, j’y lus la promesse amusée d’un prolongement tangible à ce furtif préliminaire, ce qui m’emplit d’une douce angoisse.

La suite se déroula très vite, comme en un rêve.
– Delphine vous ramène ? questionna-t-elle.
– Euh !… en principe oui, mais…

Sans transition, elle se pencha par-dessus mon épaule et laissant sans doute à dessein sa volumineuse poitrine effleurer mes épaules, s’adressa à Delphine qui terminait un rire chevalin :
– Delphine ! Je suis crevée, je rentre. J’ai fait connaissance avec ta copine, je passe devant chez elle, je la dépose, o.k. ?
– Euh… oui, oui, bien sûr... Dominique ?… ça ne te fait rien si…
– T’en fais pas pour moi ! fis-je, trop heureuse de me laisser embarquer. Je profite du lift, j’ai envie de rentrer, tu ne m’en veux pas ?
– Mais bien sûr que non. Allez, ciao !

Après un rapide échange de bisous, la blonde et moi quittions en hâte le bistrot enfumé et bruyant.

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MessageSujet: Re: Alter Ego - Bilitis   Ven 26 Juin 2015 - 21:49

Chapitre 4 - Un trajet mouvementé

Nous fîmes quelques pas dans un silence que je n’osai rompre, pour ne pas briser le charme étrange qui s’était installé entre nous. Marchant légèrement en retrait de la pulpeuse créature, j’appréciai le délié de sa démarche, sa souplesse, sa grâce.

– Dominique, hein ? Fit-elle alors que nous arpentions le trottoir vers sa voiture.
– Oui. Et… et vous ? Questionnai-je, tout intimidée encore.
– Caroline !… Ah, voilà ma voiture.

Elle s’arrêta à hauteur d’une petite Honda qui accusait son âge, débloqua les portières et m’invita à y pénétrer. Elle s’assit derrière le volant, y posa les mains, s’immobilisa et ferma les yeux. J’étais désemparée, ne sachant trop que faire, intriguée par ce comportement surprenant. Caroline semblait m’inviter à prendre l’initiative, en contradiction avec la façon dont, quelques minutes plus tôt, elle avait conduit toute l’affaire. Je remarquai que sa poitrine se soulevait à un rythme accéléré et que son souffle était court, révélant une excitation certaine. Sans doute était-elle en train de rassembler ses esprits.
Avec une infinie délicatesse, je posai une main incertaine sur sa cuisse dénudée, juste au-dessus du genou. La chair était douce, ferme et chaude. Sa respiration s’interrompit un bref instant, me laissant deviner l’effet que ce contact avait du lui faire. Très lentement, j’affirmai ma prise, augmentant la pression de mes doigts sur la chair soyeuse. Toujours rivée à son volant, les yeux clos, le souffle court, Caroline écarta insensiblement les cuisses et bascula légèrement son bassin vers l’avant : elle s’ouvrait, à mon grand émoi. Ainsi encouragée, ma main entreprit une lente progression vers l’entrejambe qui s’offrait. Je pris un vif plaisir à promener ma main, au large ouverte sur la cuisse aplatie sur le siège. Je palpai la chair consentante, différant l’intrusion attendue.
Caroline écarta alors résolument les cuisses, écrasant ses jambes sur le cuir rigide, bandant ses muscles, pointant son pubis vers l’avant. Sa bouche s’entrouvrit et sa tête bascula vers l’arrière tandis que son souffle se fit plus bruyant, plus rapide. Elle se cambra soudain, faisant saillir sa poitrine pendant que ses mains, délaissant le volant, se mirent à pétrir ses seins en de larges mouvements tournants. La bouche au large ouverte, elle semblait chercher l’air, lançant la tête à gauche et à droite en un mouvement incontrôlé.
N’y tenant plus, je délaissai ma progression sur sa cuisse et, m’emparant de son visage à deux mains, lui baisai goulûment les lèvres. Nos langues se trouvèrent aussitôt, entamèrent une folle course poursuite, se sucèrent, se mordillèrent, s’arrêtèrent un instant pour se lécher lentement et longuement avant de reprendre leur course effrénée. Pour l’embrasser, je m’étais à demi couchée sur elle, plantant un genou sur mon siège. Je sentis ses mains s’emparer fermement de mes fesses et se mettre à les malaxer vigoureusement. Elle m’attira sur elle, forçant nos corps à entrer en contact étroit. Elle ouvrit soudain les yeux et, comme revenant à elle, me repoussa légèrement pour me regarder avec intensité.

