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 Travail à deux - Lestat

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YulVolk
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MessageSujet: Travail à deux - Lestat   Mer 6 Avr 2016 - 20:46

Pseudo de l'auteur : Lestat

Nombre de chapitres : 1

Rating de l'histoire : G
Genre de l'histoire : Romance

Résumé de l'histoire :

Chléo, mécano au chômage se rend à un rendez-vous chez sa conseillère qui lui trouve un job dans un petit garage. Elle est acceptée pour un temps d'essai, elle fait la connaissance de Laura mais un petit accident la conduit aux urgences et aux prémisses d'une histoire d'amour...



Terminée et Corrigée
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YulVolk
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MessageSujet: Re: Travail à deux - Lestat   Mer 6 Avr 2016 - 20:47

« Encore un jour qui se lève, encore un jour inutile, pourquoi me lèverais-je, pour qui le faudrait-il … »
Toujours cette chanson dans la tête quand Chléo se lève. Se massant les tempes, elle se demande ce que ce nouveau jour va lui réserver. Regardant l’heure, elle se dit que c’est pas tout ca mais faudrait vraiment se bouger si elle ne veut pas être en retard au bureau de chômage.
Après une douche salvatrice, désintégrant les derniers lambeaux de rêves et un copieux petit dèj, Chléo prend sa voiture et se dirige vers son destin.
Trouver à se parquer ne fût pas chose aisée, mais avec l’habitude, elle apprit à relativiser. Parvenue au bureau, elle s’annonce et patiente en lisant quelques pages dans un magasine. Quand sa conseillère l’appela, elles se dirigèrent toutes deux à son bureau.
-Prenez place je vous prie
-Merci
-J’ai une bonne nouvelle pour vous Chléo. Je vous ai trouvé une place de mécanicienne dans un petit garage de la région.
-Super, je n’y croyais plus depuis le temps. Mais dîtes-moi, ça ne les gêne pas que je sois une femme ?
-Non, pas du tout. Comme je vous le disais c’est un petit garage familial en pleine expansion, Mr Valurin travaille avec sa fille, alors ne vous en faites pas.
-Merci bien, quand dois-je me présenter ?
-Vous pouvez y aller cet après-midi, je vous donne l’adresse et j’espère à dans bien longtemps.
Chléo était de bonne humeur en sortant du bureau, le temps de rentrer chez elle, de se changer, de manger et d’y aller, mille questions se bousculent dans sa tête, elle les repousse bien loin pour arriver au garage « IGOR ».
Prenant son courage à deux mains, elle entre. Cherchant des yeux le bureau, elle détaille le garage en lui-même. Petit mais fonctionnel, deux places de travail équipées d’un lift à colonne, un tableau avec les outils au mur, le sol propre et l’espace bien rangé.
Traversant en diagonale, elle trouve le bureau. Un homme d’une cinquantaine d’année était assis derrière le comptoir.
-Bonjour, je viens me présenter pour la place de mécano.
Levant la tête de son agenda, il lui sourit et lui dit :
-Bonjour, je suis Igor, le patron, bienvenue chez moi.
Il lui fait signe de passer derrière la banque et lui désigne un siège.
-Alors Chléo, quel est votre parcours ?
-Bien, j’ai fait mon apprentissage dans un petit garage du nom « Garage du Sud », puis j’ai travaillé deux ans dans un autre garage, mais le nouveau patron n’était pas très chaud d’avoir une femme mécano et depuis je suis au chômage.
-Vous pouvez commencer demain à 8h, avec un temps d’essai d’un mois. Venez que je vous présente au reste de l’équipe, c'est-à-dire ma fille Laura. Elle doit être dans l’atelier. Venez avec moi.
Il se lève et se dirige vers le font du local :
-Laura, t’es où ?
-Par ici, papa.

Une tête avec des cheveux courts et brun émerge de sous un capot. Un visage souriant avec de beaux yeux bleus vient compléter le tableau.
-Salut, moi c’est Laura, je suis contente de te rencontrer et que quelqu’un m’aide avec le boulot que j’ai !
-Moi, c’est Chléo, ravie aussi et j’espère que l’on travaillera bien ensemble. Tu me fais faire le tour pour que demain je ne dérange pas trop avec mes questions.
-Pas de problème, mais laisse-moi juste finir de serrer les vis du cache sinon le client sera pas très content s’il voit une grosse tache d’huile.
