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 Leralia - Katou

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YulVolk
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MessageSujet: Leralia - Katou   Jeu 17 Mar 2016 - 20:16

Pseudo de l'auteur : Katou

Nombre de chapitres : 1

Rating de l'histoire : G
Genre de l'histoire : Fantastique, Romance

Résumé de l'histoire :

Varalia , Jeune capitaine de l'armée royale de Dalin va être amenée à demander de l'aide au royaume du cousin de son roi après l'offensive des gobelins. Comment vont-ils parvenir à triompher face à une grosse armée dominée par le mal ? Ce qui est sûr c'est qu'une rencontre risque de lui changer sa perception de la vie.

Terminée et Corrigée
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YulVolk
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MessageSujet: Re: Leralia - Katou   Jeu 17 Mar 2016 - 20:17

Je regardai autour de moi et vis tous ces corps de créatures au sol. L'une d'elles s'approcha de moi, je me baissai puis lui enfonçai mon épée dans le ventre. Je pris mon couteau qui se trouvait rattaché à ma botte et le lançai de toutes mes forces en direction d'un gobelin qui courait vers moi. Je regardai Nalil qui luttait bravement contre l'une de ces créatures, puis il finit par la mettre à terre. Autour de moi, tout n'était que fumée et corps ensanglantés, les gobelins n'avaient eu aucune pitié.

- Nalil ! Mon ami, ces misérables battent en retraite ! dis-je à mon second.

- C'est parce que vous les avez fait fuir capitaine ! me cria t-il en rigolant.

Je rangeais mon épée couverte de sang noir dans son étui, tout en m'approchant de lui.

- Rassemble les hommes et fais moi la liste des pertes. Je vais aller voir notre roi.

Il acquiesça de la tête et partit exécuter mes ordres. Je montai mon cheval et partis en direction du château de Dalin. Les hommes que je croisais sur mon chemin s'inclinaient tous devant moi et je ressentais la fierté d'avoir une fois de plus, gagné cette bataille.
J'arrivais dans la cour du château, un homme se précipita pour prendre les rênes de mon cheval, alors que je montais les escaliers en pierre de ce fort. Un Mage se tenait devant la porte du roi, il lui servait de guérisseur.

- Capitaine Varalia, vous ne pouvez entrer ! Le roi Drorenon a grand besoin de repos.

- Comment est-il aujourd'hui? demandais-je au Mage.

- Je lui ai fait boire la meilleure de mes potions, mais malheureusement rien n'y fait... Ce mal qu'il abrite est en train de le détruire...

J'étais triste à l'idée de perdre mon Roi bien aimé. Il m'avait prise en tant que Capitaine de sa garde royale alors que je n'avais qu'une vingtaine d'années...et Sept années passèrent à servir mon Roi.

- Je dois le voir Mage. Je t'en prie...

Celui-ci me fit un signe de tête pour m'autoriser à entrer.
Je vis le Roi allongé inerte dans son lit, il était si pâle, comme si la mort se tenait devant l'entrée et n'attendait qu'un signe pour venir le prendre. Je m'accroupis devant son lit et lui pris la main.

- Mon Roi... Je prie chaque jour pour votre guérison.

Celui-ci me sourit en me regardant comme un père.

- Valaria... Ne t'en fais pas pour moi, je sens que le moment de rejoindre mes ancêtres n'est plus très loin, me dit-il d'une petite voix tremblante.

- Ne dites plus cela sire...nous avons encore grand besoin de vous dans le Royaume de Dalin. Il faut que vous sachiez... Les gobelins errent dans nos contrées, ils vont et viennent à leur guise. Il n'y a même pas une heure mes hommes et moi en avons massacrés une trentaine qui allaient en direction du village.

- Des gobelins ? dit-il en toussant. Vognar ne doit pas être très loin, il va bientôt frapper de nouveau, mais avec plus de force.

- Alors je me battrai jusqu'à mon dernier souffle pour que Dalin ne tombe entre les mains de ce seigneur noir !

- Je connais ton courage et ta force Varalia...mais notre armée n'est pas assez puissante pour lutter contre ces troupes.

- Que faire majesté ?

- Tu dois aller voir mon cousin le Roi Alemas. Demande lui de l'aide et combats à ses côtés...Varalia...j'ai besoin de toi, protège mon royaume en mon absence, me dit-il en me tenant les mains.

- J'en fais le serment mon Roi ! Il est temps que vous dormiez...

Je sortis de la pièce les larmes au yeux et me dirigeais vers la salle du trône où m'attendait Nalil.

- Capitaine, nous avons perdu une dizaine d'hommes...

- Ces créatures maudites ! Et notre roi qui ne se remet pas ! Nalil, rassemble les troupes ! Prends nos meilleurs chevaliers, nous devons nous rendre au château de Mirarelith. Nous partirons demain à l'aube.
Les premières lueurs du soleil éclairaient le royaume de Dalin et les chevaliers scellaient leur monture.

- Capitaine votre monture est prête, me dit Nalil.

Il avait revêtu son armure et avait accroché son bouclier à la scelle de son cheval. Je savais que je pouvais compter sur lui, il a toujours été à mes côtés quelles que soient les épreuves.
Je montai à cheval et ordonnai aux troupes de me suivre. Ils se formèrent en ligne derrière moi et le bruits des sabots faisaient trembler les terres de Dalin.
La route était longue jusqu'à Mirarelith et la nuit commençait à se faire sentir. Je décidai d'arrêter le voyage pour que les chevaux puissent se reposer jusqu'au lendemain.
Je tentais de trouver le repos dans ma tente, mais rien n'y faisait, la peur m'empêchait de dormir. La peur de voir ces terres que j'aimais tant succomber aux attaques de Vognar et de ses hordes de gobelins. Nalil entra dans ma tente.

