AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Le nouveau médecin - Eryn

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
ErynAthy

avatar

Féminin
Nombre de messages : 6
Age : 26
Date d'inscription : 18/03/2013

MessageSujet: Le nouveau médecin - Eryn   Mer 15 Juil 2015 - 16:00

Pseudo de l'auteur : Eryn

Nombre de chapitres : 4

SG-1 : Samantha Carter / Eryn Athy

Rating de l'histoire : PG13 (peut contenir des mots crus et choquants)
Genre de l'histoire : Romance

Résumé de l'histoire : Le capitaine Carter, tout juste remise d'une mission difficile, rencontre le nouveau médecin de la base.

Terminée et Corrigée
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ErynAthy

avatar

Féminin
Nombre de messages : 6
Age : 26
Date d'inscription : 18/03/2013

MessageSujet: Re: Le nouveau médecin - Eryn   Mer 15 Juil 2015 - 16:03

Le capitaine Samantha Carter était hors d'elle. Après trois semaines de suspension suite à une blessure lors de sa dernière mission, elle avait enfin été réintégrée au SGC, la base militaire classée secret défense de l'US Navy. Mais le soulagement avait été de courte durée, elle venait en effet d'apprendre qu'elle était dispensée de toute mission sur le terrain jusqu'à ce que l'officier en chef à la tête du département de médecine du SCG la déclare apte à reprendre le service. Elle était persuadée que le docteur Warner avait décidé cela pour la punir d'avoir repoussé ses avances quelques mois auparavant. Cet homme était un idiot sexiste, ayant accédé à ce poste grâce à des amis hauts placés et non grâce à son talent.
Carter !
La jeune femme ne ralentit pas, malgré l'insistance de son supérieur hiérarchique, le colonel O'Neill, chef de son unité. Ce dernier venait de lui avouer qu'elle ne pouvait les accompagner à travers la porte des étoiles sur ordre du chef de la médecine. Elle avait bien l'intention de remonter les bretelles du docteur Warner, et s'il ne revenait pas sur sa décision, elle était décidée à protester devant le général Hammond, chef de la base SGC. Elle entra comme une furie dans l'infirmerie, suivie de près par son supérieur.
Carter, attendez !
Sans lui prêter attention, elle fonça vers le bureau de l'officier. Le colonel lui attrapa le bras pour la retenir mais elle se dégagea d'un mouvement brusque. Elle ouvrit la porte du bureau, et se retrouva face à une jeune femme aux cheveux noirs. Elle se figea, prise de court. Elle regarda autour d'elle, perplexe, imaginant contre toute attente que le docteur Warner allait surgir dans un coin de la pièce.
Capitaine Carter, je suppose ?, lui demanda la femme.
Essoufflé, le colonel O'Neill intervint.
Carter, bon sang ! J'ai essayé de vous prévenir !
Laissez-nous, colonel, s'il vous plaît.
O'Neill hocha la tête et lança un regard noir à son équipière avant de sortir. Lorsqu'il eut refermé la porte derrière lui, le capitaine retrouva sa voix.
Où est Warner ?
La femme qui lui faisait face fronça les sourcils devant ce manque de respect.
Warner ne travaille plus ici, il a été expulsé pour attitude inconvenante envers l'une des femmes du service. Je suis le capitaine Eryn Athy et je suis sa remplaçante.
Mais, l'interdiction de terrain...
Elle vient de moi.

L'expression de la jeune femme s'adoucit en voyant la colère remplacer la surprise sur le visage de sa patiente.
Asseyez-vous, je vous prie.
Le capitaine ne bougea pas d'un cil, mais le médecin ne s'en offusqua pas. Elle s'installa derrière son bureau et poursuivit.
Capitaine, je comprends ce que vous devez ressentir. Vous êtes la plus compétente en ce qui concerne la porte des étoiles, et j'imagine que ces trois semaines de repos forcé ont dû vous paraître bien longue. Je n'ai pas pris cette décision pour vous punir ou amoindrir vos capacités, mais après ce qu'il s'est passé lors de votre dernière mission, je veux simplement m'assurer que vous allez bien.
Je vais très bien !
, s'insurgea la jeune femme. Je suis parfaitement guérie, et totalement apte à retourner sur le terrain ! Auscultez-moi si vous y tenez, et vous pourrez le constater vous même.
La brune soupira.
Capitaine, je crains n'avoir pas été assez claire. Vous avez été kidnappée, réduite en esclavage et vous étiez sur le point de servir de reproductrice pour une race de lézard. Je ne doute pas de vos capacités physiques, je veux juste m'assurer que vous ne souffrez pas de séquelles psychologiques. Il serait dangereux pour vous et votre équipe que vous ne soyez pas au mieux de votre forme en cas d'attaque extra-terrestre.
Le capitaine Carter ouvrit la bouche pour protester, mais le souvenir des cauchemars qui la hantaient depuis son sauvetage effleura son esprit, et elle se retint. Elle soupira, toute colère envolée, et prit enfin place en face du médecin. À son grand soulagement, le visage de la chef du département ne reflétait aucune satisfaction, mais une profonde compréhension. Elle hésita longuement, mais finit par prendre la parole.
J'en rêve, toutes les nuits... avoua-t-elle. J'espérais qu'en reprenant le travail, je penserai à autre chose... Il faut que je retourne sur le terrain, vous comprenez ? C'est important, pour moi comme pour toutes les femmes de l'armée !
Que voulez-vous dire ?
Il faut que j'affronte mes peurs, je suis un soldat, je dois me prouver que je suis capable de faire mon travail ! Mon unité a besoin de moi, comme soldat et comme scientifique !

Je sais cela, mais en quoi c'est important pour les femmes de l'armée ?
Le capitaine plongea ses yeux bleus dans ceux de la femme qui lui faisait face.
J'ai été capturée parce que j'étais une femme, parce que j'aurais pu leur servir à engendrer une nouvelle race, à moitié humaine. Si j'avais été un homme, ça ne se serait jamais produit. Si je suis incapable de reprendre mon travail après une période normale de rétablissement, combien de temps pensez-vous que cela prendrait avant que des militaires comme le docteur Warner décrète que les femmes sont plus vulnérables et fragiles que les hommes et que c'était une erreur de les laisser aller sur le terrain ?
Pensive, le docteur Athy garda le silence si longtemps que le capitaine se demanda si elle ne l'avait pas oubliée. Finalement, celle-ci releva la tête et dévisagea la jeune femme blonde.
Vous n'avez pas tort, je n'y avais pas réfléchi de cette façon... mais je ne peux pas vous permettre de retourner sur le terrain. Officiellement, j'ai besoin de vous pour que vous me brieffiez sur tout ce qui concerne la porte des étoiles, puisque c'est vous l'experte. Officieusement, je veux que vous passiez quelques tests psychologiques. Au vu des circonstances, je vous ferai passer ces tests moi-même. Êtes-vous d'accord ?
La jeune femme fusilla le médecin du regard, mais serra tout de même la main qu'elle lui tendait. Malgré elle, elle était impressionnée par la détermination et l'ingéniosité de l'officier.
Bon, puisque vous êtes désormais ma collègue et non ma patiente, je vous invite à boire un verre pour fêter votre retour parmi nous. Seule votre unité était au courant de votre interdiction de terrain, je vous laisse les avertir de notre arrangement, afin que le colonel O'Neill puisse râler ouvertement que je piétine ses plates bandes en lui empruntant son capitaine. Vous pouvez disposer, capitaine Carter.
La jeune femme se leva, sans pouvoir s'empêcher de sourire. En protestant contre l'absence de préparation du nouvel officier en charge du département médecine, le colonel O'Neill détournerait l'attention de son capitaine pour poser la question de l'incompétence du médecin.

Quelques heures plus tard, Eryn se présenta à la porte des appartements réservés à l'unité SG-1. Samantha Carter était en pleine discussion avec le docteur Daniel Jackson, le scientifique de l'équipe. Elle s'autorisa à la regarder pendant quelques secondes. Lorsqu'elle avait demandé l'interdiction de terrain, elle n'avait pas imaginé que le capitaine Carter avouerait ses problèmes de sommeil. Pourtant, elle avait admis être perturbée et avait tenu un discours parfaitement rationnel, ce qui avait fait douté le médecin de sa décision. Elle décida de l'autoriser à franchir la porte des étoiles dès qu'une mission peu risquée se présenterait. À ce moment, une main se posa sur son épaule, et elle sursauta. Elle fit volte-face et se retrouva face à un colosse noir, avec un signe étrange sur le front.
Bon sang, Teal'c, vous m'avez fichu une de ces frousses !
Désolée, docteur. Vous cherchez quelqu'un ?

Avant qu'elle ait eu le temps de répondre, la voix du capitaine Carter répondit.
Oui, je suis prête docteur Athy.
Les deux femmes saluèrent Daniel et Teal'c et se dirigèrent vers la sortie. En chemin, elles croisèrent le général Hammond qui les interpella.
Capitaine Carter, je suis heureux de vous voir enfin de retour !
Merci, mon général.

D'un coup d’œil, la jeune femme comprit qu'il était au courant de la situation. Elle sentit le docteur Athy se raidir à côté d'elle.
Docteur Athy, je pensais que vous aviez compris que vos études de la porte des étoiles étaient comprises dans votre temps de travail !
Bien sûr, mon général, mais je pense que j'ai besoin de comprendre les notions de base concernant la porte des étoiles, si je veux être au niveau de mon poste. Le capitaine Carter a très gentiment accepté de commencer dès ce soir à m'apprendre le minimum vital pour travailler sur cette base.

Le général Hammond rit, et répliqua.
Je pense, docteur, que la gentillesse n'a rien à voir là-dedans ! Le capitaine Carter sait que tant que vous ne saurez pas tout ce qu'il y a à savoir sur la porte des étoiles, elle ne pourra quitter la base. Plus vite vous maîtriserez le sujet, plus vite elle pourra retourner sur le terrain. Très bien, je vous laisse donc travailler ! Ne bâclez pas pour autant votre travail de professeur, capitaine !
Non, mon général ! Bonne soirée, monsieur.