-Fais seulement ton job jusqu’au bout, je suis pas pressée de rentrer.
-Ok, mais commence déjà à regarder sans moi.
Laura replonge la tête sous le capot et continue son travail. Apres quelques minutes, elle se redresse, s’essuie les mains sur un chiffon et se dirige vers elle.
-Bon c’est pas très grand, mais on va commencer par le fond. Là-bas, tu as le vestiaire avec lavabo, douche et toilette, on le nettoie tout comme l’atelier tous les vendredi après-midi .Comme tu l’as vu, il y a trois places de travail, mais aucune attitrée à une personne propre. Au mur, tu as les outils qu’on utilise le plus et dans les armoires les plus lourds et les moins utilisés. Et là, le mieux de tout ta caisse perso. L’inventaire a déjà été fait lorsque Sal est parti, elle est complète donc pas de soucis de ce côté. Viens avec moi, il faut que je donne une salopette du garage.
Complètement prise par le discourt de Laura, Chléo est prise au dépourvu quand une main saisit la sienne, une décharge électrique la fais frissonner. Elle la suit comme une automate et arrive à reprendre ses esprits au moment de passer au vestiaire.
Laura ouvre un casier et lui tends un bleu de travail.
-T’en fais pas, il est propre, je l’ai lavé hier. Essaye-le, je pense qu’on a la même taille à peu près.
Chléo le prend, elle enlève sa veste et le passe directement sur son jeans.
-Tu as raison, on a la même taille ! Fais gaffe que je ne te vole pas tes affaires en plus !
-Pas de risque, j’arrive direct avec la salopette et en plus je porte rien en-dessous ! Alors pour ce qui est de me voler mes trucs, tu repasseras !
Elles éclatent de rire.
-Bon, tu peux garder celle-là pour le moment, le temps que je te commande les tiennes. Les t-shirts ne sont pas fournis, mais pas la peine de te dire d’en prendre des vieux !
-Non, c’est bon j’en ai toute une collection rien que pour le travail. Merci pour celle-ci.
Laura la reconduit à la porte et lui dit à demain.
En rentrant chez elle, elle se surprend à penser aux doux yeux bleus de la belle mécano, elle se dit que le destin n’est pas si mal que ça.
Une fois rentrée, elle savoure enfin le fait d’avoir trouvé du travail.
« Bon, ok calme ta joie, tu es à l’essai pour un mois, c’est pas comme si tu avais vraiment un job ! »
Pour se calmer, elle se couche sur le canapé et met son film préféré « Tomb Raider ». Mais dès les premières images, un tout autre visage se superpose à celui de l’héroïne … Laura …
Perdue dans ses pensées, elle glisse doucement au pays des rêves …
Quand le réveil sonne à 6h, c’est avec un sourire béat qu’elle s’éveille. Laura a peuplé ses songes et dans pas longtemps elle va la revoir. Passage sous la douche, petit dèj et ses clés en main, elle se sent prête à affronter cette journée.
Mais une fois au volant, un doute l’assaille :
« C’est pas parce qu’elle a un métier plutôt masculin que forcément elle est comme moi … Si je me plante … Si je fais un geste mal venu et si … et si … et si elle était comme moi … «
Sur cette pensée forte plaisante, elle met le contact et démarre. Apres quinze minutes de trajet, elle arrive au garage.
A 7h45 précise, la porte s’ouvre. Sans le vouloir, son regard erre à sa recherche et quand elle la trouve, son plaisir est immense.
-Salut ! T’as vu, j’ai pris exemple sur toi, j’arrive déjà habillée !
-Salut ! Tant pis pas de striptease alors ! Allons prendre un café, puis nous verrons le planning de la journée.
Un peu troublée par cette remarque, Chléo la suit dans le bureau.
« A quoi joue-t-elle… Ne prends pas tes désires pour la réalité… C’est juste une phrase en l’air, comme ça… »
Une fois leurs tasses fumantes à la main, elles jettent un œil sur leur journée.
-Bon, vu que tu commences, je veux voir de quoi tu es capable. Mais pour le début, je vais te laisser un tuc sympa comme un service. Tu vois l’Ali orange là-bas, elle a 60’000 km. Alors d’après toi, qu’y a-t-il à faire ?