- Capitaine, les hommes sont postés à tous les flancs et se relaieront pour la garde.

- Merci mon ami...

- Capitaine, on ouït dire qu'au château de Mirarelith, la fille du roi Alemas est la plus belle femme de toutes les contrées qui s'étendent d'ici depuis l'Est...

- Ce ne sont que des dires mon ami, personne ne l'a vue. Alemas craint tellement pour sa vie, qu'il la garde dans une partie secrète du château. Après avoir perdu ses deux fils, il perdit la raison. Il est temps que tu ailles dormir, la route sera encore longue demain.

- Bonne nuit capitaine.

Nous reprîmes la route aux premières lueurs de l'aube, jusqu'à arriver à destination.
Le château était de taille gigantesque, les remparts abritaient des soldats figés qui montaient la garde. On annonça notre arrivée par des sons de trompettes et de tambour, qui résonnèrent dans tout le royaume. Les portes immenses s'ouvrèrent devant nous et je vis plusieurs gardes entourer le roi Alemas qui était venu en personne nous accueillir.

- Le sceau royal de mon cousin sur vos étendards et boucliers... mais où est mon bien aimé Drorenon? demanda le roi.

- Sire, je suis Varalia capitaine de la garde royale et des troupes armées du roi Drorenon. Sur ordre de sa majesté, je viens quérir de l'aide en votre personne.

- Varalia ? C'est un honneur...

- C'est pour moi aussi un honneur sire. Je demande asile pour mes hommes et moi.

- Très bien ! Qu'on s'occupe de leur chevaux ! Varalia, suivez moi.

Je suivis le roi qui traversait son château pour m'emmener vers un endroit où il serait sûr de ne pas croiser d'oreilles indiscrètes.

- Varalia, pourquoi êtes vous venue de Dalin ?

- Sire, je ne vais pas vous mentir... Dalin vit de sombres jours ces temps-ci, votre cousin est gravement malade et toutes les potions de notre Mage n'y changent rien. En plus de cela, des hordes de gobelins souillent nos terres et nous manquons cruellement d'hommes. Votre cousin soupçonne Vognar de rassembler ses forces pour donner un coup fatal à Dalin. Ce sont sur ses ordres que je suis ici Majesté.

- Malade vous dites... dit le roi avec un air attristé.

- Sire, je pleure autant que vous l'état de votre cousin, mais le temps presse.

- Oui ne vous inquiétez pas, Mirarelith portera secours au royaume de Dalin.

Je m'inclinai devant le roi qui m'invita à prendre place à sa table.

- Mangez à votre faim ! vous êtes mes invités ! s'exclama le roi en nous regardant Nalil et moi.
La table était immense et remplie de nourriture en tout genre. Ses généraux étaient présents et les domestiques s'attelaient à la tâche pour ne pas que les convives manquent de quoi que ce soit.

- Capitaine Varalia, le temps de votre séjour vous aurez à votre disposition un de mes domestiques à votre service, me dit le roi.

Puis il appela une jeune femme qui portait une robe tâchée par toutes sortes de travaux ménagers. Ses longs cheveux noirs étaient attachés avec une baguette de bois.

- Sire, je n'en demande pas autant, votre hospitalité est déjà pour moi un grand honneur...dis-je au roi en inclinant la tête.

- Les coutumes de ce royaume ont été instaurées par mes ancêtres et je les respecte donc. Leralia, tu seras au service de la capitaine Varalia. Tu lui devras obéissance et loyauté durant son séjour parmi nous.

La jeune femme me regarda avec ses yeux noisettes et s'inclina devant moi pour prouver son obéissance. Je remerciai le roi Alemas, puis le repas fini, je me retirai dans mes appartements.
On frappa à ma porte.

- Entrez.

Leralia se tenait devant l'entrée, hésitante et intimidée.

- Sa seigneurie a t-elle besoin de quoi que ce soit?

- Seigneurie ? Laissez donc ces noms aux nobles de ce royaume. Varalia suffira. J'aimerais que tu aiguise mon épée, puis que tu nettoies mon armure.

Je la vis s'approcher de celle-ci en la regardant avec émerveillement.

- Aurais-tu quelque chose à reprocher à mon armure ?

- Non...je la trouve magnifique. Ce sont des gravures elfiques dessus n'est-ce pas ?

- Tu connais les elfes ?

- J'en ai vu quelques-uns, ils sont si beaux et parlent avec tellement de grâce dans leur voix.

- Oui et ce ne sont pas les seuls dons qu'ils possèdent. Ils sont d'une grande générosité.

- Je n'en doute point et je sais aussi que vos paroles ne sont que vérité, vous qui êtes si proches d'eux.

- Que veux-tu dire par cela ?

- Vous avez été élevée par les elfes et vos connaissances ainsi que votre savoir de la guerre vous a été enseignés par eux.

- Tu es bien renseignée. Je ne m'attendais pas à avoir une domestique qui connaisse aussi bien ma personne.

- Votre légende vous précède capitaine Varalia, vous inspirez le respect et la crainte dans plusieurs des royaumes de ce monde.

- Ma légende ? Mademoiselle, une légende est une chose dont on entend parler mais qui n'existe pas. Pourtant moi je suis bien réelle.

- Je ne voulais pas vous offenser, pardonnez moi. Bien je vais aller passer la nuit à aiguiser votre épée ainsi qu'à nettoyer votre armure.