– Je… je ne sais pas ce qui m’arrive, murmura-t-elle d’une petite voix tremblante, comme si elle avait mal quelque part.

Je vis les ailes de son nez palpiter. Il me sembla qu’elle attendait quelque chose. Sans réfléchir, je m’emparai de ses seins et les écrasai l’un sur l’autre, ce qui lui arracha une sorte de sanglot. Leur taille était impressionnante, ils étaient denses, souples et fermes, ils frémissaient, c’était bouleversant. J’enfonçai résolument mes mains dans cette chair offerte et palpitante qu’elle me tendait.

– Oui, vas-y, fit-elle, continue.

Je ne me fis pas prier et me mis à lui malaxer vigoureusement la poitrine, y prenant un plaisir intense. Elle me fixait, grave, affichant une expression presque douloureuse. Ses seins, chauds et vibrants, semblaient chercher à remplir mes mains. C’était hallucinant d’intensité.
Brusquement, la voiture se mit à trembler et le moteur partit. Caroline venait d’actionner le démarreur.

– Assieds-toi ! intima-t-elle.

Je n’eus que le temps de me rasseoir à peu près correctement. La petite voiture bondit en avant. Je devinai qu’elle nous emmenait chez elle, ce qui me convenait à merveille. Jamais je n’aurais imaginé, quelques heures plus tôt, que je connaîtrais une telle joie. De temps à autres, lorsque la circulation, fluide à cette heure avancée, l’y autorisait, Caroline m’adressait de longs regards enfiévrés. Nous étions toutes les deux drôlement excitées ! Je replongeai hardiment la main dans l’entrejambes de Caroline qui semblait n’attendre que ça. Elle écarta aussitôt les cuisses, autant que le permettait l’exiguïté du véhicule. Je sentis ses muscles se raidir sous ma caresse. Je pris un plaisir ineffable à laisser errer ma main sur l’intérieur de sa cuisse qui, écrasée sur le fauteuil, formait une courbe harmonieuse. Je ne me lassai pas de la regarder. Je poussai plus avant mon investigation : la petite culotte était trempée, ce qui n’était guère de nature à me surprendre. Écartant délicatement le slip tout maculé, je promenai un instant mon doigt sur la toison avant de plonger dans l’orifice béant. Je cherchai le clitoris que je découvris tout gonflé, dressé, raide et juteux. Je me mis à le titiller nerveusement.

– A… arrête ! fit-elle. Je… je vais… c’est…

Brusquement, elle referma les jambes, emprisonnant ma main entre ses cuisses qu’elle serra comme un étau. Elle s’empêchait de jouir. Nous fîmes une embardée et je craignis qu’elle ne perde le contrôle du véhicule mais, après un dernier tournant, la voiture se rangea le long du trottoir. Avant que j’aie pu réaliser ce qui se passait, Caroline était sortie du véhicule et fonçait vers la façade d’un immeuble tout proche. Je m’empressai de la suivre. Lorsque je la rejoignis, la porte était déjà ouverte ; elle m’attira à l’intérieur. Elle était survoltée ! A peine refermée sur nous, la porte de l’ascenseur, elle m’embrassa sauvagement sur la bouche tout en m’écrasant un sein d’une main et enserrant ma vulve de l’autre. Je me délectai de cette douce violence qui fit croître encore mon excitation. Je me cambrai pour mieux m’offrir, écartai les cuisses pour faciliter l’exploration de sa main en folie. J’étais aux anges. Nous sursautâmes lorsque l’ascenseur, à bout de course, s’immobilisa dans un léger soubresaut.