-Tu me testes ? Je relève le défit ! Bon voyons, un super grand service avec tous les filtres, les courroies accessoires, la distribution et la pompe à eau. Est-ce que j’ai tout juste chef ?
-Bonne réponse, merci d’avoir joué. Maintenant tu sais ce que tu dois faire.
-Et oui, pour les pièces, comment je fais ?
-Pas de problème, elles sont déjà là, je les ai commandées hier soir.
Chléo prend le matos, puis entre la voiture sur une place et s’attèle à la tâche avec plaisir. Cela faisait tellement longtemps qu’elle attendait de pouvoir de nouveau travailler.
Vers les 9h30, Laura vient la chercher pour faire la pause. Un café, un croissant et reprise des hostilités avec cette Ali. Midi arriva, elle venait de caller le moteur et de desserrer le tendeur et s’apprêtait à retirer la courroie quand une voix la fit sursauter.
-C’est l’heure de manger, cria Laura.
-Tu m’as fait peur.
-Désolée, c’était pas mon but.
-C’est pas grave, ça surprend. Est-ce que je peux juste retirer la distri et la pompe à eau pour faire couler pendant midi ?
-Pas de problème, tiens voilà le bac.
-Merci.
Après avoir fini, Chléo va se laver les mains, récupère son sandwich et sa boisson puis sort. Elle va dans sa voiture, prend un livre et sa pause en tête à tête avec « Sam », l’héroïne de son bouquin.
Le temps passe vite et prise dans son chapitre, elle ne voit pas les minutes défiler, quand ses yeux se pose sur l’horloge, il est déjà 13h15.
-Oula ! Faudrait pas que je m’égards moi.
Elle repose son livre sur le siège passager et va vers la porte. Là, elle croise des yeux bleus qui l’observe à la dérobée. Ce fût si vif, qu’elle en sent presque la brûlure sur sa peau. Mais le temps de se ressaisir, les yeux bleus avaient disparu et elle avait l’impression d’avoir rêvé…
Elle reprend sa place, continue son travail, assaillie d’un trouble diffus.
D’une fois qu’elle eut fini de tout remonter, elle la met en marche et attend que le ventilo s’enclenche. Elle décide de commencer le nettoyage du véhicule. Les papiers remplis et signés, elle s’approche de Laura.
-Maintenant que j’ai tout fait, je mets où les feuilles ?
-Tu vas voir mon père au bureau et tu lui donnes tout ça.
-Merci du renseignement !
Elle traverse l’atelier et se dirige vers Igor.
-Tenez, j’ai fini l’Ali et Laura m’a dit de venir vous voir.
-Ok, pose-les sur le comptoir dans le bac et s’il te plait arête le vouvoiement. Moi, c’est Igor et c’est tu, pas de réclamations mademoiselle. Ici c’est un petit garage alors autant profiter pour être à l’aise avec tout le monde.
-D’accord, c’est noté !
Chléo revient vers Laura pour savoir si elle a autre chose à lui faire faire.
-Laura ! T’es où ?
N’obtenant pas de réponse, elle se dirige à l’instinct comme tirée par un fil invisible… Elle la trouve la tête plongée dans un moteur.
-Hé ! Tu m’entends ? Laura ?
Comme prise en défaut, elle lève brusquement la tête et se cogne au capot.
-Ouïe ! Ca va me faire une sacrée bosse.
-Désolée, mais tu répondais pas. Un partout balle au centre.
-Heu… pourquoi ?
-Tu te souviens pas à midi, c’est toi qui m’a fait sursauter.
-Ah oui c’est vrai.
-T’as des soucis avec cette bagnole ?
-Pas trop grave, mais j’arrive pas à déterminer d’où vient le bruit.
-Je peux…
-J’t’en prie miss, vas-y !
Chléo monte dans la Vur, écoute tranquillement le bruit du moteur, puis sans trop réfléchir appuie sur la pédale d’embrayage, elle la trouve un peu molle mais bon ça peut encore aller. Elle embraye à fond et là le bruit lui saute aux oreilles. Elle arrête le moteur et sort du véhicule.
-Je crois que c’est la butée d’embrayage qui a rendu l’âme.
-T’es sûre ou tu penses ?
-Pas à 100%, mais le doute n’est pas trop permis avec se « rrrrrrrrrrrrrrrr » quand tu embrayes.
-Gagné miss !