Puis elle s'inclina avec un air de colère et partit en claquant la porte. Je sentis le sommeil prendre possession de moi et fermai les yeux lentement.
Au matin ce premier jour passé dans le royaume de Mirarelith, Leralia entra dans ma chambre pensant que je dormais encore.

- Excusez moi, je ne savais pas que vous étiez déjà debout.

- Ce n'est rien , as tu fait tout ce que je t'ai demandée hier soir?

- Oui, je vais aller chercher vos affaires immédiatement.

- Mon épée suffira. Vu que nous ne partons pas pour la guerre aujourd'hui, je n'ai nullement besoin de mon armure. Cela devrait te venir à l'esprit Leralia.

- Excusez moi oh grande capitaine Varalia. Les grands guerriers ou guerrières de ce monde portent toujours leur armure, je n'avais pas imaginé que ce ne serait pas votre cas.

A mon grand étonnement, cette jeune femme à l'allure timide et plutôt frêle me parla sur un ton que personne n'avait osé faire jusqu'ici.

- Je ne m'attendais pas à avoir une domestique aussi bavarde et peu commode.

- Eh bien désolée de vous décevoir, sachez que je ne m'attendais pas non plus être au service d'une seule et si modeste personne. Je vais chercher votre épée de ce pas capitaine Varalia.

Puis elle partit d'un pas ferme et décidé. Je souris tout de même à sa façon d'agir, elle avait un tempérament de feu pour une jeune servante.
Je partis rejoindre le roi Alemas dans la salle du trône où il était en compagnie de ses généraux qui portaient un regard inquiet sur la carte du royaume.

- Bonjour Varalia, j’espère que cette première nuit fut à votre guise.

- Majesté, je vous remercie pour l’hospitalité grandiose dont je gratifie.

- Bien, parlons de choses sérieuses, Vognar envoie ses troupes vers Dalin dans le but d'affaiblir les Hommes. Je pense qu'une fois Dalin conquis, il se mettra en route vers nous. Pour cela il devra passer par le pays d'Isiolas, demeure des Elfes.

- Sans vous offenser sire, Vognar ne prendra pas le risque de s'aventurer vers les terres d'Isiolas, les Elfes sont bien plus puissants que ses gobelins.

- Vous avez sans doute raison Varalia, vous connaissez bien les Elfes et leur art de la guerre pour le pratiquer vous même. Dans ce cas, il faudra nous mettre en route au plus vite pour Dalin.

Le roi se retourna vers ses généraux pour leur donner l'ordre de rassembler les hommes afin de se mettre en route dans les jours qui suivent. Au même moment l'alarme du château se mit à retentir.
Un des gardes donna l'ordre d'ouvrir les portes du château et une ligne d'hommes se précipitèrent en formation dans la cour.
Je partis en courant en hurlant le nom de Leralia pour qu'elle m’emmène mon épée.
Celle-ci arriva avec un air paniqué.

- Leralia, peut être la prochaine fois devrais-je demander à mon cheval de me l'apporter, il sera sans doute plus rapide que toi ! lui dis-je d'un ton ferme en lui arrachant mon épée des mains.

Puis sans attendre un mot de sa part je me précipitais dans la cour. Un homme de la garde de Mirarelith était sur un cheval, blessé par une flèche de gobelins dans la poitrine. Une fois arrivé, il tomba de sa monture.

- C'est un de nos éclaireurs majesté ! dit un des gardes à son roi.

L'éclaireur qui se trouvait au sol dans les bras d'un des gardiens essaya de dire quelques mots, d'une voix tremblante et essoufflée.

- Sire...mes deux compagnons sont morts...nous avons été attaqués par les gobelins.

- Je vais aller les massacrer moi-même ! se mit à crier le roi Alemas qui était rouge de colère.

- Sire...Vognar a élevé une armée de dizaine de milliers de gobelins aidés par les rodoc... Ils sont en marche et seront à nos portes d'ici quatre jours.
Puis après ces mots, l'éclaireur succomba à ses blessures.

- Quatre jours !

Les rodoc étaient des monstres des montagnes gigantesques que les hommes craignaient par dessus tout.
Je vis le roi dépité qui regagna la salle du trône. En voulant le suivre j’aperçus Leralia assise sur un petit muret, l'air triste.

- Pardonnez moi... Je n'avais pas à vous vous dire de telles paroles.

- Je ne suis qu'une domestique, me dit-elle sans un regard.

- Si il y a bien une chose que j'ai apprise dans ce monde, c'est que quel que soit le peuple ou la race, tout le monde est égal.

- Ce n'est pourtant pas l'impression que vous donnez.

- Alors pardonnez le cœur d'une jeune femme qui n'est rempli que de champs de bataille jusqu'ici, lui dis- je en esquissant un léger sourire.

Puis elle se leva et me fit un sourire qui me réchauffa le cœur.

- J'accepte vos excuses...capitaine.

Elle partit de son côté sans même se retourner alors que je la regardais s'éloigner. Je sortis de mes pensées pour me rendre dans la salle du trône. Le roi faisait les cent pas, le visage inquiet, cherchant désespérément une solution dans l’œil de ses généraux.

- Des dizaines de milliers de gobelins armés avec des radoc...

Le voyant désemparé, je me décidai à prendre la parole.

- Majesté, si je puis me permettre, vous devriez donner l'ordre à vos hommes de se préparer au combat.

Celui-ci se rapprocha de moi pour me parler en aparté.

- Regardez mes hommes Valaria ! La peur se lit sur leur visage. Vous le savez autant que moi, nous ne sommes pas assez nombreux... Ils viennent nous exterminer !

- Sire...j'ai peut-être une idée... Je vais me rendre sur les terres d'Isiolas pour quérir de l'aide.