Infiniment soulagées, les deux jeunes femmes se hâtèrent de quitter SGC. L'attitude du général prouvait qu'il les soutenait et donnerait le change jusqu'à ce que le capitaine Carter soit déclarée apte à retourner sur le terrain. Lorsqu'elles se furent suffisamment éloignées, le docteur Athy prit la parole.
Seriez-vous d'accord pour aller boire ce verre dans un bar civil ? Je ne supporte pas les bars militaires, les hommes cherchent toujours à montrer leur supériorité, surtout lorsqu'ils sont d'un grade inférieur au nôtre.
Le capitaine Carter accepta en souriant. Elle montèrent toutes les deux dans la voiture de fonction du médecin. Une fois arrivées, elles s'installèrent à une table libre.
Que buvez-vous, capitaine ?
Une bière, s'il vous plaît.
Après un instant d'hésitation
, elle ajouta.
Je m'appelle Sam.
Enchantée, Sam. Eryn.

Les deux jeunes femmes se serrèrent la main en souriant.
Deux bières, commanda Eryn à la serveuse.
Elle se tourna à nouveau vers le capitaine.
On se tutoie, alors ?
Sam acquiesça. Le serveuse amena les bières, et les deux militaires trinquèrent.
Je voudrais vous... enfin, te remercier pour ce que tu as fait aujourd'hui. Même si j'aurais préféré reprendre le terrain, je comprends que tu fais ton boulot et tu as aussi fait en sorte que ça ne me porte pas préjudice. Je connais beaucoup de militaires qui ne l'auraient pas fait.
Je n'ai pas fait ça pour toi
, rétorqua le médecin, mais pour les droits des femmes dans l'armée !
Sam rit, et s'apprêtait à répondre quand quelque chose détourna son attention. Au fond de la salle, quatre hommes partaient, dévoilant une table de billard.
Tu joues au billard ?, lança-t-elle à brûle pourpoint.
Euh, oui, pourquoi ?
Sans prendre la peine de répondre, Sam se leva, bière en main, et se dirigea vers la table de billard désormais libre. Eryn leva les yeux au ciel mais lui emboîta le pas.
Je n'ai pas joué au billard depuis des lustres, lui avoua le capitaine.
À sa grande surprise, elle s'aperçut que non seulement elle n'avait pas perdu la main, mais qu'en plus, Eryn était une adversaire de taille. À partir de la deuxième partie, les deux femmes commencèrent à se lancer des piques destinées à déconcentrer l'adversaire, posant les bases d'une certaine complicité. Lorsqu'elles terminèrent la quatrième partie, deux hommes les rejoignirent.
Salut, les filles, on peut jouer contre vous ?
Du tac au tac, Sam refusa. L'un des hommes serra les mâchoires, mais le deuxième poursuivit.
Allez, soyez sympa !
Décelant l'irritation dans les yeux de sa collègue, Eryn intervint.
Qu'est-ce qu'on y gagne ?
L'homme qui avait parlé plissa les yeux, puis sourit.
Si vous gagnez, on vous paie un verre et on vous laisse tranquille. Si nous gagnons, on vous paie aussi un verre mais vous venez le boire à notre table.
Marché conclu.

Avant que Sam puisse protester, Eryn s'approcha d'elle et lui chuchota à l'oreille.
Nous sommes bien meilleures que ces deux lourdauds. En plus, ils sont ivres. Et même si, par miracle, ils gagnaient ou plus probablement refusaient de nous laisser tranquilles, nous sommes tout à fait capables de nous défendre. Détends-toi !
Après un instant d'hésitation, Sam haussa les épaules et sourit en répliquant.
Tu parles, tu as surtout conscience que tu fais pas le poids face à moi, et donc tu préfères jouer avec moi !
Pour toute réponse, le médecin lui donna un coup de coude et lui fit signe de jouer. Il fut très vite évident que les deux femmes étaient bien plus douées que leurs adversaires. Lorsque la partie fut terminée, elle réclamèrent leur verre. Bon perdant, celui qui leur avait parlé fit signe à la serveuse de leur apporter deux bières. Cependant, lorsque les deux femmes passèrent à côté de lui, le deuxième homme attrapa Eryn par le bras. Celle-ci se dégagea brusquement, et lui fit face.
Ne me touche pas, gros lard, cracha-t-elle.
Un problème, sale gouine ?, rétorqua-t-il.
Avant que qui que ce soit ait pu réagir, le poing du médecin s'envola et percuta la mâchoire de l'ivrogne. L'homme chancela, et son ami le rattrapa avant qu'il trébuche et s'étale sur le sol.
Calme-toi, bon sang ! Qu'est-ce qui te prend ?
C'est une lesbienne, t'as pas vu comment elle reluquait sa copine ? Espèce de garce !

Eryn s'avança avec la ferme intention de lui mettre à nouveau son poing dans la figure, mais Sam s'interposa.
On y va.
Eryn tenta de la contourner, mais la jeune femme lui agrippa les poignets.
Officier Athy !
Le médecin se figea en entendant son grade et parut reprendre ses esprits. Sa collègue la libéra mais la poussa doucement vers la porte. Eryn obéit, un peu honteuse d'avoir perdu son sang froid. Une fois dehors, elle marchèrent un peu en silence. Consciente de la gêne du médecin, Sam tenta de briser la tension en lançant avec humour.
Ce n'était pas la peine de vous énerver comme ça, vous n'y pouvez rien si j'ai un corps de déesse.
Eryn en resta bouche bée. Puis, rassurée par l'expression moqueuse du capitaine, elle rétorqua.
En fait, c'était vos chevilles que je regardais, elles semblaient enflées et je me demandais à quoi c'était dû !
Elles continuèrent ainsi à se taquiner jusqu'à la voiture du médecin. À ce moment, Eryn se rendit compte qu'elle n'avait aucune envie que la soirée se termine. Elle prit un air nonchalant et lança.
Bon, puisque nous avons dû écourter cette soirée, je te propose de venir boire un dernier verre chez moi.
Euh, je ne sais pas... Je travaille demain...
Ton unique travail pour l'instant est de faire mon éducation concernant la porte des étoiles et les extra-terrestres déjà rencontrés, puisque tu es interdite de terrain et que tes coéquipiers n'auront pas encore amené de nouveaux échantillons.
C'est exact
, admit-elle.
Il y aura de la bière... Et un billard !
Sam éclata de rire.
Donc je vais pouvoir te remettre une raclée ? Vendu !

Seule dans le salon, Sam examinait avec curiosité l'endroit où vivait le médecin. Celle-ci était partie chercher à boire. Un dossier, sur la table du salon, attira son attention. Elle s'approcha et put lire « Capitaine Samantha Carter ». Avant d'avoir pu le saisir, Eryn revint.
Oh, oui, je l'ai consulté hier soir, c'est ton dossier médical. Il contient le rapport du colonel O'Neill sur... Eh bien, ce qu'il s'est passé lors de ta dernière mission.
Sam ne put retenir un frisson.
Tu... as envie qu'on en parle ? Tu m'as dit que tu avais du mal à dormir...
Devant le regard noir que Sam lui lança, elle s'empressa d'ajouter.
En parler comme à une amie, j'ai laissé mon opinion de médecin à la base, c'est promis. Si tu as envie d'en parler, je te promets de ne pas m'en servir dans un quelconque rapport sur ta santé.
Sam hésita. Elle craignait que ce qu'elle pourrait dire ne se retourne contre elle lors de son évaluation psychologique, mais elle avait envie d'en parler. D'en parler à une amie, et pas à un militaire.
J'ai peur d'être seule...
Sam sembla aussi surprise qu'Eryn par ses paroles. Le médecin avait envie d'en savoir plus mais décida de laisser la jeune femme aller à son rythme. Après un long silence, Sam poursuivit.
Ils m'ont capturée parce que j'étais seule, ce soir-là. Quelqu'un devait rester pour surveiller le site, et j'ai insisté pour que ce soit moi. Chaque nuit, je reste éveillée, paniquée à l'idée qu'on puisse à nouveau me kidnapper sans que personne, cette fois, ne s'en rende compte. Je n'ai quasiment pas dormi depuis trois semaines, je m'assoupis parfois l'après-midi car la lumière du jour me rassure.
Elle se tut, s'attendant à ce que le médecin lui dise que c'était normal, que ça passerait avec le temps mais qu'en attendant, elle n'était pas apte à reprendre le terrain pour un moment.
J'ai une chambre d'ami.
Pardon ?
J'ai une chambre d'ami
, répéta Eryn. Tu dis que tu n'arrives pas à dormir parce que tu es seule et que tu as peur que personne ne sache qu'on t'a kidnappée. Alors, je te propose ma chambre d'ami. Comme ça, tu pourras dormir. Même si nos horaires ne correspondent pas, si tu disparaissais, je m'en rendrais compte très vite. Si tu dors bien, tu pourras rapidement retourner sur le terrain, et on sera toutes les deux rassurées. Tu n'es pas obligée de répondre, mais penses-y pendant que je te mets une raclée au billard.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ErynAthy

avatar

Féminin
Nombre de messages : 6
Age : 26
Date d'inscription : 18/03/2013

MessageSujet: Re: Le nouveau médecin - Eryn   Mer 15 Juil 2015 - 16:32

Au cours de la soirée, Eryn ne parla plus de sa proposition, mais Sam ne cessa d'y penser. Si n'importe qui d'autre lui avait proposé cette solution, elle l'aurait rejetée en bloc. Elle tenait à son indépendance. Seulement, elle aimait beaucoup Eryn, et elle avait très envie d'accepter
De dépit, Eryn jeta la canne de billard.
C'est pas vrai, tu as un don pour ce jeu, c'est dingue !
Si tu te concentrais sur le jeu plutôt que sur mes fesses, tu gagnerais peut être !
, rétorqua Sam du tac au tac.
Attention à tes chevilles !
Avoue, je te plais, il n'y a pas de honte !
À ces mots, Eryn se tourna brusquement vers Sam et la poussa contre le mur, son visage à quelques centimètres de celui de la jeune femme.
Et si c'était vrai, ça changerait quoi ?
Sous le choc, Sam ne trouva rien à répondre. Elle avait pleinement conscience du corps du médecin pressé contre le sien, et ne put ignorer la chaleur qui se diffusa dans son ventre. Elle chercha désespérément quelque chose à dire pour tourner la situation en dérision, mais le souffle du médecin dans son cou l'empêchait de se concentrer.
Alors, capitaine, vous êtes à court de mots ?
Je... J'ai besoin d'une douche... Froide, de préférence...

