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 Première dose - Lolyboo

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YulVolk
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Age : 38
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MessageSujet: Première dose - Lolyboo   Jeu 7 Avr 2016 - 20:29

Pseudo de l'auteur : Lolyboo

Nombre de chapitres : 1

Rating de l'histoire :
Genre de l'histoire :

Résumé de l'histoire :

Une jeune fille passionnée de dessin, perturbée par la perte de quelqu'un, rencontre une jeune fille qui lui fera penser à autre chose.



Terminée et Corrigée
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YulVolk
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MessageSujet: Re: Première dose - Lolyboo   Jeu 7 Avr 2016 - 20:30

Première dose… La tête qui vacille, les effets ne se font pas désirer. Les formes sentent le bonbon acidulé, pourquoi on ne peut pas les manger ? Les sons sont autant de goût différents, croquer un Si, manger un La, lécher un Fa, se délecter d’un Sol. Le goût s’est perdu contre le toucher, comme si on ne pouvait que ressentir et plus goûter. Cette molécule qui se perd en nous nous donne cette impression de liberté. On voudrait faire l’amour sous LSD, pour qu’ainsi soient changés tout nos sens…
Lécher la peau et entendre le son du goût sur nos papilles gustatives devenues auditives… Toucher les cheveux et sentir un panel d’odeurs différentes… Chaudes, sucrées, salées, un délice… Fermer les yeux et voir un arc en ciel dans notre tête… Les couleurs, les images, mélangées en un tout qui forme cette entité…
Synesthésie…
Elle se promenait, ne sachant que faire. Elle avait 16 ans, n’était pas très grande, n’avait pas beaucoup d’amis et s’en foutait pas mal. Elle avait quelques kilos « de trop » mais ça aussi elle s’en fichait, elle traînait avec ceux qui voulaient bien d’elle, c’était ce qui l’importait le plus. Pas d’avoir des amis, plutôt qu’on veuille bien la suivre, comme si c’était devenu une preuve de confiance depuis ce jour d’été. Elle se retrouvait chaque week-end avec eux, ces amis… Ces personnes qui la suivaient quand elle continuait sur cette route sombre qu’était devenue pour elle la vie. Elle prenait sa dose, était surveillée durant le temps de l’effet puis le trip finit, elle rentrait chez elle, sa pseudo vie reprenait son cours.
Un pied après l’autre, elle grimpait la gouttière. C’était ainsi depuis tellement de temps maintenant. Elle n’avait plus le droit de sortir depuis bien longtemps. Considérée comme la rebelle de sa famille, qui aurait voulu d’elle, elle s’en contre fichait totalement… La vie ne l’avait pas gâtée, ça, ses parents l’avaient apparemment oublié. Sa mère, depuis trop longtemps, croyait que sa fille avait un problème psychologique. Elle avait sûrement eu une amnésie car, il y a des années, ce même accident avait coupé un bout de son cœur à elle aussi. La drogue n’était ainsi qu’un prétexte à une souffrance beaucoup plus profonde.
Arrivée dans sa chambre, elle allumait sa énième clope de la journée. Accoudée à sa fenêtre, elle regardait les étoiles qui brillaient trop peu pour elle. La nuit tombée depuis bien longtemps semblait s’approcher de l’aurore. Seule les plus scintillantes étaient encore présentes, c’était beau, elle en avait conscience. Le regard dans le vide, la clope entre les doigts, elle soufflait la fumée sur l’air froid qui lui venait de dehors. Elle bascula ses cheveux, se retourna, écrasa sa cigarette dans le cendrier caché dans sa bibliothèque puis s’allongea sur son lit, sans un mot, le regard vide.
Ca se passait comme ça depuis des années, pourquoi changer. Elle écoutait de la musique en fixant son plafond, après quelques pistes, elle enlevait ses chaussures et son baggy trempé par la rosée du matin qui avait coulé sur elle. Elle restait en t-shirt un moment puis se décidait à trouver quelque chose de plus chaud pour dormir. Bien qu’elle n’en ait rien à faire du froid, lorsque les habitudes sont prises, rien ne les détourne.
Allongée sur son lit elle fixait les petites étoiles brillantes collées au dessus d’elle, vestiges de son enfance. Elle s’endormait ainsi, comme chaque soir… Pleine des souvenirs qu’elle avait de son voyage, vide des mauvais rêves qu’elle avait fait la veille, mais pour combien de temps ?
Sa vie était un éternel recommencement... Le matin elle partait en cours sans conviction. Peu convaincue que cela lui servirait ou plutôt démotivée de tout. Elle y retrouvait chaque jour les mêmes personnes, y parlait avec chacune et partait en cours. Là, plus personne. Elle était seule. Son orientation avait fait d’elle une marginale. Et mis à part elle, ces autres dans la classe n’était là que dans un seul but : augmenter leurs fichues moyennes. Elle dessinait à l’encre noire ces paysages colorés qu’elle avait vus durant la nuit, essayait d’oublier ses cauchemars. Pas de couleurs pour les imaginer, juste des formes, colorier ne lui servait plus à rien, la vie avait perdu de ses couleurs. On lui répétait souvent qu’elle devait être plus attentive malgré ses bons résultats. Ce qu’elle faisait lui plaisait mais elle avait perdu le goût des choses.
