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 Jeux pervers - Joey

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YulVolk
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Age : 38
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MessageSujet: Jeux pervers - Joey   Jeu 17 Mar 2016 - 19:42

Pseudo de l'auteur : Joey

Nombre de chapitres : 1

Rating de l'histoire :
Genre de l'histoire :

Résumé de l'histoire :

Quand des jeunes se laissent emporter par leurs jeux sexuels...

Terminée et Corrigée
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Voir le profil de l'utilisateur http://lesbiennes-stories.nice-forum.com
YulVolk
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MessageSujet: Re: Jeux pervers - Joey   Jeu 17 Mar 2016 - 19:46

Je pensais qu’après le lycée, toutes ces petites embrouilles entre groupes de différents milieux ou bien genres étaient finies, je me trompais !

Mon premier jour à la fac ? Compliqué ! Comme l’est ma vie en fait. Pourtant je ne suis qu’une simple jeune fille de 18 ans, qui vient d’avoir son Bac "ES" sans grande difficulté. Je suis issue d’un milieu que je qualifierai de moyen, mes parents s’en sont bien  sortis je dois dire. Ils m’ont offert une scolarité dans une école privée sous contrat du coin, de la 6eme à la terminale. J’ai vécu toute mon enfance dans une petite ville, avec 2 amis qui m’entourent depuis mon plus jeune age. Vous devez vous demander qu’est ce qui peut être si compliqué dans une vie qui semble si calme tel que la mienne. Justement c’est là que la vérité se cache. A mes 12 ans j’en ai eu marre de cette vie bien rangée, j’ai eu besoin de nouveauté, d’action. Et j’ai fait les rencontres qu’ils fallaient aux bons moments, j’ai eu de la chance. Mes parents n’ont pas pensé la même chose bien sur, mais peu importe c’est ma vie. Mais là n’est pas la question revenons à ce jour de rentré ! J’entrais à la Fac de Droit. Comme elle est loin de chez moi, je partage un deux pièces avec mon meilleur ami Frédéric, se fut une bonne affaire. Encore cette chance qui me poursuit, je pense en avoir toujours eu, c’est comme ça, j’ai du naître sous une bonne étoile comme me le disais mon grand-père. Sachant que la Fac allait être bondée pendant le premier semestre Fred et moi avions décidé la veille d’y être une heure à l’avance pour être bien placé. C’était chose fait du moins avant qu’elle n’arrive ! Lorsqu’elle est entrée dans la salle, Fred m’a donné un coup de coude pour que je la regarde. Elle était en tailleur noir, avec un pantalon à pince, des chaussures à talon blanche certainement de chez Dior comme elles les aiment toutes. C’est simple si se n’est pas du Dior, pour elles cela ne vaut pas le coup de les porter car chacune d’entre elles ne seraient alors plus unique. Bref revenons à elle, elle avait un chignon qui  devait tenir de longs cheveux brun. Elle avait la peau mate, sa peau semblait si pure et douce. Mais que serait elle sans ses deux colosses qui l’entourent. C’est simple, en une dizaine de secondes elle avait réussi à capter l’attention de tout l’amphithéâtre. Elle montait les marches les unes après les autres, et nous continuions tous à la regarder intensément, cela devait l’exciter, la rendre encore plus forte qu’elle ne l’était déjà. Mais je ne la regardais pas avec ces yeux,  un léger sourire était dessiné sur mes lèvres, j’en avais déjà vu des filles comme elle, même si celle là je dois le dire jouait son rôle à la perfection. Elle m’avait vu, elle s’arrêta alors devant l’allée où j’étais assise, elle demanda à mon voisin de dégager :

-Dégages ! et ne me regarde pas comme ça, on dirait mon chien en attendant sa pâté, tu ne me prends tout de même pas pour de la pâtée ?