- Les Elfes ? Malgré votre amitié envers eux, je doute qu'ils viennent nous aider. Les Elfes n'ont que faire des problèmes des Hommes.

- Laissez moi y aller, peut-être puis-je leur faire entendre raison.

- Très bien faites ce que vous avez à faire...mais soyez de retour dans quatre jours. Nous aurons grand besoin de vous, me dit le roi avant de s'en aller siéger sur son trône.

Quelques minutes plus tard, j'allai prévenir Nalil de notre voyage.

- Nalil, prends quelques uns de nos meilleurs chevaliers, envoie un émissaire quérir le reste de notre armée à Dalin et trouve moi Leralia.

Quelques instants plus tard, celle-ci se tenait devant moi.

- Vous m'avez fait demander ? me dit Leralia.

- Oui, j'ai besoin que tu m'apportes mon armure.

- Elle se trouve dans votre chambre.

- Très bien, je te relève de tes fonctions chère Leralia.

Alors que je partais en direction de ma chambre pour revêtir mon armure, celle-ci m'interpella.

- Pourquoi cela ?

- Je dois partir pour Isiolas. Je serais de retour dans quelques jours pour la bataille.

- En terre elfique ? Emmenez moi avec vous.

- Hors de question, je n'ai pas le temps de te défendre à chaque danger que nous rencontrerons sur la route.

- Qui a dit que j'ai besoin que l'on me défende ? Je sais très bien manier l'épée !

- Leralia, je ne doute pas de ton courage, mais je ne pense pas qu'une domestique puisse manier l'épée comme une guerrière ou un chevalier, lui dis-je en rigolant.

- Moquez vous ! Vous pourriez bien être surprise oh grande Valaria ! Et puis vous aurez besoin de quelqu'un qui aiguise votre épée ou nettoie votre armure, ou bien même qui s'occupe de votre monture ! Et je peux faire cela.

- Hors de question.

- Je vous en prie...je rêve depuis mon enfance de voir les terres d'Isiolas... On dit qu'aucun endroit au monde n'est aussi magnifique que celui du royaume elfique.

Devant ses petits yeux suppliants, je décidai d'approuver sa requête. Sa joie fut tellement intense qu'elle faillit se jeter dans mes bras.
Quelques instants plus tard nous étions tous réunis dans la cour pour prendre la route. Nous n'étions qu'une dizaine de chevaliers à faire ce voyage. Leralia arriva en courant pour monter son cheval, nous rigolions tous à voir cette jeune fille peiner pour chevaucher sa monture.

- Très bien, je pense que nous sommes au complet, dis-je en rigolant ; nous pouvons y aller.

Les portes s'ouvrirent, le soleil brillait haut dans le ciel et reflétait sur nos armures argentées.
Nous étions à un jour de cheval d'Isiolas et tous mes hommes étaient silencieux. Je fis un signe de tête à Nalil pour qu'il prenne la tête du cortège, alors que je dirigeais mon cheval en direction de Leralia qui se trouvait à l'arrière.

- Tout va bien mademoiselle ? lui demandais-je un sourire moqueur aux lèvres.

- Vous n'en n'aurez jamais assez de rire de moi ?

- Avouez que de vous voir peiner à monter votre cheval était plutôt drôle.

- J'ai juste eu un peu de mal à mettre le pied à l'étrier, cela arrive à beaucoup de personnes capitaine Varalia, me dit-elle d'un air hautain. Puis-je vous poser une question ?

- Je vous en prie faites donc...

- J'ai entendu ce qu'a dit l'homme qui est mort... Pensez vous qu'on ait une chance de vaincre les armées de Vognar ?

- Je ne sais pas si nous avons une chance de les vaincre, mais sachez que chaque homme se battra avec courage. A mon tour de vous poser une question. J'entends beaucoup parler de votre princesse... On dit que sa beauté est sans égale. L'avez vous déjà vu?

- Pourquoi ? La princesse intéresserait t-elle le cœur rempli de champs de bataille ? me dit elle avec un sourire moqueur.

- Est il vrai que le roi la garde enfermée dans une pièce du château ?

- Je connais des servantes qui sont des amies à moi et je sais qu'elles lui servent le repas chaque jour. Mais elles n'ont pas le droit de dire où... Sinon il est vrai que l'on dit que sa beauté est sans égale.

Sur ces mots j'accélérai le pas de mon cheval pour me remettre en tête de ligne.
La nuit tomba vite et par précaution nous décidâmes de nous arrêter. Alors que le camp était silencieux et que la plupart de mes hommes se reposaient, j'aperçus Leralia encore debout donnant à manger à mon cheval.
Elle souriait et passait ses mains dans sa crinière.

- Vous ne dormez pas ?

Elle poussa un petit cri en sursautant.

- Je ne voulais en aucun cas vous effrayer.

- Pardonnez moi, j'entends des bruits étranges dans cette forêt qui je dois l'avouer ne me rassure guère.

- Je pensais que vous n'aviez besoin de personne pour vous défendre, lui dis-je avec un grand sourire.

- Mais c'est le cas, me dit-elle d'un air plus sérieux.

- Nous sommes dans une forêt, les bruits étranges sont normaux, des animaux vivent ici. Vous devriez aller vous reposer Leralia, le voyage ne fut pas de tout repos et demain la route sera longue.

Elle me regarda. Ses yeux brillaient à la lumière du feu, puis dans un sourire, elle me souhaita bonne nuit et alla rejoindre sa tente.
Le lendemain nous reprîmes la route qui nous mena à Isiolas.
Leralia rapprocha son cheval de moi, ses yeux regardaient de toute part et brillaient devant la beauté qui se tenait devant elle.