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MessageSujet: Re: Alter Ego - Bilitis   Ven 26 Juin 2015 - 21:50

Chapitre 5 - Effet de miroir

En un clin d’œil nous fûmes à l’intérieur de son appartement, exigu, mais coquettement arrangé et des plus confortable. À l’évidence, Caroline appréciait la douceur de vivre.
– Viens ! ordonna-t-elle d’une voix rauque.
Elle m’attira vers un large canapé recouvert de cuir et, d’une bourrade, me força à m’y asseoir. Elle me regarda d’un air étrange, comme angoissé, éperdu. Elle se mit à soulever lentement son pull qu’elle passa par-dessus ses épaules. Elle ne portait pas de chemise. Je sentis une bouffée de chaleur me monter au visage lorsque je découvris une superbe paire de seins enfermés dans un soutien-gorge qui semblait avoir bien du mal à les contenir. Je n’arrivais pas à détacher mes yeux de ces superbes rondeurs, j’étais en admiration, impatiente de découvrir la poitrine dans sa somptueuse nudité. De son côté, Caroline me mangeait des yeux, prenant un plaisir intense au spectacle de mon admiration béate.
– Comment me trouves-tu ? fit-elle, sur un ton où, curieusement, perçait une nette inquiétude.
– Qu’est-ce que tu es belle ! avouai-je, sans aucune retenue.
Après avoir envoyé promener son pull dans un coin de la pièce, Caroline entreprit de dégrafer son soutien-gorge. Je faillis jouir sur le coup en voyant bondir vers mon visage les deux melons libérés de leur entrave. Elle avait des seins réellement superbes : haut placés, d’un galbe et d’une rondeur parfaite, tout gonflés de désir. Les globes se terminaient par de larges aréoles légèrement proéminentes, ce qui leur donnait l’aspect de fruits mûrs. Mes yeux éperdus parcouraient tout son buste, scrutant ses formes magnifiques, longeant ces courbes divines, plongeant dans la vallée profonde qui séparait ses deux melons épanouis, admirant le dessin des côtes et les courbes agréables d’un buste parfaitement proportionné, d’un ventre plat et ferme. Quelle beauté ! Pourtant, des seins, j’en avais vu, et de beaux, mais ceux-là !... La perfection ! L’état d’excitation dans lequel elle était avait fait de sa poitrine deux obus brandis qui semblaient me viser.
– Caroline ! fis-je, éperdue, tu es superbe !... Je… je crois que je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’aussi attirant, d’aussi…
Mue par une soudaine impulsion, je m’emparai d’un sein et entrepris de le malaxer avec vigueur tandis que ma bouche se mettait à téter le mamelon fièrement dressé de l’autre globe.
Caroline gémissait de plaisir.
– Oh, oui ! fit-elle, exaltée, lèche-moi, lèche mes seins, pelote-moi, pétris ma grosse poitrine… gifle mes seins, suce-les… mords mes gros seins, ça m’excite… j’adore ça !
Surexcitée, tant par ses propos que par le spectacle de cette beauté qui s’offrait, j’obéis, léchant les globes frémissants à grands coups de langue, tandis que mes mains pétrissaient sa généreuse poitrine qu’elle exhibait fièrement, la pointant dans ma direction. Ses seins bandaient littéralement tant ils étaient tendus vers mes caresses, tant ils aspiraient à être triturés, malaxés, pétris. Elle poussa de petits cris de souris lorsque je me mis à mordiller le téton fièrement dressé au sommet de son aréole épanouie. Je m’écartai ensuite et, rapprochant mes paumes, écrasai ses seins l’un sur l’autre tout en leur imprimant un large mouvement tournant. Caroline se mit à haleter.
– Ah !… ah !… continue, ce que c’est bon ! Ah !… oui, pelote-moi, pétris mes seins, écrase-les, ils sont à toi ! Ah… j’adore !