Eryn rit doucement, et sa victime dut retenir un gémissement en sentant la poitrine du médecin trembler contre la sienne. Lorsqu'Eryn recula, Sam se sentit déchirée entre la frustration et le soulagement. Elle avait douloureusement conscience de ses joues brûlantes et de son pouls trop rapide. Elle tenta de se convaincre qu'Eryn ne s'en était pas aperçu, mais la jeune femme était médecin, et elle n'avait pas pu manquer le trouble qu'elle avait créé en elle.
Je suppose donc que tu acceptes la chambre d'ami. Première porte à gauche, ajouta-t-elle en désignant le couloir. La salle de bain est juste en face. Bonne nuit, maxi chevilles.
Sans attendre de réponse, elle alla s'enfermer dans sa propre chambre. Sam resta figée quelques instants, puis se dirigea vers la salle de bain. Elle avait vraiment besoin d'une douche froide.

Une fois dans sa chambre, Eryn se demanda ce qu'il lui avait pris. Elle ne pouvait se voiler la face, Sam lui plaisait, vraiment beaucoup. Elle avait envie d'elle.
Moi aussi, j'ai besoin d'une douche froide, marmonna-t-elle.
Elle ne savait pas si la dernière phrase de Sam était une vraie réponse ou une tentative pour reprendre contenance, mais elle n'avait pas osé l'embrasser pour vérifier. Excitée, elle se blottit sous ses draps et tenta de s'endormir, malgré les images qui lui venaient en tête.

Lorsque Sam se réveilla le lendemain matin, elle se rendit compte qu'elle n'avait pas aussi bien dormi depuis très longtemps. De bonne humeur, elle mit quelques secondes à se rappeler où elle était. Lorsque les souvenirs de la veille lui revinrent, son bas-ventre se tordit.
Ça commence bien...
Elle se leva, et descendit à la cuisine. Eryn s'y trouvait déjà et l'accueillit avec un grand sourire.
J'allais monter te réveiller, on va être en retard ! Bien dormi ?
Comme un bébé, ça fait un bien fou !
Tant mieux, parce que ton évaluation physique, c'est ce matin !
Ah non !!!

Interloquée, Eryn la dévisagea.
Comment ça, non ?
Il est hors de question que tu m'évalues à la base, les autres vont se douter que je suis pas encore apte à reprendre le terrain !
Mais Sam, il faut que je t'évalue !

Alors, fais-le ici, mais il est hors de question que tu m'évalues à la base !
Le médecin soupira.
Très bien, alors ce soir, j'apporterai mon matériel ici. Tête de mule.

Le soir venu, Sam était assise sur son lit. Eryn passa son stéthoscope sous son t shirt et lui demanda de respirer. Le contact de sa main fit courir des frissons le long du dos de la jeune femme.
Est-ce que ça va ? Ton pouls est un peu rapide.
Oui, ça va. Très bien.

Eryn ravala une remarque sur l'effet qu'elle lui faisait. Il s'agissait d'un examen médical, il ne fallait pas tout mélanger. Elle ne put cependant pas s'empêcher de frôler la peau de sa patiente en changeant le stéthoscope de place. La respiration de Sam s'accéléra.
Détends-toi, ce n'est qu'un examen de routine.
Alors arrête ça...
, souffla la jeune femme.
C'est bientôt fini, capitaine.
Elle espéra que l'utilisation de son grade la rassurerait, et elle décida de ne plus la taquiner. Lorsqu'elle eut terminé, elle se releva et se massa la nuque.
Un problème ? Demanda Sam.
Non, ça va, c'est la tension qui s'accumule, rien de grave.
Viens là, je vais te masser.
Non, ce n'est pas une bonne idée.
Pourquoi ?

Eryn ne sut quoi répondre. Sam en conclut qu'elle était d'accord et l'incita à s'allonger. Incapable de trouver une excuse pour se défiler, le médecin se laissa faire.
« Au moins, je suis toujours habillée... », se dit-elle.
Pourtant, elle dut se mordre la lèvre inférieure pour ne pas gémir de satisfaction lorsque les mains de Sam commencèrent à lui masser les épaules. Au delà du soulagement que le capitaine procurait aux muscles de son dos, le contact de la jeune femme, même à travers ses vêtements, lui faisait un effet qu'elle ne pouvait nier.
Tu es une femme étrange, murmura Sam.
Comment ça... ?
Aussitôt, elle se maudit en entendant la tension dans sa voix.
Tu es la seule personne que je connaisse qui se contracte quand on lui masse les épaules.
Cette fois, la jeune femme se félicita que Sam ne puisse pas la voir rougir.
C'est juste que … C'est moi qui suis censée te soigner, pas l'inverse.
Le capitaine eut un petit rire narquois, mais ne releva pas. Eryn décida de prendre sur elle et s'efforça de se détendre. Au pire, si elle commettait un impair, elle pourrait toujours dire que c'est le massage qui lui faisait du bien. Au bout de quelques minutes, elle se laissa enfin aller complètement et cessa de réfléchir. C'est ce moment que choisit son amie pour descendre les mains le long de son dos et masser chaque muscle.
On dirait qu'il n'y a pas que pour le billard que tu es douée …, souffla-t-elle.
Carter rit, et rétorqua.
Et tu n'as encore rien vu …
À ces mots, une vague de chaleur se propagea dans le ventre du médecin.
Détends-toi, bon sang !, la rabroua Sam.
Mais elle ne put dissimuler la satisfaction qu'elle ressentait. Eryn tenta de surmonter sa gêne et se détendit à nouveau. Sam s'enhardit et glissa les mains sous le t-shirt de la jeune femme. Cette fois, le médecin ne put retenir un gémissement de plaisir.
Ce serait plus facile si tu enlevais ton haut, susurra sa tortionnaire.
Ne me... tente... surtout pas.
Très bien,
répondit Sam avec un petit sourire.
Ses mains continuèrent leur chemin jusqu'à ce que ses doigts atteignent le soutien gorge de son amie.
Va pour le t-shirt, mais il ne faut pas abuser !
Avant qu'Eryn ait pu comprendre le sens de cette phrase, le capitaine avait dégrafé son soutien gorge. Elle hoqueta de surprise et se cambra, mais les mains de la jeune femme avaient repris leurs caresses, et elle fut incapable de se résoudre à se dégager. Cette fois, son corps était totalement détendu. Trop détendu.
Ce soir, c'est pour moi la douche froide …, marmonna-t-elle.
À nouveau, Sam rit doucement.
Ça contracterait à nouveau tes muscles et je serais obligée de recommencer.
Raison de plus …

Soudain, la sonnette retentit, et les deux femmes sursautèrent. Elles se levèrent d'un bond, Eryn se débarrassant de son soutien gorge encombrant.
Sam, va dans la chambre d'ami. Personne ne sait que tu es ici, et je n'attends personne. Si c'est l'un de nos collègues, il vaut mieux qu'il ne sache pas que tu restes ici la nuit. File !
Le capitaine obéit, et se réfugia dans sa chambre pendant que son amie dévalait les escaliers. Cependant, méfiante de nature, elle laissa la porte entrouverte afin d'entendre ce qui se passait au rez de chaussée. On sonna à nouveau à la porte, et Eryn cria qu'elle arrivait. Sam entendit la porte s'ouvrir et le médecin pousser une exclamation de surprise.
Docteur Warner ??? Mais que faites-vous ici ?!
Aussitôt, Sam se raidit. Elle détestait cet homme et tout ce qu'il représentait. En silence, elle ouvrit la porte et se rapprocha des escaliers en s'assurant qu'on ne pouvait pas la voir.
J'suis v'nu vous voir, pasque vous m'avez volé mon boulot.
À sa voix, Sam comprit qu'il était ivre et son appréhension grandit. Lorsqu'Eryn répondit, le capitaine se rendit compte qu'elle n'avait pas l'intention de se laisser faire.
Vous avez tout perdu tout seul, comme un grand. Et au vu de votre état, vous ne faites que confirmer ce que vos supérieurs ont pensé de vous.
C'est vot' faute. J'ai plus d'boulot 'cause de vous, alors vous pouvez au moins êt' gentille 'vec moi.
Allez-vous-en de chez moi, Warner, je ne le répèterai pas.
Nan. Très gentille, vous allez être. Vraiment gentille avec moi.

Sam tremblait de colère, mais ce fut le cri de surprise mêlé de peur d'Eryn qui la décida. Elle descendit les marches quatre à quatre, envahie par la haine. Dans le couloir, Warner avait réussi à immobiliser les poignets du médecin et à la plaquer contre le mur. Folle de rage, Sam le saisit par les cheveux et lui cogna la tête contre le mur. Le craquement qu'elle entendit lui procura une intense satisfaction. Inconscient, il s'affala sur le sol. Aussitôt, Sam le lâcha et se précipita pour soutenir son amie.
Viens-là, ça va, je suis là !
La jeune femme tremblait de tous ses membres tandis que son amie la guidait jusqu'au canapé.
Je vais le mettre dehors, d'accord ? Ne bouge pas, je reviens vite, c'est promis.
Eryn hocha la tête. La colère lui donnant de la force, Sam parvint à traîner l'ancien militaire jusqu'à la rue puis appela un taxi. Celui-ci arriva quelques minutes plus tard, sans que l'homme ait repris conscience. Le conducteur sortit de la voiture.
Cet homme est totalement ivre. Déposez-le devant le commissariat le plus proche, s'il vous plaît.
Sam lui tendit quelques billets. Le conducteur du taxi les compta et répondit.
Le commissariat le plus proche est à peine à deux pâtés de maison, vous m'avez donné trop d'argent.
C'est au cas où il serait malade dans votre véhicule. Et s'il ne l'est pas, servez vous en pour oublier qui vous l'a donné si quelqu'un vous pose des questions.