-Tu le savais déjà ! Pourquoi alors m’avoir laissée chercher ?
-Pour voir combien de temps il te faudrait pour trouver la panne.
-Encore un test alors…
Le sourire en coin de Laura lui fit l’effet d’avoir gagné le gros lot à la loterie.
-Puisque tu as trouvé, elle est toute à toi.
-Fallait pas, c’est trop d’honneur.
-Mais pour aujourd’hui, c’est fini la journée. File retrouver ton appart et celui qui t’attend…
Laura avait jeté la dernière phrase comme si elle lui tendait une perche.
-Personne ne m’attend chez moi… Mais toi sûrement…
-Moi aussi personne…
L’air parut à Chloé se charger d’électricité et une tension palpable se crée quand leurs regards se croisent. Leurs yeux rivaient dans ceux de l’autre, elles s’observent. Aucune des deux ne veut briser cette atmosphère feutrée qui nait entre elles. Mue par le charme de Laura, Chloé esquisse un pas vers elle…
-Les filles, vous faites quoi ? C’est l’heure, on ferme.
La voix chaude et bourrue d’Igor annihile l’envoûtement. Comme prise en flagrant délit, les deux jeunes femmes s’écartent et Chléo part un peu comme un voleur.
-Bonsoir et à demain.
Ce fût tout ce qu’elle put dire.
Une fois la porte passée, elle monte directement en voiture, démarre et se glisse dans la circulation. L’esprit toujours dans un brouillard de contradictions, elle monte le volume pour ne plus s’entendre penser.
Quinze minutes plus tard, elle est chez elle. Vite sous la douche. L’eau qui ruissèle sur son corps a toujours eu un effet salvateur sur elle. Le dos collé au mur, les yeux fermés, elle laisse la magie opérer…
Séchée, habillée d’un T-shirt et d’un boxer, Chléo se prépare une barquette au micro-onde, allume la télé et mange lentement son plat sans comprendre les images qui défilent sur l’écran.
Comme une automate, elle se couche en se disant que demain est un autre jour, se promettant que demain, elle ne laissera rien paraitre de son trouble…
Le réveil sonne bien trop tôt à son goût, la tête pleine de rêves plus aguicheurs les uns que les autres, elle se dit qu’il sera bien dur de tenir promesse…
Espérant que Laura de son côté fera de même, elle se dirige vers… vers quoi au juste ?
Elle ne sait pas… elle ne pense pas… mais elle rêve de la serrer dans ses bras… de l’embrasser à perdre haleine… de parcourir son corps… de… « Stop, sinon je ne réponds plus de moi ! »
Un peu gênée, Chléo pénètre dans le garage et va se servir un café, le breuvage la réconforte et petit à petit ses idées se mettent en place.
Laura arrive.
-Salut, comment vas ?
-Salut, bien et toi ?
-Bien aussi, merci…
Ce fût tout ce qu’elles se dirent, mais leurs yeux parlent un tout autre langage…
Les deux jeunes femmes vont chacune de leur côté pour continuer leur travail. Chloé commence doucement le démontage de la Vur. L’esprit en ébullition, elle fait mécaniquement les gestes. Au moment de sortir le trapèze, elle s’aperçoit que la rotule ne veut pas venir. Elle attrape un marteau et frappe de petits coups pour la dégripper. Mais faisant cela, elle ne voit pas la pince de frein qu’elle a mal fixée lui tomber sur la main.
Une douleur sourde éclate dans son cerveau, sa main lâche le marteau et l’autre se pose sur ses doigts. Mal lui en prend, c’est encore plus douloureux comme ça, d’autant, elle s’aperçoit qu’elle est poisseuse de sang.
« Bordel de merde ! Ca fait super mal ce truc ! »
Chléo prend un chiffon et l’applique sur sa main, comme si de rien n’était, elle se dirige au vestiaire pour nettoyer la plaie. L’eau qui coule sur le dos et les doigts de sa main fait comme une décharge électrique dans tout son corps. Des yeux, elle cherche la trousse de premier secours. Ne la trouvant pas, elle s’essuie avec un papier et le presse sur la blessure.
Avançant dans l’atelier, elle voit Laura.
-Pourrais-tu me dire où sont les pansements ?
-Au bureau, pourquoi ?
-Bin, une rencontre impromptue avec une pince de frein !