Elle poussait tellement ses seins vers l’avant qu’elle me fit reculer. Je heurtai du talon le bord du canapé et perdis l’équilibre. Je me retrouvai assise au milieu des coussins. Caroline se jeta sur moi, m’enjamba prestement et vint écraser sa poitrine sur mon visage qui disparut entre les deux globes agressifs. Elle se mit à me gifler au moyen de sa poitrine qu’elle jetait de droite à gauche et de gauche à droite. Ses seins étaient à la fois fermes dans leur texture et d’une douceur incomparable. Les grands « flic - flac » qui accompagnaient les délicieuses gifles mammaires que m’infligeait Caroline, la douce violence du contact de ces chaudes rotondités vibrantes, l’excitation de ma partenaire, ses yeux à demi révulsés, la rougeur de son visage, la forte odeur poivrée qu’elle dégageait, tout cela provoqua en moi un violent orgasme : je jouis comme une bête, me mordant les lèvres pour ne pas hurler. Éperdue, les oreilles bourdonnantes, je cherchai vainement à attraper un téton au passage. Une fois passé l’orage de mes sens, je me ressaisis et, bloquant ses seins au moyen de mes mains, je mordis franchement, à bouche grande ouverte, son sein droit qui semblait me fixer d’un regard halluciné. Caroline couina sur le coup puis, brusquement, s’écarta. À son regard chaviré, je sus qu’elle était en train de jouir, ce qui me bouleversa.
Elle demeura un instant comme suspendue, toute congestionnée, puis se laissa retomber dans les coussins à côté de moi.
– Attends, haleta-t-elle, s’efforçant de recouvrer son clame, on va se reprendre un peu. Son regard demeurait languissant, elle était écarlate, je fondais de tendresse et de bonheur. Elle m’adressa un sourire ravi, serein, heureux. Nous demeurâmes un instant, pantelantes, à nous manger des yeux. Puis elle reprit :
– Et toi ?… montre-toi !
Ces mots, pourtant prononcés d’une voix feutrée, me cinglèrent comme un ordre. Tel un automate, je me redressai et, assise sur le bord du canapé, je me mis à déboutonner mon chemisier. À la manière dont elle se mit à scruter mes rondeurs, j’eus la confirmation que ce que je pressentais : j’avais affaire à une « sœur » ! Le doute n’était pas permis : Caroline était comme moi, comme d’autres filles que j’avais eu le bonheur de connaître, ce que j’appelais, dans mon jargon personnel une « mammolâtre ». Hypersensible aux attouchements mammaires ainsi qu’aux regards admiratifs, j’étais capable de jouir de façon violente des suites d’un pelotage bien géré. Combien de fois ne m’étais-je pas surprise à frotter ma volumineuse poitrine à quelque mur recouvert de crépi, à enfermer mes gros seins entre les barreaux d’un escalier ou, à défaut, entre mes bras resserrés, à me dévêtir devant mon miroir et à me tripoter les globes durant de longues minutes jusqu’à les faire gonfler et rougir, jusqu’à les faire bander et durcir. J’en concevais toujours un émoi puissant qui, invariablement, s’accompagnait d’orgasmes répétés.
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MessageSujet: Re: Alter Ego - Bilitis   Ven 26 Juin 2015 - 21:50

Chapitre 6 - Mon autre moi-même

À l’évidence, Caroline était sujette aux même fantasmes, connaissait également cette hypersensibilité des seins, était comme moi : une… « mammolâtre ». Je décidai de lui faire plaisir. Ralentissant mon mouvement, je dénouai le bouton suivant, un peu au-dessous de mon corsage, puis écartai les pans de mon chemisier tout en me cambrant pour faire ressortir mes rondeurs. Un éclair passa dans les yeux de Caroline ; elle déglutit bruyamment, je vis sa bouche s’entrouvrir et les ailes de son nez se mettre à battre. Sa main s’avança vers ma poitrine offerte, mais je l’attrapai au vol et l’immobilisai.