L'homme hocha la tête et hissa l'ancien militaire dans la voiture. Sam n'attendit pas qu'il soit parti pour retourner voir son amie.

Eryn n'était plus dans le salon. Sam se dirigea vers la cuisine, où elle trouva le médecin se passer de l'eau sur le visage.
Ça va ?, demanda-t-elle.
Oui, oui, répondit son amie en se retournant. Je suis désolée, je ne sais pas pourquoi je ne me suis pas défendue.
La panique. Tu n'as rien, c'est le principal.

Eryn se tut. Pensant qu'elle avait envie d'être seule, Sam s'apprêta à remonter dans sa chambre.
Reste.
Le capitaine s'immobilisa.
S'il te plaît, reprit la jeune femme, reste. Je veux dire, là maintenant, et aussi les nuits suivantes … Je comprends ce que tu as pu ressentir lors de cette … mission. Je comprends ton besoin de retourner sur le terrain, et je comprends que tu aies peur d'être seule.
Sans répondre, Sam prit son amie par la main et l'entraîna à l'étage.
Va prendre une douche. Et ensuite, on fera un billard. Il te reste de la bière ?
Eryn sourit et acquiesça. Sam avait compris ce dont elle avait besoin. Elle se sentait sale, et serait incapable de dormir dans son état. Elle resta de longues minutes sous la douche, mais en sortit revigorée. Elle rejoignit son amie dans la salle de billard … et fut accueillie par une magnifique droite qu'elle esquiva de justesse.
Mais qu'est-ce que … ?
Sam ne répondit pas et se jeta sur le médecin. Elles roulèrent toutes les deux au sol. L'instinct prenant le pas sur la surprise, Eryn évita à nouveau le poing du capitaine, et la saisit à la gorge. Utilisant l'élan de la jeune femme, elle accompagna son mouvement pour se retrouver assise sur elle.
C'est quoi ton problème ?!
Le capitaine leva les deux mains en signe de reddition, sans tenter de se libérer de l'emprise d'Eryn.
Tu vois, tu sais encore te défendre. Tu n'es pas vulnérable.
Prise de court, la jeune femme mit quelques secondes à assimiler les paroles de son amie. Puis, une vague de soulagement l'envahit et elle se détendit.
Tu veux bien me libérer maintenant ?
Pas encore, je profite de la vue.

Cette remarque réchauffa immédiatement l'atmosphère.
Allez, remue-toi un peu !
Le capitaine accompagna cette réplique d'un mouvement du bassin. Eryn sursauta comme si elle s'était brûlée. Elle se releva et se détourna, pour que son amie ne voit pas qu'elle avait rougi.
Une bière ?
Évidemment !

Eryn lança une bière à son amie.
Bon !, reprit-elle. Il me semble que tu m'as promis une revanche ! Mais cette fois, j'ai besoin de plus de motivation, gagner pour le plaisir de gagner ne me suffit pas.
Hum, réfléchit Sam. On a dû interrompre un massage très intéressant, donc on met un massage en gage ?
D'accord, mais si on perd la partie, le gage c'est de faire ou de subir le massage ?

Sam lui donna un coup de coude en riant.
Ah, parce que c'était si insupportable que ça ?
Oh oui
, murmura Eryn. À la limite du supportable...
Le capitaine sourit à l'allusion mais ne répliqua pas. La partie de billard fut très serrée, et si Sam menait toujours, Eryn n'était pas loin derrière. Lorsque ce fut au tour de Sam, il ne restait plus que quelques boules, et le médecin était parfaitement consciente qu'elle allait perdre si son amie réussissait son coup. Alors, elle attendit que la jeune femme s'apprête à jouer, et elle lui asséna une petite tape sur la fesse. Comme prévu, Sam rata son coup, et se redressa d'un bond.
Tricheuse !!, s'exclama-t-elle.
Moi ??? Voyons, un bon joueur ne doit pas se laisser déconcentrer par des broutilles !
Des broutilles, vraiment ? Très bien, c'est à ton tour, jeune fille. Mais ma vengeance sera terrible.

Eryn se permit un petit sourire narquois, essayant d'ignorer les contractions de désir de son estomac. Elle s'assura que la jeune femme ne s'approchait pas, visa et... Manqua son coup en sentant quelque chose lui caresser l'intérieur de la cuisse. Elle leva les yeux, mais Sam n'avait pas bougé. Un sourire satisfait aux lèvres, elle retira sa queue de billard de la cuisse de son amie.
À mon tour !
Je reviens …


Le souffle court, Eryn descendit à la cuisine et ouvrit le congélateur. L'air froid ne suffit cependant pas à éteindre le feu qui brûlait dans son ventre. Elle sortit plusieurs glaçons et se les passa sur le visage.
Merde, merde, merde …
Un problème ?

La jeune femme sursauta et l'un des glaçons lui échappa des mains. Sam se pencha pour le ramasser.
N.. Non, j'ai juste... un peu chaud et j'étais venue chercher quelques bières...
Ah vraiment ? Eh bien, moi, je veux que tu assistes à ma magnifique victoire.

Elle se détourna pour remonter, puis se figea. Elle fit demi-tour et plongea ses yeux bleus dans le regard sombre d'Eryn, leur visage à quelques centimètres l'un de l'autre.
Tu peux amener tes glaçons si tu veux, tu risques d'en avoir encore besoin.
Cette fois, elle remonta sans un regard en arrière. Le regard posé sur ses fesses, Eryn se demanda si elle ne devrait pas mettre l'un des glaçons dans sa culotte pour se calmer un peu. Elle soupira puis suivit le capitaine. Lorsqu'elle la rejoignit, la jeune femme était déjà penchée sur la table de billard, l'air très concentré. Eryn se mordit la lèvre, puis céda à la tentation, elle glissa un glaçon dans le débardeur de son amie. Celle-ci se releva en jurant. Elle se tortilla pour se débarrasser du glaçon et, quand se fut fait, lança un regard assassin à sa compagne.
Alors là, c'est la guerre !
Elle se lança à la poursuite d'Eryn, qui se mit à tourner autour de la table en riant.
Je n'ai fait... que me venger !, lança-t-elle, le souffle court.
Te venger, il me semble que c'est toi qui a commencé !
Ah, non, c'est toi qui a fait des remarques sur ta plastique avantageuse ! N'est-ce pas, maxi chevilles ?

Sam poussa un grognement de frustration de ne pas réussir à attraper son amie. De plus, des images de la veille, quand Eryn l'avait plaquée contre le mur, revenaient en force et lui faisaient perdre tous ses moyens. La jeune femme parut s'en rendre compte et poussa son avantage.
Et puis, il me semble que je ne te suis pas non plus indifférente.
Du tac au tac, Sam rétorqua.
Non plus ? Donc j'avais raison, je te plais !
Eryn se figea un instant, prise de court, et sa compagne en profita pour lui sauter dessus. À nouveau, elles roulèrent au sol. Sam en profita pour chatouiller les côtes de son amie qui, à sa grande satisfaction, éclata de rire. Eryn tenta de se dégager, mais elle était à bout de souffle. En désespoir de cause, elle parvint à saisir les poignets de sa compagne, et d'un coup de rein, réussit à inverser les rôles. Assise à califourchon sur elle pour la deuxième fois de la soirée, elle resta immobile quelques instants, le temps de recommencer à respirer normalement. Sam attendit que la jeune femme ait repris son souffle, puis elle se cambra. Eryn ne put retenir un gémissement, qui la fit rougir jusqu'aux oreilles.
À son tour, elle fusilla son amie du regard et se pencha vers elle, lui plaquant les poignets au-dessus de la tête, jusqu'à ce que leurs visages soient si près l'un de l'autre que Sam put sentir le souffle de sa compagne sur ses lèvres. Eryn bougea légèrement, et ce fut au tour de son amie de gémir lorsque leurs poitrines se frôlèrent.
On a une partie à terminer..., murmura le médecin.
Sur ce, elle lâcha sa compagne et se redressa. En se relevant, elle prit soin de presser doucement son genou contre l'entrejambe de Sam, qui laissa échapper un second gémissement. Eryn fit semblant de rien, se resservit une bière et en tendit une autre à son amie. Toujours allongée, celle-ci s'empara de la canette et, en une seule gorgée, en vida la moitié. Elle saisit ensuite la main que son amie lui tendait.
C'est mon tour, grogna-t-elle.
Après tout, avec ce fichu glaçon, elle n'avait pas joué son coup. Comme prévu, elle remporta la partie.
Félicitations. Tu veux ta récompense maintenant, ou...
La jeune femme laissa sa phrase en suspens. Sans la regarder, Sam marmonna qu'il fallait absolument qu'elle prenne une douche. Eryn se retint difficilement de lui proposer sa compagnie. Elle acquiesça donc sans un mot et s'enferma dans sa chambre. Elle avait du mal à se reconnaître, cette femme la rendait dingue.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ErynAthy

avatar

Féminin
Nombre de messages : 6
Age : 26
Date d'inscription : 18/03/2013

MessageSujet: Re: Le nouveau médecin - Eryn   Lun 20 Juil 2015 - 12:00

Sam régla la température de la douche au minimum, mais elle doutait que cela suffirait. Elle ne pensait pas pouvoir supporter un massage sans déraper. Pourtant, elle mourait d'envie de céder à son désir. Mais elle avait peur. Eryn jouait-elle, ou était-elle vraiment attirée ? Sam redoutait également les conséquences qu'une telle relation pourrait avoir. Après tout, Eryn était chargée de son suivi psychologique et elle ne devait pas l'oublier...
Elle secoua la tête pour chasser ses pensées idiotes. Eryn avait été très claire, elle ne mélangeait pas vie privée et vie professionnelle. Elle n'avait aucun doute là-dessus. Sa véritable peur était d'avoir le cœur brisé. Jamais elle n'avait ressenti un tel désir, un tel besoin. Elle aimait tout chez Eryn, tout ce qu'elle avait pu voir. Et en deux jours, elle en avait vu assez pour savoir qu'elle pourrait avoir des sentiments durables pour cette femme. Mais rien n'assurait qu'il en allait de même pour le médecin.
Lorsqu'elle sortit de la douche, elle se rendit compte que sa décision était déjà prise. Elle ne pourrait pas résister indéfiniment. Du reste, elle n'en avait aucune envie. Elle sécha rapidement ses cheveux, enroula une serviette autour d'elle, et sortit. Sans hésitation, elle se dirigea vers la chambre de sa compagne, et entra sans s'annoncer.
La jeune femme était en sous-vêtements, en train de faire son lit. Elle la dévisagea, l'air stupéfait.
Je... ne pensais pas que tu... viendrais. Ce soir.
Tu t'es trompée.