- Vous rêviez de voir Isiolas... Cela est fait, lui dis- je en souriant.

Au fond de moi, je ressentais une douce chaleur à voir cette jeune fille qui n'était qu'une domestique, vivre son rêve.
Alors que les chevaux continuaient leurs pas vers la demeure d'Herion, les arbres s'agitaient lentement comme si ils dansaient. L'air était pur et parfumé, nous entendions le ruissellement de l'eau qui nous berçait d'une douce mélodie. J'avais grandis ici et pourtant, chaque fois que je revenais, le spectacle était toujours d'une aussi grande beauté.
Ce silence fut rompu par un craquement de bois que moi seule entendis.
Me voyant empoigner mon épée, mes hommes firent de même et Leralia se rapprocha de moi avec un air apeuré.

- Je vois que tu n'as pas perdu tes réflexes ! dit une voix qui venait des arbres.

- Galebrilas mon ami ! Je descendis à terre pour aller saluer l'elfe qui avait grandit à mes côtés.

- Je suis heureux de te revoir... Herion sera ravi également, me dit-il en me prenant dans ses bras.

Galebrilas nous emmena dans la demeure d'Herion qui était enchanteresse.
Je vis, celui qui fut mon père adoptif se tenir debout devant son trône elfique et me tendit les bras pour m'inviter à s'y blottir.

- Im gelir ceni ad lin amin hina, me dit Herion. (Je suis heureux de te revoir mon enfant)

- Im gelir ceni athar. (je suis heureuse aussi père)

- Que me vaut le plaisir de ta visite Valaria me demanda Herion.

- Père, l'heure est grave. Vognar se rapproche du royaume de Mirarelith et vient exterminer son peuple. Si je suis ici aujourd'hui, c'est pour vous demander de l'aide.

Il me sourit et me demanda de le suivre à l'écart. Nous poursuivions cette conversation alors que nous marchions auprès d'une rivière.

- Valaria, tu es comme une fille pour moi et tu sais que lorsque nous t'avons trouvée, je n'ai fait aucune différence entre toi et mes frères Elfes.

- Oui père et je ne vous remercierai jamais assez pour tout l'amour que vous m'avez donné, lui dis-je en inclinant la tête.

- Mon enfant, les elfes et les hommes n'ont rien à faire ensemble. Depuis une centaine d'années, nous restons dans nos terres et eux dans les leurs. Lorsque tu as voulu aller à leur rencontre et que tu es devenue une grande guerrière à leur côtés, j'étais le premier à être fier de toi. Mais sache que depuis leur trahison envers notre peuple, l'alliance entre Hommes et Elfes est à jamais rompue.

- Mais père, je vous en prie... Je sais le mal qu'ils ont pu causer autrefois, mais n'ignorez pas ceux qui aujourd'hui ont besoin de vous et qui n'étaient pas là il y a cent ans.

- Hina, non.

- Aidez ces Hommes, je vous en prie athar...vous m'avez enseignée la sagesse et l'honneur. C'est à vous que je dois ce que je suis en ce jour.

- Ne m'en veux pas mon enfant... Puis Herion s'en alla.

Je restai la dans l'incompréhension la plus totale, puis je rejoignis mes compagnons.

- Nalil, nous allons passer le nuit ici. Tout le monde pourra dormir sans crainte, ces terres sont bien protégées.

Leralia s'approcha de moi et posa sa main sur mon bras. Mes yeux fixaient les siens.

- Je peux lire dans vos yeux la peine ainsi que la déception, me dit-elle d'une voix douce et réconfortante. C'est étrange, vos yeux changent de couleurs en ce royaume. Il y avait un mélange de vert et de marron dans vos yeux et là il s'y est rajouté une pointe de jaune. Vos cheveux sont aussi plus clairs ici.

- Cet endroit regorge de magie, ça doit être pour cela.

- J'ai toute confiance en vous Valaria et je sais que quoi qu'il arrive, vous sortirez vainqueur de cette bataille.

- J'admire l'espoir qui vous anime Leralia et votre présence en cette heure, me réchauffe quelque peu le cœur.

Mon regard se noyait dans ses yeux qui brillaient et son léger sourire faisait fondre mon cœur qui s'était endurci de toutes ces souffrances que j'avais pu croiser sur la route de ma destinée.

- Je ne sais pas qui est la princesse de Mirarelith et je ne connais pas non plus sa beauté...mais ce que je sais en ce moment précis, c'est la beauté qui vous anime.

- Je ne saurais répondre à de si douces paroles capitaine Valaria, me dit-elle en rougissant.

Alors que je m'approchais lentement de ses lèvres qui m'attiraient irrésistiblement, je fus interrompue par une voix qui me sortit de ce doux instant.

- Valaria, j'ai un présent à te donner, me dit Galebrilas.

Je souris à ses mots puis le suivis en laissant Leralia qui me fit un sourire en me voyant m'éloigner.

- Voici la lame de Nuil mon amie. Les elfes l'ont forgée en attendant ton retour parmi nous.

Cette lame brillait sous la lueur de la lune, ses inscriptions taillées dans les moindres détails émerveillaient mes yeux. Je remerciai mon fidèle ami en le prenant des mes bras.
En revenant près de ma couche, j'aperçus Leralia qui dormait. J'avais gardé secrètement l'espoir qu'elle m'attende, mais ce ne fut pas le cas. Allongée, son regard et son sourire hantaient mes pensées déjà si torturées. Je pouvais encore sentir son odeur fleurie près de moi et je fus bercée par le souvenir de ses mots qu'elle avait prononcé avant que je ne la quitte.
Quel doux réveil, que celui de Leralia au sourire d'ange.