Au début, il s’agissait d’une passion. Quelque chose de fort et qui provoquait en elle des frissons. Cette passion vira dans un coin de sa vie qu’elle ne visitait pas souvent… Ces frissons étaient maintenant provoqués par la drogue… Et par quelques dessins qui faisaient monter en elle de magnifiques souvenirs de cette vie d’avant, où elle n’était pas seule.
En cours, elle laissait passer exercice sur exercice, les choses étaient faites mais sans désir. Elle obtenait déjà des notes qui auraient fait pâlir d’envie chacune des filles de sa classe mais elle n’était pas fière de son travail. Elle restait modeste, simple, c’était là tout son charme. Son charme, il fallait en parler, mais il n’avait plus lieu d’être dans cette vie si pauvre en couleur. Les professeurs ressentaient en elle cette flemme, ils avaient beau essayer de la motiver, rien n’y faisait… Après quelques mois d’essais, ses résultats n’étaient plus jugés à leur valeur initiale. L’envie qui se lisait dans ses yeux et qui plaisait tant à ses professeurs avait disparu. Cependant comment la retrouver alors qu’on a perdu jusqu’à la joie de vivre ? Vouloir la retrouver et revivre n’est pas suffisant, il faut plus pour remonter la pente…
Elle crayonnait doucement du bout de son crayon de bois quelques esquisses… Souriait parfois lorsqu’elle trouvait son travail satisfaisant. Satisfaisant pour elle était magnifique pour d’autres. Elle dessinait souvent ce visage, rien que ce visage. Ce sourire, ce regard, qui semblait ancré en elle. Ce visage ressemblait un peu au sien, des traits fins, des yeux clairs, de longs cheveux, un regard profond. Mais l’âge séparait ces deux Anges. Des années même.
Le midi elle sortait de classe, son sac à bandoulière vert sur l’épaule gauche, pendant à droite. Elle n’aimait pas être comme tout le monde, cela l’insupportait. Le midi, elle mangeait seule. Ses amis la trouvaient solitaire, elle en avait follement besoin de ce vent de solitude. Elle errait dans un coin du lycée avec son sandwich, sa bouteille d’eau et sa pomme. Elle mangeait un tiers du sandwich, buvait la bouteille d’eau et croquait la pomme avant de la jeter. Pas besoin de beaucoup de nourriture, elle pensait avoir fait ses réserves depuis bien longtemps…
Après avoir ingéré sa dose de nourriture, elle se cachait pour fumer sa clope d’une heure quinze. Première bouffée, la fumée se perd dans l’air humide. Deuxième bouffée, elle regarde ses pieds, perdue dans ses pensées. Troisième bouffée, elle s’assoit et sort un calepin. Quatrième, cinquième, sixième bouffée, elle finit son esquisse… Sa cigarette finie, elle se lève, range son crayon, son calepin et s’en retourne au labeur. Elle suit indéfiniment les mêmes cours, crayonne les mêmes choses, écrit les mêmes mots, participe peu et ne donne son avis sur rien.
A la pause elle sort de nouveau, se place derrière les grilles, fume de nouveau mais en compagnie des autres. Leur présence n’est pas de trop mais elle ne fait pas attention à eux. Sauf lorsqu’ils lui parlent, elle répond, sinon, elle reste muette et garde cet air absent. Eternelle lunatique, on ne lui fait jamais la remarque d’être plus concentrée avec les autres. Elle est présente lorsqu’il le faut, peu souvent. Elle fixe un de ses amis, lui dit « ok pour ce soir » et s’en retourne à ses cours. Deux heures et elle rentre chez elle.
Elle monte dans sa chambre, prépare comme la veille un petit sac. Fait le peu de devoir qu’elle a sans envie et attend que ses parents soient dans leur chambre. Elle prétexte un mal de ventre pour monter plus vite après le dîner et elle grimpe les marches de l’escalier deux par deux.
Arrivée en haut elle place ses yeux sur cette porte, près de sa chambre. Les yeux brillants, le regard vide, l’humeur vitrée s’échappe. La pluie tombe dehors et sur ses yeux, elle se promet alors de ne plus regarder ce bois blanc. Comme elle l’a fait hier, comme elle le fera demain, sans conséquence sur son trajet habituel...
Ses parents montent dans leur chambre, elle attend que la télé soit mise en route et attrape son sac. Elle glisse le long de la gouttière qui –miraculeusement- tient depuis bientôt 2 ans d’échappées. Arrivée sur le dernier lien qui tient le cylindre métallique elle laisse tomber un pied, puis l’autre et marche lentement vers la grille. Elle passe au dessus pour ne pas faire trop de bruit puis tourne à gauche là où l’attend l’éternel scooter noir et vert de l’ami chez qui elle passera la soirée, encore une fois.