Sans rien ajouter, elle s'allongea sur le lit d'Eryn et dénoua la serviette. Son amie s'approcha d'elle et dénuda son dos. Après un instant d'hésitation, elle s'assit sur les fesses de la jeune femme et entreprit de la masser avec douceur. Sa peau était froide, et Eryn sourit en songeant qu'elle avait vraiment du baisser la température de l'eau. Elle parcourut du bout des doigts le dos de la jeune femme, satisfaite de voir les frissons qui la parcouraient. Après quelques minutes de ce jeu, elle commença à masser fermement les épaules de son amie, puis chaque muscle de son dos.
Sam ne retint pas ses soupirs de plaisir, se cambrant parfois, rendant difficile la position de sa compagne. Elle était parfaitement consciente de ce que ses mouvements provoquaient, mais elle considérait que ce n'était pas juste qu'elle seule soit folle de désir.
Eryn avait du mal à s'en tenir à un massage normal, mais quand son amie se cambra plus violemment, elle ne put se contenir. Se mordant la lèvre pour retenir son cri de frustration, elle laissa ses doigts effleurer le côté des seins de Sam. La jeune femme gémit de désir, à la satisfaction de sa compagne.
Sam n'était plus capable de réfléchir. Elle retint son souffle en sentant Eryn se pencher en avant. Puis, elle se cambra en sentant la poitrine de la jeune femme se presser contre son dos. Sa poitrine. Nue. Ses mains se crispèrent sur les draps, et elle mordit l'oreiller en espérant que ça suffirait pour se contrôler.
Et voilà, maintenant c'est à mon tour d'utiliser la douche !
Avant que Sam n'ait pu réagir, le médecin se leva et sortit de la chambre. Elle resta immobile pendant plusieurs minutes, brûlante de désir. Un peu honteuse, elle glissa une main entre ses cuisses et se caressa, étouffant ses gémissements dans l'oreiller. Elle était excitée à tel point qu'elle mit moins de deux minutes à jouir.

Lorsque Sam se réveilla, elle était nue, la serviette pliée près de son oreiller et elle était sous la couverture. Les souvenirs de la veille se rappelèrent à elle et elle rougit d'embarras. Elle n'avait pas honte du jeu de séduction entre elle et Eryn, mais elle se souvenait d'avoir soulagé sa frustration dans le lit de la jeune femme. Celle-ci était endormie à ses côtés, ses cheveux noirs ébouriffés. Sam jeta un coup d’œil au réveil, il était l'heure de se lever. Elle s'approcha doucement d'Eryn et l'embrassa tendrement dans le cou. La jeune femme ouvrit les yeux et sourit en voyant sa compagne.
Oh non, il est trop tôt pour jouer.
Et elle se blottit contre le capitaine. Sam fut surprise – et ravie – de cette réaction, et elle serra son amie contre elle.
Il va falloir se lever. En plus, il vaudrait mieux qu'on arrive séparément, sinon ça va jaser !
Encore deux minutes
, geignit Eryn en se serrant plus fort contre le capitaine. Te plaît, je dormais bien.
Sam découvrit une autre facette de sa compagne, qui l'attendrit énormément. Elle ne l'imaginait pas si câline, et ce qu'elle ressentit à cet instant n'avait plus rien du désir purement sexuel de la veille. Son estomac se contracta d'appréhension, elle atteignait le point de non retour. Elle s'imagina rentrer chez elle le soir même et se passer de la présence d'Eryn, et elle se rendit compte qu'il était trop tard. Même si elle devait en souffrir, elle vivrait cette histoire, quelqu'en soit le dénouement.
Allez, debout, murmura-t-elle tendrement.
Eryn leva vers les yeux vers elle, étonnée de la douceur dans la voix de son amie. Elle sourit à nouveau, l'air timide, et déposa un baiser au coin des lèvres du capitaine.
Tu as raison, je m'occupe du petit déj'.
Elles s'écartèrent l'une de l'autre, et se préparèrent dans un silence complice. Chacune prit sa voiture pour se rendre à la base, et Sam fit un détour par la boulangerie afin de ne pas arriver en même temps que le médecin.

Sam entra dans les quartiers réservés au SG-1 avec un sachet de croissants. Le colonel O'Neill le lui prit des mains en lançant :
Tiens, notre capitaine nous apporte des douceurs pour nous faire oublier sa désertion !
Je n'y suis pour rien, et vous le savez !
En effet, c'est ce médecin de malheur qui a décrété que nous pouvions nous passer de l'un de nos soldats pour qu'elle puisse combler ses lacunes !
Je suis ravie de voir quelle est votre opinion sur moi, colonel
, lança une voix glaciale.
Les membres du SG-1 sursautèrent, et O'Neill eut le bon goût de rougir. Eryn se tenait sur le pas de la porte. Derrière elle, deux militaires s'éclipsèrent en riant. Sam sourit, le plan qu'avait imaginé le médecin fonctionnait à merveille.
Voici les résultats des analyses que vous m'aviez demandé.
Le colonel eut l'air confus.
Quelles...
Avant qu'il puisse ajouter un mot, Daniel intercepta le dossier, lui écrasant le pied au passage.
Merci, docteur. Je suis ravi que vous ayez pu les réaliser si vite !
J'ai fait de mon mieux. Capitaine Carter, il y a un changement dans le programme d'aujourd'hui. Apparemment, le général Hammond pense que je ne pourrais tout à fait saisir ce que vous m'enseignez que si je vous accompagne à travers la porte des étoiles...

Vous avez l'air ravie, docteur Athy.
Eryn fit la moue et sortit de la pièce. Aussitôt, Sam se jeta sur Daniel et lui arracha le dossier des mains. Il s'agissait du rapport selon lequel le capitaine était officiellement apte à reprendre le terrain. Sam se demanda si ce qu'il s'était passé entre elles la veille avait un rapport. Elle se rendit compte avec plaisir que ce n'était pas le cas : le rapport du médecin avait été validé par le général Hammond juste après la fin de leur service.
Sans pouvoir s'en empêcher, elle sauta au cou de Daniel et l'embrassa sur la joue. À ce moment, la porte se rouvrit sur Eryn.
Au fait, j'aurais besoin que...
Elle se figea en apercevant Daniel dans les bras de Sam. Son regard s'assombrit.
Que vous m'expliquiez la procédure à respecter et le matériel que je dois emporter. Quand vous aurez le temps.
Sans attendre de réponse, elle se retira. Sam tenta de ne pas montrer sa gêne et son inquiétude. Daniel fronça les sourcils, conscient qu'il venait de se passer quelque chose, mais ne dit rien. Le colonel O'Neill félicita son capitaine, soulagé qu'elle soit de nouveau en pleine forme.
Il n'empêche, ajouta Daniel, que tu dois passer le reste de la semaine avec le docteur Athy, sinon ça semblera louche !
Sam acquiesça, et annonça qu'elle devait aller aider la jeune femme à se préparer. Elle prit une profonde inspiration avant de frapper à la porte. Un grognement lui répondit, et elle décida qu'il s'agissait d'une invitation à entrer. Elle poussa la porte.
Eryn lui tournait le dos.
Que fais-tu ?, lui demanda-t-elle.
Je prépare une trousse de secours.
La voix du médecin était glaciale. Incapable de trouver une réponse intelligente, Sam rétorqua la première phrase qui lui passa par la tête.
Tu sais, Daniel aura déjà la sienne...
Eryn se retourna brusquement et la fusilla du regard.
Eh bien, je ne suis PAS Daniel, figure-toi.
Sam en resta un instant sans voix. Elle s'approcha d'elle et lui saisit doucement les poignets.
Eryn, c'était pas du tout ce que tu crois.
Ah, et qu'est-ce que je crois, je te prie ?

Elle tenta de se dégager, mais le capitaine s'appuya sur elle pour l'immobiliser sans lui faire de mal.
C'est mon ami, et j'étais heureuse de voir que je pourrais retourner sur le terrain la semaine prochaine, alors je l'ai embrassé. Sur la joue, évidemment.
Cette fois, le médecin repoussa la jeune femme et recommença à préparer sa trousse.
Tant mieux, ça ne me regarde pas de toute façon. Maintenant, si vous pouviez faire quelque chose d'utile, au lieu de me raconter votre vie, capitaine Carter.
Arrête, s'il te plaît, tu vas pas être en colère contre moi pour ça ! En plus, je peux même pas te remercier quand tu fais la reine des glaces.
Mon évaluation est purement professionnelle, capitaine. Vous n'avez donc aucune raison de me remercier. Le sujet est clos.
Ah, vraiment ?