– Attends ! fis-je, laisse-moi te montrer.
- Oui, oui ! couina-t-elle, sur le ton d’une petite fille excitée par un nouveau jouet. Elle haletait derechef, surprise et ravie. Oui, oui, montre-toi, montre-moi tes seins !

À la manière dont elle fit siffler le « s », je sus que j’avais bien en face de moi une accro, et d’un gabarit supérieur. Elle frottait ses cuisses l’une sur l’autre, son bassin oscillait, elle se pétrissait la poitrine : elle était à nouveau en feu. Je relâchai les derniers boutons, fixant son regard embrasé qui ne se détachait pas de mes seins. Je me dépouillai de mon chemisier avec une lenteur calculée, prenant grand soin de bien onduler du buste afin d’imprimer à mes seins des mouvements qui, je le savais, lui procureraient cette délicieuse excitation dont j’étais moi-même si friande. Elle ne se contenait plus :

– Vas-y, vas-y ! fit-elle d’une voix étrangement geignante, montre-toi, fais moi voir tes seins… tes gros seins.

Je vis ses yeux s’agrandir lorsque, ayant relâché la bretelle de mon soutien-gorge, mes deux globes libérés saillirent vers elle.

– Oh ! s’exclama-t-elle, sincèrement admirative, ce qui me combla de fierté, les beaux seins !

Quoiqu'un peu lourds, mes seins, fermes et bien remplis, surtout en état d’excitation comme à présent, présentaient de très larges aréoles qui, contrairement à celles, en monticule, de Caroline, étaient plutôt planes. Les tétons, dressés par l’excitation, trônaient au milieu de ces tendres plages circulaires. La peau de mes aréoles, particulièrement fine, est d’une extrême sensibilité, aussi, lorsque les lèvres brûlantes de Caroline se mirent à les parcourir, les lécher, les mordiller, je me mis à jouir aussitôt, deux fois d’affilée, presque coup sur coup. C’était d’une intensité délicieusement insupportable.