-Fais voir
Chléo lui tend sa main, Laura la prend dans la sienne et détaille l’étendue des dégâts.
-Je crois qu’un pansement ne suffira pas, miss. T’as vu tes doigts, on dirait qu’ils ont doublés de volume. Faut aller aux urgences.
Chléo essaie de bouger ses doigts, mais se rend vite compte que la douleur est trop vive.
-Je pense que tu as raison, ça me fait un mal de chien.
-Bon, je prends mes clés et je préviens mon père. Va m’attendre dehors, j’arrive au plus vite.
Obtempérant, sans rien dire, elle se dirige vers la sortie.
Cinq minutes et Laura est là, elle se dirige en direction de sa voiture, elle lui ouvre la portière et l’invite à s’assoir.
-Aller, courage, on y est dans vingt minutes environ.
-Bof, j’ai connu pire, je vais pas mourir pour ça !
Le reste du trajet se passe dans un silence confortable. A l’hôpital, direction les urgences et pour ne pas changer la salle d’attente est déjà pleine de monde. Elles vont à l’accueil et s’annoncent. L’infirmière lui dit qu’il y aura un peu d’attente, mais qu’elle verra un médecin bientôt. Elles s’installent sur un banc et patiente.
-Tu sais, tu peux rentrer au garage, je crois que je vais attendre un bon moment.
-Je peux rester, si tu préfères.
-Non, rentre, j’appellerai quand ce sera fini, mais merci de l’avoir proposé.
-Vu le temps d’attente, je te donne mon numéro de portable. Tu risques d’appeler quand ce sera fermé.
-Merci et désolée pour tout…
-Ne le sois pas, ça aurait pu m’arriver à moi.
Laura partie, Chléo tente de lire un magasine et prend son mal en patience. Après un temps infini, on vient finalement la chercher.
Elle raconte comment c’est arrivé, le médecin tripote un peu ses doigts et décide de lui faire passer une radio. Re-attente et un autre type en blouse lui dit de venir avec lui. Elle le suit dans une salle, il désinfecte un peu la plaie, puis lui met une sorte de gants et va dans une armoire et en sort plusieurs trucs indéfinissables. Chléo ne comprend rien de ce qui se passe et commence à sentir la panique l’envahir.
-Qu’est-ce qui se passe avec ma main ?
-Une petite fêlure, c’est pas grave, mais faut mettre une attelle plâtrée pour une dizaine de jour et est-ce que vous avez votre rappel de vaccin antitétanique ?
-Heu… pas que je sache et je dois aller travailler moi, je suis en temps d’essai !
-Pas avant un moment mademoiselle, il faut d’abord que ca guérisse.
Tout en parlant, il continue de faire son job, une fois fini, il prépare une seringue et lui fait son vaccin. Il lui dit au revoir et de prendre un rendez-vous à l’accueil. Chléo fait le chemin inverse et demande à l’infirmière quand elle doit revenir. Un carton et un certificat en main, elle sort. Encore sous le choc du diagnostique, elle se demande si elle va appeler Laura pour venir la chercher.
Portable dans la main gauche, elle se débat avec les touches pour composer le numéro.
-Laura, c’est Chléo, tu peux venir me prendre, ils ont fini de me disséquer !
-Très drôle, j’arrive dans un moment et qu’est-ce qu’ils ont dit ?
-Ce n’est pas cassé, mais vu le travail que je fais, ils ont décidé de m’immobiliser les doigts et par conséquent la main, désolée mais je suis en arrêt quelques jours.
-On fera avec, t’en fais pas pour ça. A tout de suite…
-A toute…
En raccrochant Chléo se dit qu’avoir la place est bien compromis.
« Merde, pourquoi c’est arrivé maintenant… si ca avait été dans quelques mois au moins... bon ne t’apitoie pas sur toi… c’est du passé… tu verras bien sa réaction… ne te fais pas un film… »
Perdue dans ses délires intérieurs, elle ne voit pas Laura approcher. Elle sent une main se poser sur son épaule et une douce voix lui chatouille l’oreille.
-Tu t’es pas ratée, dis donc.
-Faut pas faire les choses à moitié.
-Aller viens, je te ramène au garage pour que tu récupères ce que tu as dans ta voiture et je te rentre chez toi.
-Merci
A destination, Chléo fait aussi vite qu’elle peut pour rassembler livres et cd qui trainent dans sa voiture.