Exaspérée, Sam s'empara du poignet de son amie et l'obligea à pivoter. Lorsqu'Eryn fut face à elle, elle la poussa jusqu'à ce qu'elle se retrouve coincée contre le bureau.
Capit...
Sam. Moi, c'est Sam. Je sais qu'on est à la base, mais là, tu es en colère contre moi pour une raison purement personnelle. Et idiote. Je ne suis pas attirée par Daniel, tu n'as aucun souci à te faire, c'est clair ?

Eryn ne répondit pas et tenta de se dégager, mais son amie décida de tricher et elle pressa doucement sa jambe entre les cuisses du médecin. La jeune femme se raidit, plantant ses ongles dans le bras du capitaine. Comme elle ne répondait toujours pas, Sam se pencha vers elle, comme pour l'embrasser.
C'est clair, docteur Athy ?
Eryn... Moi, c'est Eryn.

Sam sourit et enlaça son amie, qui lui rendit son étreinte.
Je suis désolée, je ne sais pas ce qui m'a prise...
Tu es jalouse, normal, avec mon corps de rêve !

Eryn se dégagea en donnant un coup dans les côtes de son amie. Profondément soulagées, elles préparèrent leur équipement pour voyager à travers la porte des étoiles.

Eryn suivit le capitaine, perdue dans ses pensées. L'idée de franchir la porte des étoiles l'effrayait, et elle ne pouvait s'empêcher de penser à ce que la jeune femme avait subi. Et ça la rendait folle de rage.
Prête ?
La voix de son amie la tira de ses pensées, et elle leva les yeux en se rendant compte avec retard qu'ils étaient auparavant posés sur les fesses de la militaire. Elle rosit et acquiesça d'un signe de tête. Sam esquissa un geste pour lui prendre la main, mais elle se rappela où elle était, et renonça. Mais l'intention n'échappa pas au médecin, qui lui sourit. Elle se retint de lui lancer une petite pique, la base n'était pas l'endroit idéal pour poursuivre leur petit jeu de séduction.
Je suis un peu nerveuse. Quand j'ai accepté ce poste, je savais qu'il y avait des chances d'entrer en contact avec des extra-terrestres, et que ça pouvait être plus dangereux qu'une base militaire normale. Mais je n'ai jamais imaginé que JE devrais traverser la porte des étoiles.
Ne t'inquiète pas, c'est effrayant mais... plutôt excitant, au final.

Sam ponctua sa phrase d'un petit sourire en coin. Du tac au tac, Eryn répondit.
Surtout si on fait le saut ensemble.
La répartie laissa le capitaine bouche bée. L'air satisfait, le médecin héla le colonel O'Neill.
Enfin prêtes ! Que faisiez-vous donc ?
Avant qu'Eryn eut le temps de rougir, Sam répondit.
Le docteur Athy a jugé essentiel d'emporter la moitié de l'infirmerie.
La réponse satisfit le colonel, qui put tranquillement râler sur les scientifiques et leurs manies. En entendant cela, Daniel fit un clin d’œil à Eryn, qui lui répondit d'un sourire forcé. Sam remarqua l'échange et leva les yeux au ciel.
Allez tout le monde, en position !, lança le colonel. Teal'c, Daniel et moi passons en premiers. Capitaine Carter, vous nous suivrez avec notre touriste au bout d'une minute, le temps que nous puissions nous assurer qu'il n'y a pas de danger.
Toute l'équipe acquiesça. Pendant que les hommes traversaient, Sam donna une tape amicale sur l'épaule de son amie.
Ne t'inquiète pas, tout se passera bien ! Et puis, on le fait ensemble, ça ne peut qu'être bien.
Le médecin rougit violemment. Avant qu'elle ait pu répliquer, le capitaine lança.
Minute écoulée, c'est parti !
Juste avant de traverser, elle prit discrètement la main de sa compagne et murmura.
Ensemble...
Et elles traversèrent.

La sensation lors de la traversée dépassait ce qu'Eryn avait pu imaginer. Une impression de vertige la saisit, accentuée par la pression de la main de Sam dans la sienne. L'étrangeté de voyager à travers les étoiles, dans l'univers où l'Homme n'aurait pas dû avoir sa place, la dépassait. Elle se sentait à la fois toute puissante, et toute petite. Elle ne sut si le voyage dura longtemps ou non, mais elle sentit les doigts de son amie la relâcher une fraction de seconde avant d'émerger à l'air libre.
Pendant quelques secondes, elle fut désorientée. Elle cligna plusieurs fois des yeux pour s'habituer à la lumière inhabituelle de ce monde. Elle remarqua tout d'abord qu'elle se trouvait dans une clairière. Puis elle sursauta dans un claquement sec brisa le silence. Il se reproduit et fut repris tout autour d'elle. Avec un temps de retard, Eryn comprit que l'équipe SG-1 l'applaudissait.
Je vous félicite, Docteur Athy !, lança Sam. Atterrissage parfait, vous n'êtes pas tombée, et vous n'êtes pas malade. Un exploit !
Le colonel O'Neill arborait un air réjoui, qui disparut dès que Sam posa les yeux sur lui. En grognant, il fouilla dans sa poche et en retira un billet qu'il tendit à son capitaine.
Tu...
Elle se reprit à temps.
Vous aviez parié sur moi, capitaine Carter ?
Évidemment ! Solidarité féminine oblige !

Eryn sourit. En tournant la tête, elle croisa le regard perplexe du docteur Jackson, qui allait d'elle à Sam. Aussitôt, elle s'en voulut de son lapsus. Et pourtant, elle ressentit une intense satisfaction à l'idée que cette homme sache qu'il y avait quelque chose entre le capitaine et elle. Elle détourna les yeux et entreprit d'observer le fonctionnement de l'équipe.

On monte le camp !
Il y avait eu un imprévu. La mission d'origine consistait simplement à prendre des échantillons de cette planète, afin de les analyser. Les habitants de ce monde n'avaient jamais posé de problèmes. Normalement, une équipe d'élite telle que le SG-1 n'aurait jamais du être envoyée, mais le général Hammond avait décrété qu'il voulait une mission facile pour former le médecin. Officieusement, il voulait être sûr que traverser la porte des étoiles et se retrouver sur une planète extra-terrestre ne perturberait pas le capitaine Carter. Test réussi.
Cependant, il y avait un problème. Les soldats postés en garnison sur ce monde n'étaient pas à leur poste, et le SG-1 devait mener l'enquête. O'Neil avait proposé au docteur Athy de rentrer sur Terre, mais elle avait refusé. Médecin ou non, elle était militaire avant tout. Elle avait été envoyée pour une mission, elle remplirait sa mission, fut-elle plus dangereuse qu'ils ne l'avaient prévu.
Il montèrent deux tentes et instaurèrent un tour de garde. Sam aurait le premier quart, Teal'c le second, O'Neil le suivant et Daniel le dernier. Eryn ne protesta pas, elle n'avait pas assez d'expérience pour que la vie de ses compagnons dépende de sa vigilance. Le colonel sembla impressionné par l'attitude du médecin.
Lorsqu'ils se préparèrent à aller se coucher, Eryn prit place aux côtés de Sam. Le chef de l'équipe s'en étonna.
Vous n'allez pas vous coucher ?
Non. Je n'ai pas assez d'expérience pour avoir un tour de garde, mais il faut bien que je m'entraîne si je veux que la prochaine fois, mes camarades puissent compter sur moi. Alors je vais commencer par le quart le plus facile. La prochaine fois, j'en prendrai un plus difficile.

Après un silence, l'homme lui donna une tape sur l'épaule et s'exclama.
Dommage que vous soyez une scientifique, vous feriez un sacré bon soldat !
Sam dissimula un sourire derrière sa main tout en retirant une casserole d'eau bouillante du feu.
Un peu de thé ?, proposa-t-elle à son amie lorsque les hommes furent partis se coucher.
Du thé ? Vous emportez du thé dans vos missions ?
La jeune femme sourit en servant deux tasses.
On ne sait jamais pour combien de temps on part, le thé aide à rester éveillé pendant les quarts. J'en ai souvent dans mon paquetage.
Le colonel O'Neil... Il a quoi contre les scientifiques ?

Sam rit.
Ils pensent que les scientifiques pensent trop et que ça les empêche d'agir. Il est atrocement frustré d'avoir deux scientifiques dans son équipe. Et maintenant, il vous admire également. Il est partagé entre son désir de vous avoir dans l'équipe, et son dégoût à l'idée d'avoir un scientifique de plus !
Il veut que j'intègre l'équipe ?!
Non, non, ne t'inquiète pas.

En se rendant compte qu'elle l'avait tutoyée, elle lança un coup d’œil nerveux vers la tente de ses camarades, mais seul un bruit de ronflement troublait le calme de la nuit. Eryn décida de changer de sujet en posant des questions à son amie sur ce monde et sur les autres planètes qu'elle avait explorées. Leur quart passa plutôt vite, et Sam alla réveiller Teal'c avant de rejoindre Eryn sous la tente. Elle se déshabilla et, en sous vêtements, s'allongea sur son sac de couchage. Il faisait chaud et elle n'avait pas envie de s'y glisser tout de suite. Son amie semblait songeuse.
A quoi penses-tu ?, chuchota-t-elle.
Dans l'intimité de la tente, elle ne prenait plus la peine de la vouvoyer.
Je me demandais comment tu réagirais si on m'invitait à rejoindre ton équipe.
Sam ne répondit pas tout de suite. Dans son esprit flottaient toutes les questions qu'elle se posait depuis la veille.
Eh bien, pour être franche, ça ne me poserait pas plus de problème de t'avoir comme équipière que comme médecin, sauf que je serais un peu plus inquiète.
Eryn se pencha vers elle et déposa un baiser au coin de ses lèvres.
Tu es parfaite, murmura-t-elle.
Sam rougit et répondit d'un sourire à son amie. Le silence s'installa, les deux femmes plongées chacune dans leurs pensées. Au bout de quelques minutes, Sam prit la parole.
Eryn, je peux te poser une question indiscrète ?
La jeune femme acquiesça sans regarder le capitaine.
Pourquoi as-tu réagi si violemment au bar, lorsque ce gars t'a insultée ?
Eryn tourna les yeux vers son amie, mais celle-ci gardait les yeux fixés sur la toile de la tente.
Je ne sais pas … Je me suis sentie humiliée …
Parce qu'il a insinué que je te plaisais ?