- Varalia...le soleil est levé et je pense que le temps de partir est arrivé.

Je me levai et après m'être rafraîchi le visage, Herion vint me voir.

- Que la grâce d'Ithil t'accompagne mon enfant. Je suis fier de toi.

Devant ses paroles de père, je le pris dans mes bras et retins les larmes qui commençaient à venir.

- J’espère vous revoir bientôt athar.

Je m'inclinai devant lui et partis en direction de mes compagnons qui étaient déjà tous en selle.
Le chemin retour fut long et mon cœur était meurtri par les paroles de mon père qui refusait l'aide que je lui quémandais. Parfois mon regard croisait celui de Leralia qui essayait de fuir le mien par timidité. Je la regardais souvent, qu'elle soit en train de rire ou de brosser mon cheval, j'étais fascinée par sa douce beauté qui reflétait sur son visage par la bonté de son âme.
Nous arrivâmes après trois jours d'absence au château de Mirarelith.
Le roi Alemas m'attendait avec impatience, dans l'espoir que je lui apporte une bonne nouvelle.

- Majesté...pardonnez moi, j'ai failli à ma tâche, dis-je au roi avec un air attristé.

- Ce n'est pas de votre faute mon amie...me dit-il le bras sur mon épaule, avant de s'en aller rejoindre son trône.

La nuit tomba vite sur Mirarelith et alors que je rentrais dans ma chambre, je vis Leralia.

- Que fais tu ici ?

- Je suis venue prendre votre armure afin qu'elle soit nettoyée pour demain.

Je m'approchai d'elle, lui prenant la main afin que la sienne se sépare de mon armure.

- Ce n'est pas nécessaire...tu devrais plutôt aller te reposer ou faire ce qu'il te plaira car demain nos vies pourraient changer...

Puis en lâchant sa main avec tendresse elle prit la direction de la porte et se retourna.

- J'ai peur Varalia...peur pour l'avenir de notre royaume et le vôtre. Je sais que vous êtes une grande guerrière, mais cette guerre que vous allez mener demain n'est pas la même que celles que vous ayez connues jusqu'à présent.

Je savais que quelle que soit ma réponse, rien ne réconforterait Leralia.

- Pensez à vous mettre à l'abri, je ne pourrai pas veiller sur vous comme je le voudrais demain, lui dis-je avec un sourire forcé.

Puis elle partit l'air attristé, sachant que demain allait être un sombre jour.

Aux premiers rayons du soleil, je commençais à vêtir mon armure au fur et à mesure.
Je regardais l'épée de Nuil que les Elfes m'avaient offerte, sa lame était légère et tranchante.
Mes pas qui traversaient le château me menèrent à mon poste et à mon destin.
Mon regard croisa celui de Leralia qui dans la peur de cette bataille emmenait ses amies dans les cuisines pour les protéger.
En sortant, les rayons du soleil illuminés ce jour qui allait s'obscurcir par le sang et la mort.
Tous les hommes se tenaient à leur poste, les catapultes s'avançaient lentement par la force de ces soldats que la peur avait envahit.
Le roi avait revêtu son armure qui n'avait plus servi depuis des années. L'armée de Dalin était venue nous appuyer et se tenait prête à exécuter mes ordres.
Dans le silence général de l'attente, des roulements de tambours se firent entendre, le cor noir de Vognar retentit et un frisson de peur se fit sentir dans Mirarelith.
Des dizaines de milliers de gobelins avancèrent à grande vitesse, leur soif de sang les poussait en masse à prendre d'assaut la forteresse.
Puis ils stoppèrent leur route, une fois placés tous en ligne devant le château, nous pouvions entendre Vognar demandait à ses troupes de n'avoir aucune pitié. Ce seigneur noir vêtu de son armure et d'une longue cape noire, brandissait son épée en dents de scie dans les airs pour motiver ses troupes.
Nalil me lança un regard.

- Capitaine, ce fut un honneur de me battre à vos côtés, me dit-il en inclinant la tête.

Puis le bruit sourd des pas des gobelins nous ramenèrent à notre réalité. Je levai mon épée et criai de toutes mes forces aux archers de lancer leur premières volées.
Les premières lignes tombèrent sous l'assaut des flèches qui se plantaient dans leur corps. Ils se lancèrent ensuite simultanément à l'assaut du mur et dressèrent alors des centaines d'échelles pour l'escalader.

- Les murs ! Tenez les murs, il faut les repousser ! criais-je aux troupes qui tenaient les remparts.
Certains gobelins franchissaient les remparts et les soldats repoussèrent leurs attaques au prix de leur vies. Prise dans la bataille, deux gobelins avaient réussi à franchir les remparts et continuèrent leur course vers l’intérieur du château. L'un d'eux s'entretua avec un des gardes qui tenait sa position alors que l'autre cherchait une victime à dévorer.
Il passa près des cuisines où Leralia et d'autres femmes s'étaient réfugiées, attiré par leur odeur il y entra. Les femmes se mirent à crier et dans un élan de courage elles prirent ce qui leur passaient sous la main pour le lui jeter à la figure. Puis voyant qu'il se rapprochait d'elle, Leralia empoigna une casserole en le menaçant, ce qui amusa son adversaire.

- Tu crois qu'une casserole va m'empêcher de t'étriper ? lui dit le gobelin au regard noir.

Puis dans la peur, elle se mit à courir à toute vitesse, cherchant désespérément de l'aide.
Alors que les gobelins se faisaient plus nombreux et déferlaient contre le mur du fort, je me battais avec autant de hargne que possible. Mettant un de mes adversaires au sol, je fus sortie de cet intense moment de rage par le roi Alemas qui se tenait sur les hauteurs du château.