Elle rejoint Laura qui l’attendait négligemment appuyée contre l’aile. Son cœur bat un peu plus vite à la vision de ce tableau.
-Ne fais pas cette tête, c’est pas parce que tu t’es blessée qu’on va te virer. Tu finiras ton temps d’essai avec dix jours de plus. Ca va, tu n’as pas trop mal ?
-Merci de me réconforter avec le boulot et ça pourrait être pire, mais je suis une grande fille je survivrai.
-Alors miss, si tu souffres pas trop, pour me faire pardonner de ne pas avoir attendu avec toi ce matin, ça te dirait de prendre un verre ?
-Avec plaisir…
-On y va, grimpe dans mon carrosse, miss !
L’image l’a fit rire et elle prit place sur le champ. En route pour un petit bar que Laura connait bien. Le trajet se fait tranquillement au son d’une douce musique distillée par les hauts parleurs. Une agréable discussion finit de faire passer le temps. Arrivées au « Lune », elles se dirigent vers un coin un peu à l’écart pour poursuivre leur palabre loin du bruit.
Une serveuse arrive et prend leurs commandes.
Laura désigna sa main plâtrée.
-Je suis encore désolée pour ce matin, je savais pas que les Vur pouvait s’attaquer au mécano !
-C’est les risques du métier et puis ça ne fait pas si mal une morsure de Vur.
-C’est quand même un peu handicapant de n’avoir que la main gauche.
-On s’y fait vite, le plus dur, c’est que je vais devoir manger des trucs facile parque couper un steak va être compliqué !
-Si c’est que ça, vu qu’il est 12h10, je te le coupe avec plaisir…
La serveuse arrive avec leurs boissons et elles commandent le plat du jour.
-Passons à des choses plus intéressantes que ma main.
Elles discutèrent encore un long moment, puis la conversation prit une tout autre tournure, elles même ne si attendaient pas…
-Alors miss, et ta vie sentimentale, comment va-t-elle ?
-Pour le moment, je n’ai personne dans ma vie, mais je sens que c’est sur le point de changer…
-Et tu as quelqu’un en vue ?
-Oui, toi… Chléo le dit si doucement qu’elle se surprit elle-même.
-Ah oui et tu crois que je suis d’accord ?
-Je ne sais pas, mais qui ne tente rien n’a rien… Et tu m’as plue la première fois que je t’ai vue au garage…
-Pour tout te dire, tu ne m’as pas laissée de marbre non plus…
Laura prend la main de Chléo pour bien lui montrer sa réponse et commence à caresser doucement l’intérieur de son poignet…
-Je crois que c’est le moment de rentrer chez moi, il est bientôt l’heure de recommencer le travail.
-Ok, je te ramène, mais avant il faudrait payer.
Elles hèlent une serveuse, payent et vont à la voiture. Elles s’installent et Laura démarre.
-Je ne voudrais pas paraitre impolie, mais je ne sais pas où tu habites, Chléo !
-Oh ! Ce n’est pas très loin du garage. Prends cette direction et je te guiderai.
Elles arrivent au pied de l’immeuble, Laura se gare et coupe le moteur.
-J’ai passé un agréable moment en ta compagnie et j’aimerai bien te revoir…
-Moi de même chère damoiselle…
La tension dans le véhicule monte d’un cran et l’air devient électrique…Laura se penche vers Chléo, quand leurs lèvres se touchent, c’est comme une éruption volcanique, une pluie d’étoiles filantes volent sous leurs paupières … Le baiser se prolonge, quand elles y mettent fin à bout de souffle. Leurs yeux se croisent et sans un mot elles se comprennent…
A contre cœur, Chléo sort de la voiture, non sans avoir juré de se revoir jeudi soir à 20h.
Les yeux encore brillants, elle rentre chez elle.
De son côté Laura n’est pas mieux, toutes ses pensées sont tournées vers Chléo, cette fille au regard envoûtant…
Chez elle, Chléo ne tient plus en place, ses pensées en déroutes échafaudent des plans plus sensuels les uns que les autres…
Sa fin de journée se passe dans un flou artistique total. Le jeudi pointe son nez et passe avec une lenteur apocalyptique. Elle ne pense qu’à ce soir, elle va la revoir, la séduire, la charmer, l’ensorceler…
Toute la journée, elle surveille la pendule. L’heure fatidique arrive enfin. Vêtue d’un t-shirt noir et d’un jeans, Chléo allume la télé et attend que retentisse la sonnerie de la porte.
