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 The look of love - Pelirroja

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YulVolk
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MessageSujet: The look of love - Pelirroja   Ven 29 Avr 2016 - 22:12

Pseudo de l'auteur : Pelirroja

Nombre de chapitres : 1

Rating de l'histoire : G
Genre de l'histoire : Romance

Résumé de l'histoire :

Un dimanche matin comme les autres... Ma compagne joue du piano et tandis qu'elle chante "The Look of Love", je songe à notre rencontre.



Terminée et Corrigée
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YulVolk
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MessageSujet: Re: The look of love - Pelirroja   Ven 29 Avr 2016 - 22:13



A ma belle et forte fleur d'Asie qui me surprend jour après jour. Ild mon ange. Pelirroja.









Rituel du dimanche matin que j'aime par-dessus tout. Pas de téléphone, juste elle et moi dans le salon. Assise au piano qu'elle a restauré et accordé de ses propres mains, Louise joue. De ses belles mains, tout son répertoire classique y passe et moi, assise dans mon fauteuil favori, buvant un café, je l'écoute religieusement. La musique s'arrête juste le temps que ma douce essuie ses lunettes. Louise sourit et les premières notes de notre chanson favorite retentissent dans le salon.

- The look of love is in yours eyes, I look your smile can't disguise…The look of love

is saying so much more than just words could ever say

Je me laisse bercer par les intonations suaves de sa voix qui chante notre chanson et je me rappelle notre rencontre.





Quelques années plus tôt

Cela faisait plus d'un mois que j'étais en terre égyptienne pour valider ma deuxième année.

Un mois que j'avais quitté ma vie dissolue d'étudiante pour une ambiance plus sérieuse mais néanmoins très chaleureuse. Au programme? Dodo, fouilles, nettoyage, bouffe, dodo sans oublier quelques pots avec les collègues.

Sous une tente, je nettoyais avec un pinceau et une soufflette, un vase que ma chef avait exhumé la veille. Sous mes yeux émerveillés, le vase en albâtre me révélait une scène émouvante entre un homme et une femme, gravée il y a plus de 3000 ans par les mains d'un sculpteur habile.

Le besoin de nicotine se faisant ressentir, je sortis de la tente pour aller fumer sous un parasol. Avec ma peau de rousse, il valait mieux que je me mette à l'abri des rayons du soleil mais cela ne m'empêchait pas d'avoir des coups de soleil. Comme quoi…

Tout en fumant une cigarette, je contemplais ce paysage qui m'était à la fois familier et étranger, toujours aussi séduite par ce que la main de l'homme a creusé dans la roche. Je ne pu m'empêcher de sourire en voyant un groupe de touristes prendre le temple en photo.

Rapidement, mon attention fut attirée par une jeune femme, vêtue d'un baggy et d'un t-shirt, appareil photo en bandoulière, qui se tenait à l'écart du groupe. D'une démarche un peu raide, qui me faisait penser à celle de mon jumeau militaire, elle se rapprocha de moi, faisant attention à l'endroit où elle mettait les pieds. L'inconnue mesurait 1,65 m, des cheveux noirs coiffés comme si elle sortait du lit, des tâches de rousseur sur le visage et le teint hâlé mais impossible de distinguer son regard qui était caché par des lunettes de soleil. Au fur et à mesure qu'elle se rapprochait, je pouvais sentir son parfum. Délicate fragrance à laquelle je ne pouvais résister.

- Bonjour. J'ignorais qu'il y avait des fouilles par ici. Me dit elle d'une voix légèrement rauque.

L'espace d'un instant, je me demandais si sa voix était toujours rauque quand elle faisait l'amour.

- Vous êtes égyptologue ?

- Pas encore. Répondis-je en souriant. Je suis étudiante et actuellement en stage sous la houlette de Madame Dupont.

- J'ai lu tous ses livres, dit l'inconnue en enlevant ses lunettes de soleil.

Je découvris alors des yeux légèrement bridés et un magnifique regard marron-vert. Regard qui me fit fondre et dans lequel j'avais envie de me noyer, de le contempler jusqu'à la fin des temps.

- Touriste ?