Et ce débile dégagea aussi vite qu’elle avait pu le souhaiter, il me faisait pitié, elle l’avait humilié et il n’avait rien dit. Ce genre de filles c’est celui contre qui je me suis battue il y a quelques années, elles me répugnent. Etre riche c’est une chose, s’en servir contre les autres en est une autre ! Son regard, elle me provoquait, ce pauvre gars n’était qu’un pion, c’est moi qu’elle voulait humilier. Je sentais Fred tendu à côté de moi, il savait comment je pouvais réagir. Mais j’avais mûri, elle ne m’aurait pas si facilement. Elle vint s’asseoir à côté de moi tout en maintenant son regard provocateur.  Après quelques secondes, elle comprit qu’elle ne m’aurait pas comme ça, qu’il en fallait plus. Alors je vis son visage s’approcher de mon oreille, je ne bougea pas, elle me murmura quelques mots, elle me les souffla, mon corps ne put que frémir à son souffle. Elle avait gagné une bataille, si ma tête tenait, si ses mots ne me faisaient rien, je ne pouvais contrôler mon corps. Son souffle était si doux, elle était forte, très forte je l’admets. Alors qu’elle me regardait avec un sourire de vainqueur, je repris vite mes esprits et je me résolu à lui parler, elle ne devait pas s’y attendre, elle devait penser que j’étais touchée dans ma fierté, et je l’étais, mais pas suffisamment pour me laisser faire. Je la regarda, je souris à mon tour et je lui adressa ces quelques mots :

-Si tu voulais ma place princesse,  il fallait seulement la demander, tu n’avais pas besoin de jouer ce petit rôle. Tu pense gagner le respect de qui comme ça ? Se n’est pas du respect qu’ils vont avoir pour toi, mais seulement de la peur.

J’avais dit ces mots assez fort pour que les gens autour de moi les entendent. Le cour allait commencer dans quelques dizaines de minutes, je ne voulais plus me battre, j’en avais assez, ce que je voulais s ‘étais seulement étudier. Alors je me leva, me posta devant elle, la regarda et lui souhaita une bonne rentrée. Je pensais pouvoir réussir à me focaliser sur mes études, mais j’étais un jouet bien trop amusant dans sa malle pour qu’elle puisse s’ennuyer si vite de moi.

Les semaines qui suivirent ?  Difficiles. J’essayais de me focaliser sur mon travail, d’apprendre, de seulement apprendre. Mais je n’avais jamais tant travaillé, en fait, je me demande si j’avais déjà réellement travaillé auparavant. Et si c’était le seul problème ! Un autre me poursuivait, il essayait de jouer avec moi, de me déstabiliser, de me faire redevenir cette rebelle que j’ai été. Cela devait l’excité, elle avait du se renseigner sur moi. Les filles comme elle peuvent tout savoir sur n’importe qui. Et puis Emilie n’était pas comme les autres, je ne sais pas comment mais ses parents devaient avoir beaucoup d’influence. Malgré son comportement désinvolte, elle s’en sortait toujours et dans les meilleures places. Je m’étais moi aussi renseignée sur elle, mais sans grand succès. J’avais juste appris qu’elle était déjà en première année l’an passé, mais sur Paris ! Oh oui elle s’appelle Emilie, c’est elle-même qui me l’a dit. Alors que j’étais à la cafétéria avec le groupe que nous avons formé, elle s’approcha de nous. Je pensais qu’elle allait jeter mon plateau à terre comme cela l’amuse souvent. Elle n’en fit rien. Elle m’a seulement dit que si le jeu devait commencer elle voulait que je sache contre qui je jouais. Au début je ne répliquais pas à ses attaques. Je la laissais me pousser, je la laissais me prendre ma place, je lui donnais le livre qu’elle voulait, je la laissais m’insulter … mais toujours en gardant un regard soutenu et menaçant pour lui faire comprendre que je pouvais réagir à tout moments. Mais elle n’avait pas peur, en vrai avec du recul je comprends que c’est ce qu’elle voulait. Elle voulait que le jeu débute. Et le jeu débuta, un vendredi si mes souvenirs sont exacts. Alors que nous sortions d’une lourde journée, je demanda à Max de m’attendre le temps que j’aille aux toilettes. Chaque Week-end nous rentrons chez nous pour voir nos amis et notre famille. Alors que je sortais de la cabine pour me laver les mains, elle entra. Elle ferma la porte et vérifia que personne d’autre n’était là. La chance m’avait quitté depuis quelques temps, ma bonne étoile avait du me quitter avec mon grand-père. Elle me regarda sans un mot, je n’ai pas compris tout de suite, elle savait qu’au jeu du regard j’étais au moins aussi forte qu’elle. Et puis elle s’est approchée, et comme au premier jour, elle me souffla ces quelques mots dans le creux de l’oreille :

-Tu n’as pas voulu jouer seule, alors j’ai invité ton ami Maxime, il doit s’amuser avec mes deux copains à côté.