– Allonge-toi, ordonna-t-elle. Obéissante, je me laissai aller en arrière et me répandis dans les coussins moelleux du canapé. Caroline ne m’enleva pas ma jupe : elle me l’arracha. Je m’abandonnai totalement à son bon vouloir, ravie d’être ainsi bousculée. J’étais là, alanguie, pantelante, offerte. Je me passai les mains dans les cheveux et, rentrant mon ventre au maximum pour faire saillir mes côtes flottantes, je me mis à ondoyer du bassin, en proie à une nouvelle vague d’excitation. Je voulais plaire à Caroline, je voulais qu’elle m’admire, qu’elle se repaisse du spectacle de mon corps que je lui offrais sans réserve. J’espérais qu’elle me trouve belle, que je lui inspire de l’attrait, du désir. Je la vis parcourir tout mon corps des yeux, arrêter son regard sur mes seins que je lui présentais non sans fierté. Je me sentis rougir sous cette inspection implacable. Caroline se laissa choir également au milieu des coussins, elle s’insinua entre mes jambes ouvertes. Je la vis fixer mon slip qui devait être bien trempé. J’eus un hoquet lorsque je sentis son menton entrer en contact avec ma vulve. Ses ailes de nez battaient à nouveau : elle se remplissait de mon odeur. Ses mains alertes se mirent à pétrir mes cuisses, remontant des genoux vers l’entrejambe. Avec une infinie délicatesse, elle fit glisser mon slip le long de mes jambes, faisant rouler sur elle-même la fine dentelle. Au passage, elle me décerna de légers coups d’ongles sur l’intérieur des cuisses, ce qui m’arracha de petits râles de plaisir. Une fois débarrassée de ma petite culotte, Caroline écarta mes jambes, sans brusquerie, mais fermement. J’emprisonnai mes seins entre mes mains et me mis à les pétrir tandis que je pointais ma vulve vers le visage congestionné de Caroline. Je la regardais, suppliante. J’étais totalement offerte, soumise à son bon plaisir, crevant du désir qu’elle me caresse, qu’elle me lèche, qu’elle me brutalise, qu’elle me tripote, qu’elle fasse de moi son jouet, son esclave. Je faillis hurler lorsque je sentis ses mâchoires se fermer sur mon sexe. Elle commença à mordiller mes grandes lèvres, puis se mit à les aspirer dans sa bouche, les avala pour les humecter de salive et les relâcher. Elle se remit aussitôt à les mâchouiller puis à les étirer fortement, les relâchant à nouveau pour renouveler l’opération. J’étais au septième ciel ! Les pointes de mes seins me démangeaient. Je malaxai mes grosses boules, sans aucune retenue, les joues en feu, les tempes bourdonnantes.
Caroline entreprit de fouiller mon orifice ruisselant qui béait devant elle, offert. Elle trouva le clitoris, tuméfié, et se mit à le titiller de toutes les façons, lui décochant une série de petits coups de langue nerveux, puis le suçotant, le faisant entrer et sortir de sa bouche tout en variant la pression de ses lèvres. Je sentis venir un nouvel orgasme. Instinctivement, j’avais refermé les cuisses, emprisonnant la tête de Caroline comme dans un étau. Les mouvements de mon bassin s’accélérèrent puis, soudain, je me figeai. Dans un feulement incoercible, j’ouvris les vannes : j’eus l’impression de gicler avec violence. Je brûlais, j’explosais. À coup sûr, Caroline devait avoir tout pris en plein visage. Je perçus, à travers un brouillard de petites étoiles filantes et un sourd bourdonnement un clapotis intense et régulier : Caroline était en train de lécher ma vulve, de s’abreuver de mon nectar. J’en pleurais de ravissement. Engagée profondément, sa langue fouillait mon puits d’amour. Je me mis à geindre doucement. Délaissant ma chatte, Caroline vint s’étendre sur moi, de tout son long. Elle m’enlaça tendrement, comme l’eût fait une sœur ou un amant attentionné. Je pris un plaisir vif à sentir ses gros seins venir s’écraser sur les miens. C’était chaud, c’était doux, c’était bon. Elle m’embrassa sur la bouche, doucement, et je ressentis un certain émoi à retrouver mes propres sécrétions sur ces lèvres dégoulinantes d’amour. Je pris plaisir à faire glisser doucement mes seins sous les siens. Nos peaux, couvertes de transpiration, glissaient souplement l’une sur l’autre, c’était une sensation délicieuse. Je prêtai l’oreille à ces petits chuintements délicats que produisaient nos chairs. Caroline me regarda avec une intensité qui me fit presque peur.

– Je t’aime ! fit-elle soudain en rougissant comme une collégienne. Je n’ai encore jamais rencontré quelqu’un qui me devine si vite, qui comprenne si bien mon corps, qui soit si douce, si… tu es merveilleuse, Dominique, tu es si belle, si sexy. Tout est si juste avec toi, si simple, si évident !... je t’aime, oh, oui, je t’aime ! Exaltée, elle m’embrassa avec une infinie tendresse. Il ne s’agissait plus de sexe là, mais d’une chose beaucoup plus fragile, plus précieuse, plus profonde. Je me sentis envahie par un flot de tendresse et, sans pouvoir me contrôler, je me mis à sangloter. Caroline me serra davantage et se mit à lécher mes larmes à grands coups de langue. Entre deux hoquets, je vis qu’elle pleurait aussi..