- Valaria !!! Ma fille est en danger !

Puis il montra du doigt une jeune fille, casserole à la main se faisant courser par un gobelin.
Dans la précipitation du danger, je me mis à courir vers Leralia qui se retrouvait coincée au fond de la cour. Celle-ci se retourna vers son adversaire qui souriait à l'idée de tuer sa victime et lui lança la casserole au visage. Le gobelin, la recevant en pleine figure, sentit sa soif de sang l'envahir d'autant plus.

- Tu vas regretter d'être venue au monde, je vais prendre mon temps avec toi ! lui dit la créature en s'approchant.
A cet instant, je lui enfonçai mon épée dans le dos et celui-ci s'effondra au sol.
Leralia se jeta dans mes bras, complétement paniquée par ce qu'elle venait de vivre.

- Que fais tu là ? retourne te mettre à l'abri maintenant ! lui dis-je en haussant la voix.

- C'est lui qui m'a trouvée, je ne pouvais faire autrement.

A ce moment même, le sol se mit à trembler sous nos pieds et Leralia s'accrocha à moi.

- Qu'est ce que c'est ? me demanda t-elle, d'une voix apeurée.

- Ne bouge pas ! lui dis-je en la poussant derrière moi.

Je m'approchai des remparts en contournant les cadavres des hommes et créatures qui s'étaient entretués. En regardant par dessus, je vis plusieurs rodoc tenant un énorme bélier dans leurs mains. Ils le faisaient cogner de toutes leur forces contre les portes de Mirarelith.

- Archers !! en bas tuez les rodoc ! me mis je à crier à mes troupes.

Puis me retournant vers Leralia, je lui attrapai le bras et l'emmenai à l’intérieur du château.

- Qu'est ce qu'il se passe Varalia ? Quel était ce tremblement ? me dit elle le regard apeuré.

- Cours et va te mettre à l’abri dans l'endroit de ce château qui te semblera le plus reculé.

Puis dans un dernier regard, je partis pour la bataille. L'assaut contre les portes redoubla d'intensité , alors que les flèches des archers blessaient à peine les rodoc. Ils réussirent à détruire les structures puis dans le vacarme le plus total, les hordes de Vognar entrèrent en masse.
Je sentais l'assaut final proche et inéluctable. Tous les guerriers se précipitèrent dans la cour du bas pour repousser de toutes leur forces ces créatures envieuses de mort. Vognar pénétra l’intérieur et se mit à rire à ce carnage en motivant d'autant plus ses troupes. Alors que nous pensions la bataille perdue, que nous sentions nos forces nous abandonner, un cor retentit près de la citée.

- Ce sont les Elfes !! se mit à crier un soldat dont la joie se faisait ressentir.

Je souris à cette annonce qui remplit les cœurs d'espoir. Je voyais au loin Herion et ses bataillons de guerriers se précipitant vers les murs de Mirarelith. C'est alors que je m'approchai de Vognar pour entamer le combat. Ses coups d'épée étaient fluides et rapides. Cet adversaire était bien plus fort que ce que j'avais combattus jusqu'ici, mais dans un dernier élan de force, je réussis à esquiver la parade de mon ennemi et lui plantai mon épée en plein cœur, le regardant droit dans les yeux.
L'armée de Vognar, prise d'une terreur soudaine et voyant les elfes les décimaient peu à peu, se retirèrent du château pour s'enfuir rejoindre leur contrées. A la fin de la bataille, nous exterminions les derniers gobelins ou rodoc qui survivaient encore.
C'est alors que je m'approchai d'Herion, le sourire aux lèvres et le pris dans mes bras en le remerciant de toute mon âme. Le roi Alemas qui descendit de ses remparts s'approcha du roi des Elfes.

- Seigneur Herion, je ne vous remercierai jamais assez pour votre aide si précieuse, dit-il en inclinant la tête.

- Roi Alemas, le temps des querelles est révolu et des jours nouveaux arrivent. Il est temps de reformer l'alliance entre Hommes et Elfes.

Puis me parlant dans l'oreille, Herion m'avoua qu'il avait aussi craint pour ma vie.
J'aperçus Leralia le visage illuminé par la joie de cette victoire se jeter dans les bras de son père. Puis elle me regarda en inclinant la tête et je fis de même.
La nuit tombée, les Hommes et les Elfes faisaient une grande fête pour célébrer la victoire.
La musique retentissait, les gens dansaient et riaient à plein poumons. En plein milieu de cette célébration , j'aperçus Leralia qui dansait avec Galebrilas, puis m'approchant d'eux,dans un sourire mon ami elfe me laissa seule en sa compagnie.

- La princesse de Mirarelith me ferait elle l'honneur de m'accorder cette danse ?

- Cela serait un honneur pour moi capitaine Varalia, me répondit-elle le visage souriant et gêné.

- J'attends toujours des explications mademoiselle la domestique.

- Mon père a cru bon de me cacher sous une identité quelconque afin que je ne sois pas prise en cible par l'un de ses ennemis. La mort de mes frères l'a beaucoup attristé et il ne voulait pas revivre ça. Et puis ça m'a permis d'apprendre toutes les valeurs du peuple qui vit dans ce royaume.

- J'aimerai que tu m'accompagnes dans mes appartements, j'ai un présent à t'offrir, lui dis-je en stoppant la danse.

Arrivées dans la chambre, je lui donnai un petit sac brodé et lorsqu'elle l'ouvrit, elle y trouva un collier.

- C'est magnifique, me dit-elle les yeux pétillants.