- Tout à fait mais je n'aime pas tellement suivre les sentiers battus, dit l'inconnue en souriant franchement, dévoilant une adorable fossette à la joue gauche. Il faut que je vous laisse, mon groupe commence la visite. Puis-je connaître votre prénom?

- Isabelle. Et vous ?

- Louise. Enchantée de vous connaître, dit elle en me serrant la main. Et bien, à bientôt mademoiselle…







Un mois plus tard

J'avais retrouvé avec plaisir ma vie parisienne. Au " menu ": cours, sorties plus ou moins dissolues et les demoiselles, au grand désespoir de ma mère qui aimerait bien , quand elle me rend visite, ne plus tomber sur une fille partant de chez moi.

Toutes avaient le même point commun: brunes comme ma belle touriste.

Je pensais souvent à Louise, me demandant ce qu'elle faisait, où elle habitait, si elle pensait à moi autant que je pensais à elle. Moi qui n'avais jamais cru aux coups de foudre, je me rendis vite compte que j'étais tombée amoureuse d'une jeune femme que je n'avais vue qu'une fois. D'elle, je ne connaissais que le prénom et c'était plutôt léger pour la retrouver.

Après une visite imprévue de ma mère qui était tombée (encore une fois) sur une fille et pour échapper aux habituelles remontrances maternelles, je filai, sac de cours en bandoulière, à la terrasse d'un café du Marais. Je buvais une bière tout en potassant mes notes, ne faisant pas spécialement attention quand je sentis un parfum familier. C'est là que je vis une jeune femme en tenue de sortie, tricorne posé devant elle, portant des lunettes de vue et buvant une pinte. La militaire tourna la tête vers moi, me sourit et je reconnus Louise. Elle se leva, prit sa pinte et son tricorne et vint me rejoindre. Je remarquai deux décorations à sa veste et vit que sa cravate était légèrement défaite.

- Si je m'attendais à vous trouver ici, dis-je en souriant.

- Moi de même. Répondit Louise en allumant une cigarette. Votre stage s'est bien passé ?

- Excellent. Nous avons fait de belles découvertes. Vous ne m'avez pas dit que vous étiez militaire.

- Vous ne me l'avez pas demandé, rétorqua Louise en souriant de nouveau.

- Et que faites vous à Paris ?

- J'ai fait le chauffeur pour le colonel. Le temps qu'il fasse ce qu'il a à faire, je suis en quartier libre. Et comme je connais le Marais…

- Vous êtes basée à Paris ?

- Malheureusement non. Je suis dans l'Est. (regarde sa montre et termine sa pinte) Il faut que j'y aille. Auriez vous de quoi noter? (lui tend un carnet et Louise écrit dessus) Voici l'adresse de mon régiment, mon adresse perso ainsi que mon portable. SI jamais vous venez dans l'Est, je serai ravie de vous accueillir. (se lève) A bientôt Pelirroja.

Louise mit son tricorne sur la tête, m'embrassa sur la joue et s'en alla.

Une semaine plus tard, j'étais devant le régiment de Louise, n'osant pas aller me présenter à l'accueil pour la demander. Une militaire sortant de la caserne s'arrêta à ma hauteur.

- Bonjour, vous attendez quelqu'un ?

- Euh… Oui. Enfin non. C'est un peu compliqué. Je suis une vague connaissance de cette personne et elle m'a dit de la prévenir si l'envie me prenait d'aller dans l'Est.

La militaire sourit et dit:

- Vous êtes la fameuse Isabelle dont Louise n'arrête pas de me parler depuis son voyage en Egypte. Rassurez vous, je suis une de ses collègues et une de ses amies les plus proches. Sophie. Termina-t-elle en me serrant la main.

- Enchantée.

- Restez là, je vais aller la chercher. Louise doit encore les martyriser !

Sophie s'en alla et moi, je me demandais quel genre de militaire était Louise. Sévère mais juste ou une peau de vache finie?

Quelques minutes plus tard, la dame de mes pensées arriva, vêtue d'un treillis qui moulait juste ce qu'il fallait, béret parfaitement posé sur sa tête.

- Sophie m'a prévenue. Ah, celle là… Je termine à 13h. Je te propose d'aller chez moi pour que tu puisses te reposer un peu. Tu es venue en voiture ?

- En train.