Après ces quelques mots elle me fit une bise intense sur la joue, le temps que je comprenne. Je la repoussai de mes deux mains, j’étais dans une rage incroyable. Elle riait. J’ai cru que j’allais lui sauter dessus, la battre jusqu’à ce que je m’épuise. Mais je repensai à ce que j’avais accompli ces dernières semaines. J’ai repris mon souffle, elle continuait à me sourire, je lui souris à mon tour. Et d’un coup je me précipitai contre elle et la bloqua contre le mur. Nous étions proches, nos corps se frôlaient, mon souffle puissant plein de colère lui avait fait peur, elle avait perdu son doux sourire, mais elle continuait à me regarder. Alors que je lui bloquais ses deux mains, je lui souffla à mon tour quelques mots dans le creux de l'oreille :

-Tu veux jouer avec moi ? Alors jouons ! Mais à ce jeu tu risques de perdre jolie princesse !

Elle avait peur je le sentais, mais dès que je l’aurais relâché, elle jouirait de sa nouvelle victoire. Le jeu pouvait alors débuter !

Les semaines suivantes furent  très dures, tout en continuant à bosser, je devais affronter Emilie. Ses attaques restaient les mêmes. Elle, ce qu’elle aimait c’était humilier les gens, mais je ne me laissais plus faire, je l’agressais à mon tour verbalement comme physiquement, notre relation était très tendue, mais elle me répondait toujours seule, elle n’a jamais demandé l’aide de ses amis. Le jeu n’était qu’entre elle et moi, c’est pour cela que nous ne pouvions pas parler de guerre. Nous étions deux chefs de guerre mais sans armée. Je me rappelle qu’un jour à la cafétéria, après avoir aperçu son agenda sur le coin de sa table, je l’avais accaparé et ouvert pour que chacune de ses pages s’échappent de celui-ci et se dispersent dans la salle. Elle n’avait pas bougé, elle ne m’a même pas insulté, elle avait même un sourire au coin des lèvres, le jeu l’amusait. Ensuite elle pria deux mecs d’une table proche, de tout ramasser. Et ils le firent. Chaque mec ne rêvait que d’un chose c’est de pouvoir l’approcher. Et je dois dire que ce jeu m’excitait de plus en plus. Nos duels me stimulaient. Le jeu était dangereux pour moi, et malheureusement j’y prenais goût. Mais le jeu est réellement devenu malsain lorsque je me décida à séduire l’un de ses amis les plus proche. Et la chose ne fut pas trop compliquée, bien au contraire. David, le mec en question, avait très envie de se retrouver au centre du jeu. Lorsqu’elle nous voyait, elle en était jalouse je le voyais dans son regard, et l’instant d’après lorsqu’elle était avec lui, elle flirtait pour me faire comprendre qu’il était à lui. Mais elle se mit réellement en colère lorsqu’elle nous vit sortir tous deux des toilettes, nous n’avions pas couché, nous avions juste approfondi notre relation, qui n’en était pas une d’ailleurs. Elle me saisit par le bras et m’emmena dans les toilettes comme lorsque le jeu débuta. J’étais dans un état second de plénitude, le jeu était de plus en plus excitant. Elle regarda comme la première fois si personne n’était là. Puis elle me mit une gifle. Je continuais à sourire, elle était trop énervée pour comprendre que cela me plaisait encore plus. Pour la première fois, je la voyais autre que ce rôle bidon auquel elle s’accrochait. Après quelques secondes elle me parla :

-Tu n’avais pas le droit. La règle était simple, le jeu ne devait être qu’entre toi et moi.

Je n’avais toujours pas changé d’état, je continuais à lui sourire bêtement :

-Mais je n’ai fait que jouer avec ce qui est à toi, rien de plus. Le jeu est resté qu’entre nous ma belle. Et j’ai gagné une grosse bataille, je te vois comme tu es maintenant, je connais ta faiblesse, et tu n’es pas si forte que ça. En fait tu n’es qu’une gamine pourrie gâtée, qui pleure quand elle a perdu l’un de ses jouet. J’avais du respect pour toi, et je dois dire que tu m’as beaucoup déçue, tu n’es pas cette formidable adversaire que tu laisse paraître. Tu as voulu jouer avec moi, et je t’avais prévenu !