Au premier coup de sonnette, elle est déjà debout. Laura est là devant elle, habillée d’une chemise bleue et d’un jeans. D’un geste, elle l’invite à entrer. Un baiser scelle leur retrouvaille.
-Bonsoir miss, comment va ta main ?
-Bonsoir, pas trop mal, mais ça gratte à mort ! Veux-tu boire quelque chose ?
-Une bière si tu as.
-Assieds-toi, je vais la chercher.
Deux bouteilles dans la main gauche et le décapsuleur coincé entre le pouce et son plâtre, elle revient au salon.
-Peux-tu les ouvrir s’il te plait, j’ai pas encore trouvé la technique pour faire ça !
-Sans soucis, miss.
Laura lui tend une bouteille et lui demande :
-Tu veux faire quoi ce soir ?
-J’ai pas trop envie de sortir, avec ma main je me vois mal aller au resto, sinon tu seras encore obligée de m’aider.
-Ca ne me dérange pas, mais si tu préfères, on peut rester chez toi…
-Je commande une pizza et on se regarde un film ?
-Excellent programme ! Tu proposes quoi comme film ?
-Regarde sur l’étagère et fais ton choix. Moi je vais téléphoner.
La pizza commandée, elle revient vers Laura.
-Alors, tu as fait ton choix ?
-Oui, celui-là !
Elle exhibe le DVD de « Tomb Raider », le lundi soir lui revient en mémoire… elle sourit.
-Pourquoi tu souris comme ça. Mon choix ne te plait pas ?
-Pour rien. J’adore ce film.
Elle lance le film et va rejoindre Laura sur le canapé. L’ambiance est un peu tendue, mais dès les premières images, leurs mains se cherchent et leurs doigts s’enlacent, la tête de Laura vient se nicher au creux de son épaule…
Un bruit à la porte vient déranger le cocon qu’elles s’étaient tissée. Chléo se lève, récupère la pizza et la porte sur la table du salon. En son absence Laura s’est étendue, elle décide que manger peut attendre encore un peu.
-Tu me fais une petite place ?
Laura fait mine de se lever, mais d’un regard, elle lui fait comprendre de rester allongée. Elle pose sa tête sur ses genoux et sa main caresse tendrement ses cheveux quand elle ne s’égard pas sur un dos où une épaule…
Elle baisse la tête et embrasse son front. Le goût, la texture et les frissons de sa peau lui donne des envies d’exploration… Sa main quitte l’épaule pour se poser à l’orée du décolleté, Laura se tourne et lève lentement la tête pour lui offrir ses lèvres… Leurs baisers ont une promesse de paradis… De sa main valide, elle essaie de défaire les boutons de chemise, mais s’aperçoit que ce sont des pressions, doucement elle tire sur le tissu qui petit à petit cède et lui dévoile un buste à damner un Saint… Elle sent les doigts de Laura effleurer sa peau sous son T-shirt…
De caresses en baisers, leurs vêtements glissent sur le sol… Leurs mains et leurs bouches parcourent leurs corps à la recherche du plaisir de l’autre, leurs yeux se promettent des trésors de tendresses et d’amour qu’elles s’empressent de se donner…
Encore sous le charme de leurs orgasmes respectifs, elles s’endorment blotties l’une contre l’autre…
Un rayon de soleil réveille Chléo, elle sent que Laura n’est plus là, elle a froid malgré la couverture étendue sur elle. Paniquée, elle se lève, enfile un pull et son boxer, puis part à la recherche de Laura. Arrivée à la cuisine, elle trouve un mot collé à la machine à café, quand elle le lit, son cœur bat encore plus fort et ses lèvres s’étirent dans un grand sourire.
« Ma puce,
J’ai dû partir bosser et je ne voulais pas te réveiller, tu es si belle quand tu dors…
La nuit dernière était sublime…
Les étoiles filantes dansent toujours devant mes yeux…
Ton image flotte encore dans mon esprit…
J’imagine tes mains sur moi (tu es très douée avec une seule !)…
J’imagine tes lèvres sur moi…
J’imagine qu’on ne fait plus qu’une…
J’imagine un futur…
Je n’imagine plus ma vie sans toi…
Je t’aime…
A ce soir, toi… »


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