- Prends un taxi. Je te rembourserai.

- Ce n'est pas la peine.

- J'insiste. Ce n'est pas tous les jours qu'une belle rouquine descend exprès de Paris pour venir me voir, fit Louise avec un sourire charmeur et en me donnant les clés de chez elle. A tout à l'heure.





Arrivée chez Louise, je déposai mon sac dans l'entrée pour aller dans le salon.

Quelques photos de Marylin Monroe étaient accrochées aux murs et, détail curieux, aucune photo personnelle. Je souris en voyant des étagères débordantes de livres. Essentiellement des auteurs classiques que Louise lisait dans leur langue maternelle ainsi que beaucoup de livres sur l'Egypte antique. Je pris un livre au hasard et m'installait dans le canapé pour lire. J'étais tellement absorbée dans ma lecture que je n'entendis pas Louise arriver.

- Je vois que tu n'as pas résisté à l'envie de lire un Cornwell, dit elle en posant sa veste de moto sur un fauteuil.

- J'aime son style d'écriture.

- Et moi, c'est le personnage de Lucy. Je rigole rouquine ! C'est parce que je suis une lectrice assidue de Cornwell. D'ailleurs, je la lis aussi bien en anglais qu'en français.

- J'ai remarqué. Tu lis également en allemand.

- Parce que je parle couramment anglais et allemand. Bien pratique quand je suis à l'étranger… (sourit) Mets toi à l'aise le temps que je prenne une douche. Fais comme chez toi et, oui, on peut fumer dans le salon. Je ne serai pas longue.

Le temps que Louise prenne sa douche, je me demandais encore une fois ce qui m'avait prit de me taper quatre heure de train pour voir une jeune femme que j'avais vue que deux fois. Louise revint quelques minutes plus tard, vêtue d'un jean et d'une chemise. Elle s'assit en face de moi et alluma une cigarette. Louise me regarda quelques secondes et dit:

- Qu'attends tu de moi belle rouquine ?

Mon cœur manqua un battement. Devais-je lui dire que j'étais tombée amoureuse d'elle à l'instant même ou je l'avais vue ?

Finalement, au lieu de me lancer dans un discours qu'elle aurait sans doute trouvé ridicule, je me levais et m'asseyais sur ses genoux, mes mains posées sur son cou. J'inspirai profondément son parfum et je l'embrassai.







Neuf ans plus tard (bientôt dix)

Louise a fini de chanter depuis longtemps mais elle continue de jouer du piano. Combien de temps me suis-je égarée dans mes souvenirs, bercée par sa voix ? J'en sais rien.

- Sur quelle planète es-tu Pelirroja ?

- Je pensais à notre rencontre, dis-je en m'asseyant près d'elle.

Je vis un sourire rêveur passer sur ses lèvres et son regard marron-vert se posa sur moi. Même après tant d'années, il me fait toujours fondre mais je me garde bien de lui dire.

- Tu m'as donné tout ce dont je pouvais rêver, murmura Louise en me prenant dans ses bras. Tu m'as apprivoisée, redonné foi en l'amour. Tu es restée à mes côtés quand j'ai perdu trois êtres qui m'étaient chers… C'est grâce à toi que je suis venue à bout de toutes mes peurs…

Louise fait partie de ces gens qui ont énormément de mal à dire ce qu'ils ressentent, par peur d'être ridicules. Emue par ses paroles qui, pour moi, valent autant qu'un " je t'aime ", je m'apprêtais à l'embrasser quand on sonna.

- Déjà? Le temps passe vite… dit ma douce en se détachant de mon étreinte.

Louise alla ouvrir et revint quelques minutes plus tard avec nos jumeaux dans les bras. Elle embrassa la tête de notre fils, me le donna et se réinstalla au piano avec notre fille sur les genoux.

Il est vrai que Louise n'est pas leur mère biologique mais quand je la vois passer tout son temps libre avec les twins, je ne peux m'empêcher de la regarder. Tout comme moi et les papas, Louise a attendu leur venue au monde avec impatience.

Tandis que Louise amuse notre petite fille en posant ses petites mains sur les touches du piano, je songeai que, finalement, j'avais eu une bonne idée en décidant de revoir une charmante inconnue…



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