Deuxième dose… Les pupilles se dilatent, la tête part en arrière, on se sent légère… Les sons se confondent aux couleurs cette fois [ Encore ? ]. La chaleur du lieu semble se colorer sous ses yeux. On lui frôle le bras et elle entend des tintements de clochette… Elle n’est jamais seule durant ces moments là. Le feu qui crépite dans la cheminée, elle voudrait le toucher, ça a l’air si doux ce velours qui danse… On l’en empêche, elle se recule sans broncher. On lui met du chocolat dans la bouche, quelle douce sensation… Elle croirait entendre en des milliers d’échos la texture craquer puis fondre sur sa langue. La chose fondue coule le long de sa gorge, elle trouve ça d’une douceur pareille à l’amour qu’elle ne connaît pas [ Encore ? ].
Les minutes passent, elle est dans son monde. Elle s’approche d’une fille qui n’est pas loin d’elle et laisse jouer sa langue contre la sienne. Elle voudrait aller plus loin mais on l’en empêche, son ami. Elle s’approche de lui et dépose un baiser sur ses lèvres. Chaque contact avec la peau de quelqu’un la fait frissonner de toute part. Les lèvres de cette fille étaient plus douces et avaient un chant différent, elle retourne la voir et passe ses ongles sur sa peau, c’est doux, ça frisonne, c’est beau. Les couleurs virent au rouge orangé, elle caresse le bras de la demoiselle qui se laisse faire sous l’effet de la drogue.
Ce n’est qu’un jeu, l’effet passe. Elle revient doucement de son voyage et lorsqu’elle revient, elle demande à partir. Son ami surveille quelques minutes encore la demoiselle et un autre ami qui eux avaient pris une dose plus forte puis il se décide à la ramener. Elle fait un signe aux autres, dépose un baiser sur la joue de Mia et s’enfuit par la porte de l’appartement.
De nouveau devant chez elle, elle glisse une jambe puis l’autre au dessus de la barrière. Elle remonte lentement la gouttière et passe une jambe au dessus de son appui de fenêtre puis elle recommence son trajet habituel. Une autre cigarette, un autre pyjama qui ne sert à rien, des heures à fixer son plafond en tentant de s’endormir…
Elle se réveille le lendemain matin, consciente de s’être dis pour la énième fois de ne pas regarder la porte, consciente de l’avoir encore regardée… Consciente d’avoir perdu le seul être qui comptait pour elle plus que n’importe qui et qui semblait avoir perdu de l’importance pour ses parents.
Elle repart au lycée, la boule au ventre, ses 18 ans ne la rendront pas adulte. Elle esquissera encore une fois ce visage qui lui manque, elle ne suivra les cours que d’une oreille distraite… Elle recommencera chaque jour le même chemin jusqu’à en mourir… Ou s’en sauver…
Le lendemain elle retrouvera Mia, elle déposera des baisers sur sa peau avant même d’être sous l’emprise du LSD. Mia se laissera faire, Elle sera heureuse. Le voyage débutera, elles caresseront chacune leur peau d’une manière pudique avec des gestes doux, précis pour une mélodie plus sereine qui la fera monter plus haut dans les effets.
Pendant des mois elle verra cette fille, s’attachant à elle, tombant peut être amoureuse, jouant avant tout. Un jour elle fera l’amour avec elle, mais sans LSD, elle se l’est promise. Elle veut savoir d’abord comment ça fait « en vrai ». Elle remontera chaque soir sur la gouttière qui elle, ne cassera jamais. Elle saisira toujours cet appui de fenêtre et ses parents feront toujours comme si ils n’avaient pas vu qu’elle sortait tous les soirs…
Elle passera des milliards de fois devant cette porte en bois blanc qui lui donne des larmes. Elle repensera à son visage, à ses traits, à tous ses souvenirs avec elle.
Elle verra Mia dans la rue et plus chez son ami, elle se serrera contre elle et cherchera un refuge, un havre de paix. Il y aura toujours très peu de mots entre elles, leur relation sera avant tout tactile et amoureuse. Elle voudra arrêter la drogue petit à petit ou du moins baisser sa consommation. Elle l’embrassera des milliards de fois sur les épaules, juste pour qu’elle frissonne.
Elle dira à ses parents qu’elle l’aime après quelque temps, ils ne diront rien, préoccupés à jamais depuis son départ. Elle commencera à l’inviter chez elle, parce qu’elle le veut. Sa chambre commencera à revivre, elle aussi.