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MessageSujet: Re: Alter Ego - Bilitis   Ven 26 Juin 2015 - 21:51

Épilogue


– Caroline ! m’entendis-je prononcer d’une petite voix enfantine, je… je t’aime aussi ! Oh, oui !… Depuis la seconde où je t’ai vue, je me suis mise à te désirer d’une façon… unique, parce que tu es si belle, si attirante, si sexy. Mais maintenant, je sais que je t’aime ; tu es ma sœur, mon autre moi-même. Nous sommes pareilles toutes les deux, d’ailleurs nous avons les mêmes fantasmes.
– Tu, tu veux dire ?…
– Oui !… les seins. C’est fou, hein ? Tu es comme moi, j’en suis sûre. Ça te branche à fond, non ?
– Ça, tu peux le dire ! Je pensais que j’étais une sorte de malade, une obsédée. Ça me paraissait anormal, exagéré d’être aussi dépendante des sensations que j’éprouve quand on me pelote ou que je me tripote. C’est dingue l’effet que ça me fait !
– Je connais !… Je te dis : on est pareilles !
– C’est… c’est merveilleux ! Tu sais, c’est comme si, brusquement, toute une part obscure, honteuse, de moi-même volait en éclat. Je ressens un immense soulagement et…
– Qu’est-ce que tu fais, toi, pour… te faire plaisir ? questionnai-je à brûle pourpoint.
– Oh ! toutes sortes de chose. Elle me regarda, légèrement gênée.
– Allez ! dis-moi tout. Tu verras, je suis sûre qu’on va se trouver des points communs.
– Eh bien… commença-t-elle, encore hésitante, quand je me sens… en besoin, je porte ce qu’il faut pour mettre mes seins en valeur : ça va du tee-shirt moulant à la robe décolletée en passant par la chemise bien serrée et échancrée comme il faut. Je me suis amusée à exciter toute la distribution du théâtre où tu m’as vue ce soir. On répétait « L’Avare », je jouais Marianne. J’ai fait un véritable show… tu aurais du voir les yeux du gars qui jouait Anselme, j’ai cru qu’il allait faire un infar’. Mon partenaire me mangeait des yeux, il m’a d’ailleurs draguée à mort pendant pratiquement toute la durée du spectacle. J’étais toute excitée à chaque fois que son regard s’arrêtait sur mes seins.
– Moi, c’est pareil, j’entre en transes quand je sens qu’on regarde mes seins. Et pourtant il y a des fois où il vaut mieux fuir… Je ne te parlerai pas des tentatives de viol auxquelles j’ai eu droit. Mais ce que je préfère, c’est faire craquer les femmes !
– Moi aussi ! moi aussi !
Nous éclatâmes de rire. Caroline me confirma :
– Ah ! ça c’est dingue !… Tu… tu trouves aussi les hommes… brutaux ?
– Moins je les laisse m’approcher, mieux je me porte !
Nouvel éclat de rires.
– Et alors, poursuivit-elle, il m’arrive parfois de porter, exprès, des soutifs trop étroits. Mes seins sont comprimés, ça fait franchement mal au début, mais après, ça devient vachement excitant.
– Ça les fait bander, non ?
– Exactement ! Et puis ça me donne envie de les triturer, alors je me pelote, d’abord tout doucement, puis de plus en plus fort… À un moment, j’enlève tout et je me regarde dans le miroir. Ça m’excite de voir ma poitrine toute gonflée, toute marquée par les baleines du soutien… Toi aussi, tu te regardes ?
– Oui, bien sûr. Je me mets devant le grand miroir de ma chambre et je me fais un ‘strip’ en règle. Je gonfle ma poitrine, je la pointe vers le miroir, je me caresse les seins, tout doucement aussi, puis je finis par les malaxer avec une force terrible.
– Moi, je les écrase l’un sur l’autre : les aréoles ainsi rapprochées, j’ai l’impression qu’ils me regardent !
– Et les mots ? questionnai-je, ça t’excite, les mots ?
– Ça, tu peux le dire !
