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 Balade d'octobre - Galy-Anne

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YulVolk
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MessageSujet: Balade d'octobre - Galy-Anne   Sam 5 Mar 2016 - 14:36

Pseudo de l'auteur : Galy-Anne

Nombre de chapitres : 1

Rating de l'histoire : NC17
Genre de l'histoire : Romance

Résumé de l'histoire :

Une balade qui se résulte par une rencontre assez particulière



Terminée et Corrigée
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YulVolk
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MessageSujet: Re: Balade d'octobre - Galy-Anne   Sam 5 Mar 2016 - 14:37

Je me promenais en ce doux matin d’octobre. Les feuilles craquaient sous mes pieds au rythme de ma marche dans ce sous-bois. J’aimais cette période de l’année où tout semblait mourir pour pouvoir renaître au printemps. Baladeur sur les oreilles, rose à la main, j’essayais de me vider l’esprit. J'avais tellement envie que tu sois là pour en profiter avec moi. Mais tout ceci n’était plus possible.
Chaque nuit, je refaisais le même cauchemar… Ces derniers mots que je t'avais dits… "Je te hais…" Tu étais partie faire une balade pour décompresser, pour nous laisser du temps. On devait se reparler plus tard, s'expliquer… Mais tu n’es jamais rentrée à la maison. Quelques heures plus tard, je recevais un appel de l’hôpital. Tu t’étais fait heurter par un chauffard ivre mort qui avait perdu le contrôle de sa voiture. Tu étais morte sur le coup.
Mes pas me conduisirent tranquillement là où je redoutais tant d’aller. Je voyais le grillage et la porte d’entrée de cet endroit qui me donnait la frousse. Mais cette fois-ci, je voulais te voir. Je te cherchais parmi les nombreuses pierres et je te vis enfin. Les larmes me montèrent aux yeux et je tremblais en lisant ton nom. Marie, un nom d’ange. Un ange parti trop tôt. Déjà un an que tu étais partie et c’était la première fois où j’osais venir te voir depuis que tu étais là-haut. Une larme coulait sur ma joue. Tu me manquais… Beaucoup…
Je déposai la rose que je tenais toujours en main. Je m’asseyais à côté de ta tombe, mes jambes n’arrivant plus à supporter tout le poids de la culpabilité accumulée cette dernière année. Je fermai les yeux et me laissai bercer par les souvenirs qui envahissaient ma tête. Tous ces moments passés à se promener, à parler jusqu’au lever du jour, à fumer une clope à la lueur de la lune, à écouter le vent bercer les feuilles, à sentir ton souffle dans mon cou, à t’entendre gémir dans mon oreille et me supplier de continuer encore. J’arrivais à te sentir, comme si, même de là-haut, tu arrivais à apaiser ma peine.
Au bout de quelques temps, je me relevai. J’entendis comme un murmure me suppliant de rester… Ta voix… je ne l'avais pas oubliée, comment aurais-je pu…? Je me retournai une dernière fois. Et alors, devant mes yeux ébahis, je vis que tu étais là, debout devant moi ! Tu étais encore plus belle que dans mes souvenirs. Tes bouclettes rousses tombaient de tes épaules jusqu’au décolleté de ton chandail noir. Je ne réfléchissais plus à savoir si c’était logique ou non. J’allai vers toi et je te pris dans mes bras. J’avais presque oublié à quel point tu sentais bon. Je me laissais pleurer dans le creux de ton cou. C’était trop d’émotion à gérer en même temps pour moi. Tu me consolais comme tu pouvais avec tes mots réconfortants. Je posai mes lèvres dans ton cou. Je te sentis frissonner.
Tu te reculas de quelques centimètres et effleuras ma joue avec ta main. Tu me regardais avec amour. Il n’en fallait pas plus pour que je capture tes lèvres avec les miennes. Je t’embrassais passionnément, comme je ne l’avais jamais fait avant. Mon cœur se mit à battre fort. Je le percevais palpiter partout en moi, j’avais le tournis. J’en avais rien à foutre, tu étais là, c’était tout ce qui comptait. Je revivais enfin !
Mes mains se baladaient dans ton dos, jusqu'à la courbe de tes reins. Quand mes lèvres quittèrent finalement les tiennes, je te murmurai : "Tu m’as manqué…" Aussitôt tes lèvres rejoignirent les miennes, nos langues s’emparant l’une de l’autre presque sauvagement.
Mes mains allèrent intuitivement sous ton chandail. Je voulais te faire frissonner à nouveau, t’entendre gémir, que tu me murmures de continuer doucement, sauvagement.