Eryn rit.
Non, ça je m'en fiche. Mais mon orientation sexuelle ne regarde que moi, c'est intime et je ne supporte pas qu'on m'attaque là-dessus.
Sam sourit et se tourna enfin vers son amie.
Je suis soulagée, j'avais peur que tu trouves insultant qu'on te croit homosexuelle.
Le médecin s'approcha de sa compagne et caressa son visage du bout des doigts. Sam ferma les yeux pour savourer.
Quelle idée idiote...
Ses doigts descendirent le long de sa gorge et effleurèrent la peau autour de son soutien gorge.
Tu t'es bien rendue compte que...
Elle poursuivit son chemin sur le ventre du capitaine, qui se mordit la lèvre.
Je n'ai pas honte de mes désirs.
Elle passa les doigts sur le bas ventre de Sam, à la limite de son boxer.
Bonne nuit, capitaine Carter.
Eryn se tourna de l'autre côté, abandonnant sa compagne, le corps brûlant de désir.
Je te hais, souffla Sam.
La jeune femme ne répondit pas, mais s'endormit le sourire aux lèvres.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ErynAthy

avatar

Féminin
Nombre de messages : 6
Age : 26
Date d'inscription : 18/03/2013

MessageSujet: Re: Le nouveau médecin - Eryn   Lun 20 Juil 2015 - 12:10

L'équipe SG-1 rentra trois jours plus tard. Les militaires en garnison sur la planète étaient en fait tombés malades, et les villageois les avait amenés au village pour les soigner. Cependant, le remède efficace contre les habitants de ce monde semblait n'avoir aucun effet sur eux. Heureusement, Eryn et Daniel avaient réussi, avec l'aide du chaman, à modifier le traitement pour soigner les soldats.
Après leur première nuit, Eryn et Sam s'étaient prudemment évitées. Dans un groupe aussi restreint, leur désir ne pouvait pas passer inaperçu. Elles se parlaient poliment, et essayaient de ne pas se trouver trop proches l'une de l'autre. Les rares fois où leurs regards s'étaient croisés, la température avait brusquement monté de quelques degrés. Les deux femmes s'étaient aperçu que Daniel avait remarqué leur manège, mais il n'y avait fait aucune allusion.
Une fois de retour à la base, O'Neill proposa à son équipe d'aller boire un verre. Sam promit qu'elle les rejoindrait après avoir pris une douche, et Eryn rappela qu'elle devait aller faire son rapport au général Hammond. Le colonel menaça de la descendre dans son propre rapport si elle leur faisait faux bond, et il demanda à Sam de s'assurer que le médecin les rejoindrait.
Lorsqu'Eryn eût annoncé au général que Sam était en parfaite santé et qu'elle même avait beaucoup apprécié être sur le terrain, elle décida qu'elle avait elle aussi besoin d'une douche. Elle se dirigea donc vers les quartiers du SG-1. Le capitaine Carter en sortait à peine, une serviette enroulée autour d'elle.
Oh zut ! J'espérais t'y rejoindre !, murmura le médecin.
Elle fit un clin d’œil à la jeune femme et se hâta de prendre sa douche. Lorsqu'elle en sortit, Sam était déjà prête.
Me dépêche !
Elle se débarrassa de sa serviette et s'habilla sans même se sécher, imaginant le regard de Sam posé sur elle. Elle se retourna brusquement et, confirmant ses soupçons, le capitaine détourna les yeux en rougissant. Satisfaite, Eryn ne releva pas, mais demanda.
Tu … Tu n'as pas fait de cauchemars depuis … Enfin, je voulais savoir …
Sam haussa les sourcils pour inciter son amie à terminer sa phrase.
Je veux dire, je n'aime pas jouer seule au billard et... il me reste de la bière. Donc …
Quelle est votre question exactement, docteur Athy ?
Tu viens à la maison ce soir ?

Le cœur battant, Eryn attendit la réponse. Elle savait qu'elle plaisait à Sam, mais elle savait aussi que cette femme tenait énormément à son indépendance. Or, elle avait passé deux nuits chez le médecin, puis quatre autres dans une tente. Eryn craignait que sa compagne ait besoin de solitude.
Tu as envie que je vienne ?, susurra Sam.
Oui …, souffla son amie.
Le capitaine s'approcha. Le jeu avait repris, et elle adorait ça. Surtout que, pour une fois, elle était en position de force. Rien que le fait d'être habillée alors que sa compagne était encore à moitié nue lui donnait une confiance qu'elle ne ressentait pas le reste du temps.
Dis-le, alors.
Eryn frissonna lorsque la main de Sam se posa sur sa taille nue. Sam se pencha, et posa délicatement ses lèvres dans le cou de la jeune femme. Eryn glissa les mains sous le tee shirt de sa tortionnaire et les posa à plat sur son dos. La peau de Sam était brûlante. Elle ne put retenir un gémissement quand le capitaine lui mordilla le cou, et elle planta ses ongles dans la chair de son amie, qui laissa échapper un soupir de plaisir.
J'ai vraiment... très envie que tu... viennes chez moi... ce soir. S'il te plaît, Sam...
C'est d'accord.
Sam ! Oh... pardon.

Les deux femmes se séparèrent brusquement, comme si elles s'étaient brûlées. Eryn termina de s'habiller le plus rapidement possible. Daniel referma derrière lui en s'assurant que personne ne l'avait vu. À son grand soulagement, le couloir était vide. L'air furieux, il se tourna vers ses coéquipières.
Non, mais ça ne va pas ! N'importe qui aurait pu entrer !
Les deux femmes rougirent, honteuses.
Écoutez, je vois bien qu'il y a quelque chose entre vous, et je suis très content. Mais tenez-vous, par pitié ! O'Neill avait l'intention de venir vous chercher lui-même, mais j'ai prétendu avoir oublié un dossier. Et vous avez eu de la chance ! Le colonel n'aurait jamais su tenir sa langue, et en plus il vous aurait reparlé de ça jusqu'à la fin des temps !
Alors, tu ne diras rien ?
, demanda Sam.
Le jeune homme la fusilla du regard.
Bien sûr que je ne dirais rien, ce serait déjà fait sinon ! Je vous apprécie beaucoup, toutes les deux, et si vous êtes heureuses ensemble, alors je suis satisfait. Mais 90 % des militaires de cette base n'hésiteraient pas un seul instant à vous faire virer. Maintenant, suivez-moi, et je ne veux plus un seul faux pas.
Il fit mine de partir puis se ravisa.
Oh, et arrêtez de vous rougir à chaque fois que vous vous tutoyez par accident, c'est bien plus intriguant que si vous le faisiez naturellement. Vous êtes les deux femmes les plus importantes de la base, les rumeurs circuleront que vous soyez à l'aise ensemble ou non. Mais vous aurez l'air moins coupables si vous ne rougissez pas sans arrêt.

Les deux femmes prirent chacune leur voiture pour rentrer chez Eryn. Elles avaient passé la soirée dans le bar militaire près de la base. En général, elles détestaient ça, mais la compagnie du colonel O'Neill et de Teal'c avait découragé les plus audacieux, et ils avaient tous passé une très bonne soirée.
Eryn descendit de voiture, mais remarqua que Sam n'avait pas coupé le contact de la sienne. Elle s'approcha d'elle.
Il faut que je passe chez moi, j'ai besoin de prendre quelques vêtements de rechange, déclara le capitaine.
Oh.. d'accord. Tu veux mes clés pour rentrer ?

Sam hésita, puis répondit.
En fait, je...
Elle ne termina pas sa phrase. Eryn baissa les yeux.
Je comprends, tu as envie de rentrer chez toi. Ce n'est rien, on se verra demain.
Elle se détourna mais Sam la rappela.
En fait, demain, on est en repos, puisqu'on revient de mission. Mais tu m'as mal comprise. Je voulais juste savoir si tu ne voulais pas m'accompagner. Et on revient après. Pour jouer au billard.
Oh ! Eh bien... D'accord, je viens !

Les deux femmes se sourirent, et Eryn monta dans la voiture.

L'appartement de Sam ressemblait parfaitement à l'idée que se faisait Eryn d'un domicile de militaire. Tout était parfaitement rangé, il y avait peu de photos et de bibelots. En revanche, les livres occupait chaque surface plane de l'appartement. La seule photographie représentait Sam et une jeune fille blonde aux yeux verts. Elle était magnifique, et Eryn ressentait une brusque bouffée de jalousie.
Oh, je vois que tu as trouvé ma photo. Je te présente ma petite sœur, Léa.
Aussitôt, Eryn se sentit affreusement stupide. Que lui prenait-il ? Elle n'avait jamais été aussi possessive.
Fais comme chez toi, je prends quelques vêtements et ma brosse à dents, j'en ai assez d'utiliser la tienne.
Le médecin se tourna vers elle, l'air outragé. La jeune femme lui fit un clin d’œil et continua à chercher un sac où mettre ses affaires. Eryn continua d'explorer les lieux, entra dans la salle de bain et se figea.
Eryn ? Ça va ?
Tu... Tu as... une baignoire ?

Sam la dévisagea, éberluée.
Euh, oui, j'ai une baignoire. Pourquoi ?
Son amie se jeta sur elle.
Je peux prendre un bain ?! S'il te plaît, s'il te plaît, dis ouiii ! Je n'ai pas pris de bain depuis au moins... Depuis... des années !
Le capitaine éclata de rire.
Prends donc un bain si ça t'amuse !
Oh, merci !