– Décidément, on est bien pareilles, toi et moi ! fis-je ravie. Tout à l’heure, quand tu disais : « lèche mes gros seins, pelote-moi, écrase-moi les seins ! » ça m’excitait terriblement !
– Toi aussi, tu es sensible à ça, hein ?
Il y eut un moment de silence. Caroline m’adressa un petit sourire coquin puis me demanda :
– Tu voudrais que je te fasses quelque chose, là ?
Sans réfléchir, je lui lançai :
– Tout à l’heure, quand tu m’as giflé le visage avec tes seins…
– Oui ?… fit-elle, impatiente d’entendre la suite.
Je sentis une nouvelle bouffée d’excitation m’envahir.
– J’ai adoré !
Caroline ne put empêcher le sang de lui monter aux joues.
– Vraiment ?… euh, eh bien…
– Je voudrais que tu recommences ! J’étais à nouveau bien excitée. J’ajoutai, d’une voie qui tremblait : J’adore contempler ton corps. Tu es si belle… ta peau est si douce… ce duvet : j’adore ! Et puis tu sais si bien te mettre en valeur !… Tes cuisses, tes seins !
Caroline, le feu aux joues, se cambra et pointa fièrement sa poitrine vers mon visage. Elle se redressa pour se mettre en position dominante. N’y tenant plus, je me mis à mordiller un de ses seins. Elle s’empara de ma tête et la promena à la surface de ses globes qu’elle balançait légèrement. Après un moment – j’avais engouffré mon visage entre ses seins, elle les écrasa l’un sur l’autre afin de mieux emprisonner ma tête. C’était divin. Brusquement, s’étant légèrement dégagée, elle se mit à me gifler avec ses seins, imprimant à son imposante poitrine de larges va et vient. J’essayais d’attraper un mamelon au passage, et cette quête, vaine, frustrante, accrût mon excitation. Brusquement, elle me fit basculer sur le canapé, et, en un tournemain, me disposa de telle sorte que je me retrouvai la tête en bas et les jambes en l’air. Ayant largement écarté mes cuisses, elle se mit à me lécher la vulve en une succession de grands coups de langue gourmands. Au bout d’un moment, elle appuya ses seins contre mes grandes lèvres ruisselantes puis se mit à les balader sur tout mon entrejambes. Je percevais les mille bruissements de nos chairs qui glissaient l’une sur l’autre. Un de ses mamelons, dressé, tout durci, se promenait à l’entrée de ma grotte béante et me harcelait, me distribuant une série de petites éraflures lancinantes. Elle écrasa à nouveau sa grosse poitrine sur ma vulve en feu. C’était comme si elle cherchait à enfoncer un sein dans mon tunnel. La pression de sa chair sur mon sexe électrisé m’était un doux délice.
Abandonnant sa pose, elle m’allongea sur le canapé puis vint s’étendre à mon côté. J’avisai sa poitrine ruisselante de mes sécrétions, ce me fut un nouveau coup de fouet. Caroline était rouge d’excitation, haletante, son regard chavirait, elle était au bord de l’orgasme. Je me ruai sur ses seins que je pétris avec fougue avant de me mettre à les mordiller tout partout. Mes doigts glissaient avec souplesse et rapidité sur la chair gluante. Je m’étendis sur son corps alangui et écrasai ma poitrine sur la sienne avant de lui imprimer un vif mouvement de va et vient. Une sorte de lutte s’engagea, comme si nous nous giflions au moyen de nos seins brandis. Dieu que c’était bon ! Je n’imaginais pas qu’on pût s’exciter aussi fort rien qu’en se frottant de la sorte. C’était hallucinant ! Nous nous mangions des yeux, haletantes, essoufflées, excitées au plus haut point ; et puis ce fut l’explosion, presque conjointe, de nos deux désirs : nous nous mîmes à jouir comme des bêtes en de longs et délicieux frissons qui nous parcouraient en tous sens.


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