Mes doigts continuèrent leurs balades jusqu’à l’orée de tes seins. Je désirais à nouveau te découvrir, comme si c’était la première fois. Mes sens s’enflammaient. Je mémorisais chaque texture, chaque sensation, pour être certaine de ne plus jamais les oublier.
Tu pris rapidement le dessus, comme tu avais l’habitude de le faire. Tu avais toujours été entreprenante. Tu descendis peu à peu tes lèvres dans mon cou tout en commençant à déboutonner ma chemise.
J’eus soudainement un mouvement de recul, n’oubliant pas dans quel endroit on était. Je regardais autour de moi pour m’assurer qu’on était vraiment seule. Tu me fixas d’une manière étrange jusqu'à ce que tu comprennes la raison de mon comportement. Tu éclatas d'un rire doux. Mes yeux dérivèrent une fois de plus dans les tiens. J’avais oublié à quel point ils pouvaient être remplis de désir pour moi. Voyant cela, tu repris l’ouverture de ma chemise.
Tu souris en voyant ma poitrine à nu. Tu savais que je ne portais jamais de soutien gorge. La brise du vent faisait durcir mes mamelons. Tu continuas ton chemin avec tes lèvres. Je ne pus retenir un gémissement quand tu effleuras un de mes seins avec le bout de ta langue. Tu jouais avec les pointes de mes seins, faisant palper jusqu'à mon clitoris, comme si un nerf invisible reliait ces 2 points si érogènes…
Je te regardais faire : tu semblais y prendre autant de plaisir que moi. Tu relevas tes yeux. Tu me regardais d’un air coquin qui électrisait mes sens. Je me mordis la lèvre inférieure et tu pris cela comme une invitation à continuer. Tu prolongeas le plaisir en cheminant ta langue le long de mon ventre, contournant mon nombril au passage. Je ne comptais plus le nombre de frissons qui m’envahissaient.
Tu te relevas d’un air moqueur. Je soupirais, mais cette fois-ci de frustration. "Étends-toi sur le sol…" C’était presque une supplication, je le voyais dans tes yeux, alors je m’exécutai. J’essayais de ne pas me rappeler dans quel genre d’endroit on était. Mais le fait d’être dans un lieu aussi insolite et le risque de se faire prendre me faisait de l’effet.
Tu levas un sourcil et me défis le bouton de mon jeans, en me souriant d’un air coquin. Tu repris mes lèvres en otage et tu glissas tes doigts directement vers mon intimité. Mon soupir s’évada avant que je n’ai eu le temps de réaliser quoi ce soit. Tu commenças de doux vas-et-viens, chaque effleurement m’enivrait, me libérait peu à peu du poids qui m’avais pesé jusque là.
Tes yeux me fixaient pendant que je gémissais, scrutant chacune de mes réactions. Je m’abandonnais à tes caresses. J’ondulais mon bassin à chaque passage de ta main, afin que tu puisses approfondir tes mouvements.
Je ne pus retenir un gémissement quand je sentis tes doigts ne faire qu’un avec moi. Je transpirais de plus en plus et je ne contrôlais plus rien. Je n’arrivais pas à retenir les tremblements qui envahissaient mon corps. Je m’abandonnais littéralement à tes mouvements, me guidant et me perdant à la fois.
Quand je lâchais mon cri ultime, je sentis à ce moment là qu’on ne faisait qu’une, comme si soudainement on avait fusionné. Ça n’avait jamais été aussi bon, mais c’était à la fois tellement perturbant.
Pendant que je reprenais mes esprits, tu me pris dans tes bras et tu me cajolas doucement. Je réalisais alors que j’étais toujours au même endroit, au beau milieu de ce cimetière. Des milliers de questions me traversèrent alors l’esprit. Ayant besoin d’être rassurée, je me réconfortais dans tes bras et je fermais les yeux et profitais de ce doux moment de tendresse.
Quand j’ouvris les yeux, tu n’étais plus là. Avais-je rêvé ? Je l’ignorai complètement. Je regardais mes vêtements, tout semblait comme avant mais je me sentais apaisée comme jamais depuis ton départ inattendu. Je sentais de l’espoir naître en moi comme si toute la culpabilité que j’avais accumulé depuis la dernière année c’était envolée. Je souriais. Je me levais et partis de cet endroit en me promettant de revenir te voir.
En m’éloignant, je ne remarquais pas la silhouette apparue à côté de la tombe de ma bien-aimée, entourée d’un faisceau de lumière. Tu murmuras ceci d’un ton à peine audible : "Au revoir ma chérie, je veillerai sur toi, c’est une promesse". Pensant entendre une voix, je me retournais. La rose avait disparu…
Il y a des choses comme ça qu’on n’explique pas. Mais, réelle ou non, cette rencontre incroyable m’a donné une sérénité que je n’avais pas eue depuis longtemps.
Finalement cette balade en ce doux matin d’octobre s’était avérée libératrice.


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