- C'est mon porte bonheur, il m'a été remis par Herion alors que je n'étais qu'une enfant. Quand je serai retournée à Dalin, je ne pourrai plus veiller sur toi. Le collier le fera pour moi, lui dis-je en souriant.

Émue par ce présent, Leralia s'approcha pour me donner un baiser sur la joue et dans cet instant de tendresse, je déposai un baiser sur ses lèvres.

- Tu n'as jamais été aussi belle qu'en cet instant, lui dis-je la voix quelque peu tremblante.

Ma main serrait la sienne avec tendresse et mon regard restait plongé dans le sien. Elle me serra fort contre elle en se blottissant dans mes bras, puis je lui enlevai la baguette qu'elle avait dans ses cheveux pour laisser place à une longue chevelure noire magnifique. Elle me regarda intimidée en baissant la tête. D'un geste de la main, je la lui relevai pour l'embrasser encore. Je la transportai vers le lit pour l'y allonger et alors que j'étais au dessus d'elle, nos regards qui se mélangeaient, laissaient entendre que nous avions attendu cet instant depuis une éternité. La relevant à peine, je fis glisser sa robe le long de son corps pour y découvrir ses formes si parfaites. J'embrassais son cou parfumé et laissais mes mains glisser sur son corps sculpté par les anges. Elle me dénuda alors que je passais ma main dans ses cheveux si doux, puis je la rallongeai au milieu de ces draps de soies pour ne faire qu'un seul corps. Je sentais sa chaleur contre la mienne en étant en elle. Elle me serrait contre son corps de toutes ses forces et je l'entendais éprouver du plaisir. Cette nuit, je compris que l'amour avait envahi mon cœur à jamais et je m'endormis en la blottissant tout contre moi.

Les rayons du soleil illuminèrent peu à peu la chambre et nous réveillèrent. Je regardais avec tendresse son visage angélique qui se mit à sourire en me voyant. La première chose qu'elle fit sans même prononcer un mot, c'est de m'embrasser.

- Mon cœur est si froid à l'idée que tu repartes pour Dalin.

- Le mien l'est aussi, mais je n'ai pas le choix. Drorenon a besoin de moi et Dalin aussi.

- Je penserai à toi chaque jour qui se lèvera.

Je sentais le départ se rapprocher et mon cœur saignait à l'idée d'être loin d'elle.
Pourtant ce fut le moment de se préparer et de quitter cette chambre qui fut le témoin de notre amour. En me rendant à la salle du trône, je retrouvai le roi Alemas le visage heureux et Herion qui me souriait. Leralia se tenait près de son père et me regardait à la fois avec amour et peine.

- Capitaine Valaria, je ne saurais comment vous remercier pour l'aide que vous nous avez apportés. Votre présence à Mirarelith fut un grand honneur et le sera toujours, me dit le roi en mettant sa main sur mon épaule.

Je m'inclinai devant lui et alors que mes hommes n'attendaient que ma présence pour prendre la route, Nalil entra en précipitation dans la salle.

- Majesté, capitaine Varalia, le mage de notre roi est arrivé et désire vous parler.

Le mage entra dans la salle puis s'inclina devant les seigneurs présents.

- Majesté, j'apporte une triste nouvelle. Votre cousin, notre roi bien-aimé Drorenon a succombé la nuit dernière.

A l’écoute de cette nouvelle, les larmes venaient baigner mes yeux et celle du roi Alemas.

- Majesté, il y a autre chose, puis le mage se tourna vers moi et mit un genou à terre. Capitaine Valaria, selon les dernières volontés de sa majesté Drorenon, n'ayant pas d'héritiers, il désire vous voir monter sur le trône de Dalin et ainsi régner dans l'honneur et la bonté.

A ce moment, il me remit la couronne de Dalin et je vis toutes les personnes présentes dans la salle mettre un pied à terre devant moi. Et dans une parole à l'unisson, ils crièrent tous "longue vie à la reine Valaria".
Je ne savais quoi répondre à tout cela et tout un tas d'émotions me traversaient le corps.
Leralia me souriait et m'applaudissait comme le faisait les autres.
Après ces quelques instants, je me dirigeai dans la cour pour rejoindre mes troupes qui levèrent tous leurs épées en l'air pour me saluer. Je montai mon cheval et me retournai une dernière fois pour regarder Leralia qui se tenait sur un balcon. Son regard était rempli de larmes mais malgré la peine qui la tiraillait, elle me sourit.
Son père s'approcha d'elle pour lui parler.

- Je vois l'amour qui t'anime lorsque tes yeux se posent sur elle. Lorsque je regardais ta mère, paix à son âme, j'avais la même flamme qui m'animait. Être séparé d'elle fut l'une des choses les plus douloureuses que j'ai dû endurer.

Leralia regarda son père en souriant et le prit dans ses bras. Puis elle se précipita dans la cour alors que nous commencions à quitter le fort.

- Valaria ! cria t-elle.

En entendant le son de sa voix, je stoppai mon cheval et me retournai. Elle courait droit vers moi le sourire aux lèvres. Elle était si belle, ses cheveux flottaient dans les airs et son visage s'illuminait sous les rayons du soleil. Je mis un pied à terre pour la rejoindre et elle se jeta dans mes bras.

- Emmène moi avec toi, me dit elle.

- T'emmener? Mais je ne peux pas, ton roi a besoin de toi.

- Pas autant que moi j'ai besoin de toi, me répondit-elle sa main sur mon visage.

Le sourire et la joie avait de nouveau envahi mon cœur et dans un dernier baiser, je la scellai sur ma monture devant moi et l'emmenai sur les terres de Dalin.


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