J’avais été dure, mais les mots sortaient tout seul, tout me semblait si simple. Mais j’ai lu dans ses yeux de la tristesse, de la peine après les mots que j’avais dit. Je me rappel très bien que je me suis sentie mal à l’aise par la suite. J’avais été trop loin, ce jeu entre nous me pervertissait. Je devenais comme elle. J’avais trop confiance en moi, je pensais avoir tout compris en l’espace de dix minutes. J’allais m‘apercevoir que je me trompais lourdement. Mais elle se reprit vite en main et me proposa une nouvelle manche :

-Demain soir je fais une fête, viens avec des amis, on verra si tu seras si talentueuse sur mon terrain.

Elle finit sa phrase par un grand sourire et me jeta à la figure sa carte avec son adresse. J’étais stupéfaite de voir à quelle vitesse elle s’était reprise en main. Cette fille était incroyable je dois le dire. Je me décidai à aller à cette fête, je voulais que le jeu continu de plus belle, j’en devenais dépendante. Mes amis ne seraient pas durs à convaincre : boisson, drogue, piscine, sonna, mais surtout des filles. Certain d’entre eux sont intenables en soirée, je comptais sur eux pour égayer un peu cette fête.

Ce vendredi se passa très rapidement, je m’en rappel très bien. J’étais très excitée à l’idée de me retrouver chez Emilie, de voir son empire. Et je ne fus vraiment pas déçue. On arriva aux alentours des vingt-trois heures, nous étions partis à trois voitures, tout le monde avait était partant. En arrivant nous étions très étonnés du bruit qui envahissait les rues, comment les voisins pouvaient supporter tout cela à cette heure ?En entrant je me croyais transféré dans l’un de ces films américains où l’on voit tout un tas de jeunes entrain de boire, fumer et tout cela autour d’une gigantesque piscine. Je voyais mes amis au bord de l’extase, sans aucune gène ils s’intégraient aux différents groupes. Moi je scrutais tout autour de moi à sa recherche. Je voulais la voir, j’étais là seulement pour elle. Je ne savais pas ce que la soirée pouvait me réserver, j’allais peut- être partir perdante, mais je ne voulais qu’une chose : être près d’elle. Mes amis ne comprenaient pas ce qui me poussait tant vers ce jeu qui prenait un aspect de plus en plus glauque. Je ne leur demander pas de comprendre !

La toute première heure je ne l’ai pas aperçu une seconde. J’en ai profité pour boire et jouer. Il ne se passe pas une soirée sans que mes amis et moi ne jouions à la belote. Ma tête avait commencé une valse interminable. A cette allure dans une heure je serai couchée. Mais dans ces moments là on fait tout ce qu’il ne faut pas faire : continuer à boire. En sortant pour aller me chercher une bière, un ami à moi me raconta qu’il pensait avoir vu Emilie. Une fois ma bière en main je cherchais un groupe d’ami qui devait être près de la piscine. C’est à cet instant que je l’ai aperçu, elle jouait au centre de la piscine. Alors que je la regardais, l’espionnais, j’entendis mes amis crier mon nom, il courrait vers moi. J’ai compris trop tard que j’allais me faire jeter à l’eau. Tout y était passé : mes habits, mes clopes, ma bière et un peu d’argent. Elle m’avait donc enfin vu. Alors que j’enlevais mes chaussures pour les sortir de l’eau, je sentis des bras m’enlacer. C’est en tournant la tête que je m’aperçus que c’était elle. On se regarda intensément dans les yeux avant qu’elle n’entame la discussion :

-Cette petite douche va certainement te remettre les idées en place après tout ce que tu as bu. C’est triste de voir à quel point tu perds vite tes moyens. Il faut que tu restes en forme si tu veux que le jeu prenne une nouvelle tournure.

Je n’avais pas tout de suite compris de quoi elle parlait. Mais j’allais vite comprendre ses mots. Je pouvais sentir ses seins frotter mon tee-shirt mouiller. C’était une sensation très agréable. Mais après quelques secondes, elle stoppa son étreinte et sortit de la piscine juste devant moi. Mon regard ne la quitta pas jusqu’au moment ou elle sortait de mon champs de vision. Même si elle avait perdu de son bronzage, sa peau restait mate, elle avait des jambes si parfaite. Son maillot lui allait à la perfection, il lui faisait des fesses si belle et ronde comme il faut. Je me laissa couler dans l’eau pour reprendre mes esprits et essayer de comprendre le sens caché des derniers mots que je venais d’entendre. Elle était comme un mode d’emploi qu’on a beau lire et relire, rien n’y fait, il reste incompris. Il n’y a qu’en jouant que l’on peut comprendre. Un peu déstabilisée, je regagnai ma voiture pour mettre le change que j’avais prévu. En revenant la foule s’était calmée. La majorité des gens était rentrée dans la maison, il faut dire qu’à la mi-janvier il ne fait pas chaud dehors, mais la piscine chauffée c’est encore plus agréable. En rentrant, je discutai avec une jeune fille. Elle était juste un peu plus grande que moi avec de superbes yeux verts qui accompagnaient parfaitement la couleur brune de ses cheveux. Elle avait un visage très agréable à regarder. C’était une fille qui semblait intelligente, son discours n’était pas dénué de sens et son argumentation était intéressant. C’est ainsi qu’on discuta longuement ensemble. Elle me fit oublier que j’étais venue pour jouer. Nous étions toutes les deux un peu isolées assise sur un canapé. Alors que nous continuions à discuter nos deux corps se rapprochaient irrésistiblement l’un à l’autre. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas si bien sentie. Elle me demanda de la suivre. J’étais anxieuse par rapport à ce qu’il pouvait arriver. Même si je n’avais jamais caché mon attirance pour les femmes, je n’en avais encore jamais rencontré intimement. Mais j’allais la suivre quand même, je ne pouvais renier mon attirance pour elle. Elle me guidait en me tenant la main, elle semblait bien connaître la maison. C’est alors que je me mis à douter du hasard de notre rencontre. Elle me fit descendre des escaliers qui menait dans le sous-sol, là elle ouvrit une porte sur une grande salle aménagée avec des canapés, un billard, un réfrigérateur … c’était aménagé comme une sorte de loft. Une fois rentrées, elle a fermé la porte derrière moi et s’est mise à m’enlacer et à m’embrasser le cou. Je frémissais sous la douceur de ses caresses mais j’ai quand même réussi tant bien que mal à me dégager de son étreinte. Je devais savoir qu’elles étaient ses liens avec Emilie :

-Ça ne va pas ? Je vais trop vite peut- être. Excuse-moi mais j’ai tellement envie de toi !

-Ça va très bien, même si j’ai un peu mal à la tête. Mais le problème n’est pas là, se n’est pas toi non plus, enfin si dans un sens mais … bref je voulais savoir comment ça se faisait que tu connaissais si bien la maison ? Je ne suis pas en très bon terme avec Emilie et je commence à la connaître, elle est très manipulatrice.

-Ne t’inquiète pas je comprends tes appréhensions. Emilie est une amie qui a été un peu plus que ça il y a quelques mois de cela. Elle m’a parlé de toi aussi, tu l’as trouble énormément. Je ne comprends pas qu'elle joue encore avec toi d’habitude c’est beaucoup plus rapide. Mais avec toi c’est différent, tu la perturbes. Quand nous nous sommes vues la dernière fois, elle semblait ailleurs, c’était pourtant elle qui m’avait demandé de venir. On ne refuse rien à Emilie même si tout le monde sait que nous ne valons rien à ses yeux. Mais encore une fois, avec toi c’est différent, elle semble te porter un intérêt bien plus important. Méfies toi, une fois dans ses filets, il est difficile de s’en échapper. Mais je te promets qu’elle n’est en rien dans notre rencontre si c’est ce qui te fait peur.

- Excuse-moi, mais je devais te le demander. Je commence à regretter d’être venu, sur son terrain c’est beaucoup plus dur de maîtriser les choses ! Je ne maîtrise rien d’ailleurs.

-Je ne regrette pas que tu sois venue, je comprends Emilie de mieux en mieux. Tu me fais perdre complètement mes moyens.

Je fis alors le premier pas pour m’être mes excuses à exécution. Je m’approcha doucement d’elle, je lui pris délicatement ses deux mains tout en venant m’installer au plus près d’elle. Je sentais son souffle plus je m’approchais d’elle. D’un geste je lui dégageai le visage pour mieux l’admirer, elle était si belle et semblait si pure. Le premier baisé fut délicat. Ses lèvres étaient d’une douceur inimaginable. Puis les caresses se firent plus intenses et les baisers plus fougueux. J’étais envahie d’une chaleur insoupçonnée. Elle m’enleva mon débardeur délicatement avec un regard soutenu qui me donnait confiance. Elle avait pris les choses en mains. Elle m’embrassait les seins délicatement tout en me déportant vers le canapé. Mais arrivé en face, c’est moi qui l’y installa. Je la dévêtit à mon tour. Elle était tellement belle, j’aurai pu la contempler des heures entières. Mais alors que nous nous embrassions la porte s’ouvrit ce qui nous fit sursauter toutes les deux. C’était Emilie. Je vis Juliette se rhabiller rapidement, elle me donna un dernier baiser furtif avant de partir. Tout s’était passé si rapidement, Juliette était partie, alors qu’Emilie était là, devant moi. Le désir intense que j’avais eu pour Juliette n’avait pas été assouvi, j’étais dans un état de frustration intense.  Mais alors que je remettais mon débardeur, Emilie prit la parole :

-Je ne voulais pas te déranger mais tu es venue pour moi et nous n’avons pas joué ce soir. Je m’ennuie de nous. Je comprends que tu ais craquer pour Juliette, elle est très mignonne et c’est une fille brillante comme tu dois les aimer. Et puis c’est une experte, elle sait y faire, mais ça tu y as goûté trop furtivement. Tu dois la penser si pur, mais c’est l’une des filles les plus extraverties au lit que j’ai pu rencontrer. Ah ça elle en fait voir de toutes les couleurs la Juju !

Le ton sur lequel elle me parlait était menaçant et plein de moqueries. Que pouvait-elle bien me vouloir à trois heures du matin.

-Qu’est ce que tu veux ? C’est quoi ton plan pour nous ce soir ? Et laisse Juliette où elle est.

- Oh c’est trop mignon tu te mets à la protéger ! Mais détrompes toi elle est bien plus forte que tu ne le penses. Sinon j’aimerai enfin m’amuser.

-A quoi ? Tu ne veux pas qu’on se fasse une joute oratoire quand même !

-Nan, j’ai prévu autre chose. C’est un jeu pour boire, tu vas voir c’est drôle, je vais inviter deux de mes amis.

Que voulait-elle ? Je ne comprenais plus comment tout cela avait commencé, et surtout pourquoi ? Quel était le but de ce jeu qui n’avait pas de règles ? Être la meilleure ? Était-ce donc cela le but ? Je devais gagner ce jeu ridicule pour avoir gagner une bataille ? Elle arriva avec un garçon et une fille avec qui je l’avais déjà aperçu tout à l’heure. Une nouvelle conquête peut être ? Elle avait beau être mignonne, elle n’égalait pas la beauté de Juliette, seul Emilie pouvait rivaliser. On s’installa tous les quatre autour d’une table. Le jeu était simple : un dé, un plateau de jeu, une roue des gages, et de la tequila. Les gages étaient divers : bois ton verre, tournée générale, bois le verre de tous, embrasse ton voisin, enlève un vêtement … On commença à jouer, Emilie semblait bien s’amuser, ses amis aussi. Moi ? Je me demandais toujours ce que je foutais là. Au bout d’une petite demi-heure la tequila était vide aux trois quarts. Je dois dire qu’Emilie n’a pas eu beaucoup de chance, elle était en maillot de bain, moi en pantalon, sa copine n’avait perdu que ses chaussettes. Le copain avait beaucoup bu tout comme Emilie. Moi ça allait. Mais Emilie tomba sur « le embrasse ton voisin sur … ». J’étais sa voisine, elle devait m’embrasser sur la bouche, je m’attendais à un petit baisé, mais elle en avait décidé autrement. Son baisé était intense, elle ne semblait pas vouloir arrêter, je pris donc l’initiative.

-C’est quoi le problème ? Vas pas me dire que je ne t’excite pas parce que sinon tu serais pas là ! Si c’est un problème de moralité, au cours de ces derniers mois j’ai appris que la moralité tu t’en foutais royal ! Alors quoi répond et ne me regarde pas comme ça !

Je ne savais pas quoi faire, ni quoi dire ! Bien sur que je la désirais mais on ne pouvait pas faire ça, cela changerai tout.

-Je ne sais pas quoi te dire, je ne me voyais pas t’embrasser tout simplement.

-Sortez! vous deux ! Elle était dans une rage folle

-Toi tu la touches t’es morte !

La fille venait de m’adresser ces quelques mots, elle devait donc bien flirter avec Emilie.

-Ta gueule et dégage Marie tu ne m’es plus d’aucune utilité !

La pauvre fille, elle devait avoir si mal après ces mots. On était pourtant maintenant seules dans la salle. J’appréhendais ce moment. Elle nous servit deux tequila.

-A la tienne ma belle.

Son ton avait changé. Encore une fois elle me prouvait sa capacité à relativiser les choses et à gérer ses sentiments. Une fois nos verres vide, elle s’approcha de moi, je ne bougeais pas, je restais là à la regarder.

-Je sais que t’as envie de moi, je le sais depuis le premier jour. Notre petit jeu m’excite tellement, combien de fois je t’ai désiré et ce soir je vais enfin pouvoir t’avoir. Tout ce temps m’a permit de mieux te cerner, de juger à quel point tu étais prête à tout. Ton ego te perdra ma chérie, mais j’adore ça.

Ces quelques mots m’avaient mis dans un état d’excitation intense. Bien sur que je la désirais, comment pourrait- il en être autrement ? Nos regards ne se quittaient plus, nous nous approchions doucement l’une de l’autre. Je ne pouvais plus patienter, je devais goûter de nouveau à cette bouche qui s’entrouvrait pour humidifier ses belles lèvres. Elle m’arrêta ! Elle continuait de jouer avec moi.

-Pas tout de suite ma belle, prenons notre temps.

Son doigt sur mes lèvres me calmait. S’en suivit une suite de caresses toutes plus excitantes les unes que les autres. Je goûtais pour la première fois au sexe lesbien et jamais je n’avais ressenti un tel plaisir. Je prenais plaisir grâce à ses caresses mais aussi lorsque moi même je lui faisais plaisir. Certaines de ses caresses étaient douces, mais mon corps portaient les marques de ses cris étouffés dans ma chaire, mais aussi de ses griffures. Je lui avais laissé les même marques. En me réveillant à son côté sur le billard, mes sentiments se partageaient entre honte et satisfaction. Peut-être aurai-je du attendre Juliette ? C’est à elle que mes premières pensées du matin étaient destinées. J’espérais pouvoir la retrouver dans la maison, je devais la revoir. Je regarda une dernière fois le corps splendide d’Emilie couchée juste là, à côté de moi. C’était sûrement la première et dernière fois. J’allai chercher une couverture sur le canapé pour la couvrir, je ne pus m’empêcher de déposer un léger baiser dans son cou avant d’aller chercher ma Juliette.

Après quelques minutes je la retrouva dans une chambre entourée de deux garçons. Ils étaient tous les trois nus. Je m’étais donc trop avancée. Il n’ y avait rien avec cette fille, juste un plan cul de plus. J’essayai de fermer la porte doucement mais elle avait du m’entendre. Elle me suivit dans le couloir et nous mena dans une pièce vide, là elle me regarda dans les yeux, elle était toujours nue :

-Je t’ais attendu toute la nuit elle me souriait mais ses yeux dégageaient une tristesse plus profonde

-Je ne pense pas t’avoir beaucoup manqué, tu étais plutôt bien entourée !

-Tu es jalouse ? Ces mecs c’est que dalle, toi par contre t’as du prendre ton pied avec Emilie. Tu n’as rien à me dire et surtout pas à me faire la morale.

Peu importe si cela nous menait nul part, je ne pouvais pas retenir mes pulsions sexuelles plus longtemps. Personne ne l’aurait pu en face d’une si jolie fille dans son habit le plus simple et naturel. C’est ainsi que je m’avança vers elle pour l’embrasser, la calmer et peut-être même la rassurer. Elle me plaqua rapidement contre le mur, elle était pressée je suppose, mais sans m’en rendre compte j’étais complètement dévêtue. Son étreinte était passionnée, mais après quelques instants une sorte de rage semblait l’habiter. Alors que j’essayais de me dégager de ses bras, elle continuait à me maintenir fortement, j’avais beau lui demander de me lâcher elle continuait à m’embrasser. Puis elle me lâcha, me regarda droit dans les yeux, son regard était froid, des larmes avaient envahi le bleu de ses yeux. Elle me dit  pourtant calmement :

-Je sens son odeur partout sur toi, tu l’as dans la peau ! J’aurai préféré que tu l’as rejette hier soir car maintenant malgré mes envies, quand je te regarde dans les yeux je la vois. N’essai pas de me revoir.

Et elle partit ainsi sans un mot de plus. Moi, je resta debout sans bouger, tout en essayant de comprendre ce qui s’était passé depuis la veille au soir. En remettant mes habits, je la vis une dernière fois. Elle démarrait une belle voiture, elle était seule et sans un regard en arrière elle était partie. A cet instant je compris que jamais je ne la reverrais. Après m’être habillée, je réveilla deux de mes amis qui étaient toujours là et je m’éclipsa avec eux. Ils ne m’ont rien demandé, ils savaient déjà que tout était bien trop compliqué. Ils s’étaient amusés, s’était le principal. Je passa le week-end chez moi à réfléchir à ce que j’avais fait. Je m’en voulais d’avoir était si faible. J’essaya même de me plonger dans le travail mais rien n’y fit, je ne faisais que m’apitoyer sur mon sort. Juliette aurait pu être une si belle expérience, quelque chose de sincère aurait pu se dessiner entre nous, j’en suis sure.

Le lundi matin j’avais peur de croiser Emilie. Qu’allait-il pouvoir arriver ? Le jeu était il terminé ? De nombreuses questions traversaient mon esprit. Et puis je sentis un bras m’agripper et me tirer en arrière. C’était elle, je le savais, mais pour la première fois je la laissai me guider où elle voulait, nous devions avoir une discussion. Elle ne m’emmena pas dans les toilettes comme à son habitude, mais dans sa voiture garée dans un parking non loin de la Fac. Une fois à l’intérieur, elle verrouilla les portes. Elle me regardait droit dans les yeux, elle ne parlait pas, son souffle était court. Je n’osais pas prendre la parole, j’avais peur de ce qui allait suivre. J’étais devenue lâche.

-Tu as de si jolis yeux. Cela doit être là où tu puises toute ta force.

Son silence reprit jusqu’à ce qu’elle se décide à parler voyant que je ne ferai pas le premier pas :

-Ce n’était pas très gentil de me laisser seule samedi matin. C’est la première fois qu’on m’abandonne après … enfin tu m’as compris, après ce que l’on a vécu. C’était si fort, je ne peux pas croire que c’était ta première fois. Oh oui c’est l’un de tes amis qui ma avertit, cela m’avait encore plus excité. Heureusement que Juju a été longue à la détente. Bref tout ça pour te dire que je ne veux pas que ça s’arrête là, je veux que l’on passe tout notre temps ensemble, je te veux seulement pour moi.

- Qu’est ce que tu crois ! Se n’était rien de plus qu’une nuit. On a bien joué, mais je ne serai jamais ton jouet !

-Et que penses-tu que tu étais vendre soir ? En laissant partir Juliette, tu ne jouais plus avec moi, tu étais là pour moi. Et puis arrête je ne te demandes pas d’être comme les autres, je veux que tu restes toi-même, que quelqu’un soit là pour me contredire, je m’ennuie sans toi.

Elle ne pensait qu’à  s’amuser, elle voulait que sa vie soit un énorme jeu. Je ne voulais pas de cette vie.

-Non Emilie, je ne joue plus c’est bien clair, si tu me respectes laisse-moi vivre ma vie, la tienne ne me correspond pas.  

-Bien sur qu’elle te correspond, tu es …

- Tais-toi ! La discussion est close, j’en ai marre de tout ça alors ouvre la porte et laisse moi sortir.

- C’est Juliette c’est ça, elle t’a rejeté et tu penses que c’est à cause de moi mais tu te trompes, Juliette ne s’attache pas plus que toi ni moi, c’est une solitaire. Alors viens près de moi.

Elle me prit le bras et m’approcha d’elle, sur le moment je n’ai pas vraiment réagi puis je me suis éloignée d’elle

-Ouvres cette putain de porte !

- Comme tu veux ma chérie, mais je sais que tu reviendras vite vers moi, j’en suis sure.

Elle ouvrit la porte, je sortis rapidement, et alors que je m’éloignais, je sentais son regard sur moi. Je pouvais l’imaginer entrain de serrer son volant si fort pour dégager sa colère, tout en imaginant  aussi son petit sourire coincé sur le bord de ses lèvres, il traduisait sa certitude que j’allais revenir vers elle. Mais j’étais bien décidée à la sortir de ma vie.  Je m’étais enfin aperçue que le jeu n’en valait pas la chandelle.


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Jeux pervers - Joey
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