Puis un jour…

Cent trente et unième dose… Mais de ?

Sa peau contre la sienne, elle lui fera l’amour dans la chaleur de son lit. Mia sourira, d’un sourire vrai qui se voudra rassurant. Elle ne saura pas comment s’y prendre mais elle s’en fichera totalement. Elle caressera sa peau à la recherche du frisson, elle aura attendu pour ça et ne l’aura pas regretté. Sa bouche découvrira chaque centimètre carré de sa peau et Mia laissera vagabonder sa langue sur son corps… Pendant un long moment elles resteront à contempler leurs corps respectifs, avec envie et désir. Les orgasmes viendront, lentement puis de plus en plus vite. Elle se lèvera ensuite, le corps de Mia endormi…
Elle ira vers cette porte qu’elle n’a pas ouverte depuis au moins 4 ans… Cette porte au bois blanc… Elle ouvrira la serrure dont elle est la seule à avoir la clé… Elle verra ces meubles qui n’ont pas bougés, ces portraits d’elle aux murs…
Elle y verra son passé et son futur… Ces dessins fait par elle, pour elle, qui l’avaient touchée jusqu’au milieu du cœur… Elle la reverra assise sur son lit : « Dessine-moi Lalie ! »… Elle se reverra s’asseoir sur le bord du lit, avec un sourire caresser son visage. Lui lire une histoire et attendre que le sommeil l’attrape pour la dessiner. Déposer quelques mèches de cheveux sur le côté de son visage… Le tableau au dessus d’elle qu’elle aura peint après son départ et mis au dessus de son lit…
Elle reverra la première fois ou elle l’a dessiné. Elle avait tout juste 10 ans, elle en avait 6. Elle n’avait pas la technique d’aujourd’hui mais Elle, elle avait gardé le dessin, quelque part dans sa chambre il était toujours là…
Elle reverra le jour où on lui a apprit qu’elle allait partir…
Elle reverra le jour où sa petite sœur s’en est parti rejoindre les Anges…
Elle reverra le jour où pour elle la lumière s’est éteinte…

Puis elle essuiera ses yeux… Demandera pardon aux croquis… Leur dira Je t’aime… Dans une sorte de promesse… Elle allumera la bougie préférée de Nina… La bougie de sa petite sœur … A qui elle a promit de ne jamais arrêter sa passion…

Puis elle dessinera, jusqu’à ce que le jour se lève et que Mia se demande si elle pouvait venir la voir. Elle dessinera et Mia se lèvera et prononcera de sa voix légère « Tu es ou mon ange ? Je peux venir ? ». Elle la laissera rentrer, elle, et elle se lovera contre son dos. Elle lui montrera, mais pas tout de suite… Ce qui avait été brisé dans son cœur mais qui se refaisait tout doucement grâce à elle.

Parce qu’en sa passion vivait Nina…

Parce qu’en elle reste les détails d’un visage rempli d’une joie de vivre même la vie éteinte…

Lalie se lève et prend la main de Mia dans la sienne. D’un souffle léger, elle éteint la bougie. De son autre main elle prend les esquisses faites dans la chambre depuis des heures et les glisses dans un tiroir de bureau remplit Elle regarde Mia, lui sourit, dépose ses lèvres contre les siennes et lui dit tout bas : « Elle était ma protectrice, elle m’a envoyé un Ange »…

Mia la regardera, lui sourira de nouveau, lui donnera un baiser et l’entrainera dans la chambre. Elle demandera à Lalie de se coucher et elle la regardera dormir, veillant sur ses rêves…

Jusqu’à ce que le soleil refasse surface en Elle.


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