Enthousiaste, Eryn sauta au cou de son amie et l'embrassa. Aussitôt, elle recula, rouge vif.
Oh, excuse moi !
Le cœur battant à tout rompre, Sam ne sut quoi répondre. Pensant qu'elle l'avait choquée, Eryn se sentit stupide.
Je suis désolée, je n'aurais pas du faire ça …
Elle se détourna et s'enferma dans la salle de bain. Il lui avait semblé tellement naturel d'embrasser son amie ! Qu'allait-elle penser d'elle maintenant ? Puis, elle se reprit. Elle repensa à leur jeu de séduction, leurs regards. Sam mordillant son cou, quelques heures plus tôt. Non, Sam ne serait pas choquée. Elle prit une grande inspiration, puis déverrouilla la porte et l'entrouvrit. Ensuite, elle fit couler l'eau du bain et entreprit de se déshabiller.
Lorsqu'elle se fut immergée dans l'eau chaude, son corps se détendit immédiatement. Les oreilles dans l'eau, elle se sentit déconnectée du monde et s'autorisa enfin à repenser à tous les moments qu'elle avait passé avec Sam. Son bas ventre se contracta, et elle songea un instant à se caresser pour atténuer un peu sa frustration. Cependant, elle se ravisa en se rappelant qu'elle avait laissé la porte ouverte.
Heureusement que Daniel les avait surprises dans les quartiers du SGC, sinon, elle n'aurait pas pu tenir plus longtemps et ce serait totalement offerte à Sam, à l'intérieur même de la base. Tout comme elle avait failli faire l'amour à Sam dans la tente, la première nuit de l'expédition. Elle songea qu'elle devrait bientôt trouver un moyen de se calmer, sinon elle finirait par se jeter sur son amie. Elle ouvrit les yeux et cria de frayeur.
Sam était accroupie à côté de la baignoire.
Excuse moi, je ne voulais pas te faire peur. J'ai frappé mais tu n'as pas répondu alors je me suis demandée comment tu allais.
Je.. j'ai failli faire une crise cardiaque, mais avant j'allais très bien. Et c'est moi qui suis désolée, ma réaction était idiote.

Tu veux dire que c'était idiot de m'embrasser, ou de t'enfuir.
Eryn ne répondit pas, sortit une main de l'eau et effleura le visage de sa compagne, puis ses lèvres.
Comment t'embrasser pourrait-il être idiot ?
Sam sourit, soulagée.
Puisque je suis là, as-tu envie que je te lave le dos ?
D'accord, mais il faudra que je mette de l'eau froide alors...

Sam rit et entreprit de frotter le dos de la jeune femme. Ses mains glissèrent ensuite sur ses épaules, puis ses flans. Eryn ne semblait pas se rendre compte des gémissements de plaisir qu'elle laissait échapper, rendant sa compagne folle de désir.
Ce serait plus simple si tu me rejoignais..., murmura le médecin.
Sans réfléchir, Sam retira ses vêtements, et entra dans la baignoire, derrière Eryn. Elle reprit son massage, excitée d'avoir le corps de son amie entre les cuisses. Elle laissa errer ses mains sur le ventre de la jeune femme et remonta lentement. Eryn retint son souffle, impatiente de savoir jusqu'où irait sa tortionnaire. Elle mourrait d'envie de prendre ces mains baladeuses et de les placer sur sa poitrine, mais elle se contenta de savourer les caresses de Sam.
Celle-ci pencha la tête dans le cou de sa compagne, et la mordilla. Comme elle l'avait deviné, Eryn se cambra violemment et gémissant de plaisir. Cependant, elle n'avait pas prévu la soudaine pression sur son entrejambe et lâcha un petit cri de frustration qui la fit rougir. Alors, elle posa les mains sur la poitrine du médecin, et caressa tendrement ses seins. Eryn gémit et s'allongea contre son amie, parfaitement consciente de son poids entre les cuisses de la jeune femme. Incapable de s'en empêcher, Sam se mit à se frotter contre le dos d'Eryn. Peu à peu, elle sentit son plaisir monter, et affermit ses caresses sur la poitrine du médecin.
Eryn ne put retenir un cri de satisfaction. Elle sentait les mouvements de Sam contre elle, et le plaisir montait comme une vague. Elle se rendit compte que, si elle n'arrêtait pas tout de suite, les caresses du capitaine la ferait jouir. Elle tenta de se retenir, mais n'y parvint pas, le plaisir était trop intense, et partagé comme en témoignaient les cris de son amante. Soudain, les doigts de Sam se crispèrent sur ses seins, et elle lâcha un long cri de plaisir. C'en fut trop pour Eryn, qui jouit à son tour.
Les deux femmes reprirent lentement leurs esprits, immobiles dans la baignoire. Eryn avait si chaud que la température de l'eau semblait basse. Son corps n'était pas rassasié, elle voulait sentir Sam en elle. Elle se contenta de fermer les yeux.
Eryn ?
Oui ?
Réveille-toi !

Le médecin sursauta et dévisagea Sam, agenouillée à côté de la baignoire. Comment avait-elle pu sortir sans la réveiller ? En plus, elle s'était rhabillée, et ses cheveux étaient secs.
Excuse moi, je ne voulais pas te faire peur. J'ai frappé mais tu n'as pas répondu alors je me suis demandée comment tu allais. Tu m'as fait un peu peur !
Un rêve ! Sam ne l'avait jamais rejoint dans le bain, elle avait simplement fantasmé. Elle rougit et se redressa.
Oh, je suis désolée. Je pourrais avoir une serviette, s'il te plaît ?
Oui, bien sûr.

Sam se détourna pour saisir une sortie de bain et la tendit à son amie. Elle garda les yeux baissés pour ne pas la dévorer du regard. À sa grande honte, elle devait bien avouer qu'elle l'avait admirée pendant quelques longues secondes avant de la réveiller, et elle avait l'impression que c'était inscrit sur son visage.
Une douche et un bain dans la même soirée, on peut être sûre que tu es propre !
Eryn sourit, non par réel amusement, mais parce qu'elle appréciait les efforts de Sam pour détendre l'atmosphère. Elle se rhabilla pendant que Sam vidait son frigo. Les deux femmes rentrèrent chez Eryn en évitant soigneusement de se regarder.
Tu es toujours partante pour un billard ?, demanda Sam alors qu'elles enlevaient leurs chaussures.
Evidemment, quelle question ! Je vais chercher mes glaçons.
Sam rit et souffla.
Pas la peine cette fois.
Troublée, Eryn ne sut quoi répondre. Elle mit les bières de Sam au frigo et la rejoignit à l'étage avec les siennes.
On monte les enchères, lança-t-elle.
Comment ça ?
Le médecin décapsula les canettes et en tendit une à son amie.
Je ne suis pas assez motivée avec tes gages ! J'avais déjà eu un massage, donc c'était injuste.
Oh, et tu as une autre idée, je suppose.
Oh oui !

Le sourire satisfait de la jeune femme laissa imaginer le pire à Sam.
Un strip-billard !
Le capitaine avala sa gorgée de bière de travers.
Tu n'es pas sérieuse ?
Ah, tu n'es plus si sûre de ton coup, cette fois ?
Je gagnerai, c'est sûr, mais quand tu seras à moitié nue, j'aurais du mal à rester concentrée, c'est de la triche !

Eryn lui répondit d'un sourire narquois et prit une gorgée de bière. Sam baissa les yeux sur la poitrine de son amie, et l'image de la jeune femme nue dans sa baignoire s'imposa à elle. Elle releva brusquement la tête en tentant désespérément d'ignorer son désir douloureux.
Très bien, mais j'ai une condition.
Je t'écoute.
Quand tu auras perdu, c'est moi qui t'enlèverai tes vêtements.

Le bas-ventre d'Eryn se tordit de désir.
Et vice versa. Marché conclu. À toi l'honneur.

La partie commença, et les deux jeunes femmes firent tout leur possible afin de déstabiliser l'adversaire. Eryn remporta largement la première partie.
Je t'avais bien dit que c'était un problème de mise et non d'adresse !
Elle s'approcha de Sam et lui retira doucement sa veste. Le médecin s'en voulut immédiatement d'être à pieds nus. Elle se consola cependant en constatant que son amie était dans le même cas. Elle pouvait combler son retard. Elle imagina Eryn nue, penchée sur la table de billard, et le désir lui vrilla l'entrejambe. Elle se plia en deux en retenant un gémissement de désir.
Sam, ça va ?
Oui, oui, pas de problème.
Où as-tu mal ?

Sam soupira.
Nulle part, je vais parfaitement bien.
Bon... Si je peux faire quelque chose...
Perds.

Eryn sursauta, puis comprit l'allusion. Elle repoussa doucement son amie.
Hors de question.

Malgré toute sa bonne volonté, Sam fut incapable de se concentrer assez et perdit également la seconde partie. Elle tremblait de désir quand Eryn s'approcha d'elle pour lui enlever un autre vêtement.
Tu préfères perdre le haut ou le bas ? Moi, ça m'est égal, la vue sera parfaite dans tous les cas.
Enlève-tout...

Le médecin en resta bouche bée.
Pardon ?
Sam ne répondit pas, mais lui lança un regard plein de désir. Eryn cessa alors de résister, et s'approcha encore. Elle saisit le débardeur du capitaine et l'en débarrassa. Elle déboutonna le jean de la jeune femme et glissa la main à l'intérieur.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Le nouveau médecin - Eryn   

Revenir en haut Aller en bas
 
Le nouveau médecin - Eryn
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Jean-Marc DEBONNE nouveau Directeur central du service de santé des armées
» Salle d'attente commune avec médecin (du nouveau pour les orthos ?)
» un nouveau site t'entraide
» NOUVEAU DISPATCHING
» Après le Godetia, y-aura-t-il un nouveau BSL ???

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L.S. :: Coin Histoires :: Fanfictions :: Fanfictions Diverses-
Sauter vers: