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 Un doux parfum.

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Iluna

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Nombre de messages : 3
Age : 29
Date d'inscription : 23/10/2017

MessageSujet: Un doux parfum.   Mar 31 Oct 2017 - 8:56

Pseudo de l'auteur : Iluna

Nombre de chapitres : 3.

Rating de l'histoire : G (pour tous)

Genre de l'histoire : Romance

Résumé de l'histoire : Une nana paumée, des amis qui essayent de la sortir de là, une histoire d'amour impossible (?)

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Un doux parfum.



Le doux parfum d’une rose t’enveloppe et se répand dans la pièce. Envoûtée par ses effluves, tu frissonnes légèrement, repensant à cette nuit de folie que vous venez de passer, à ses mots murmurés, à ses gestes qui vous ont troublés. Tu sors lentement de ce rêve éveillé, t’étirant, tu chasses du bout des doigts le drap qui est collé à ta peau. Te redressant, faisant face à la fenêtre dans le plus simple appareil, tu observes la rue. Il fait encore noir, le soleil peine à se lever et les lampadaires éclairent par-ci par-là la rue. L’ombre qui était avec toi est partie depuis une heure tout au plus, il ne reste que son odeur qui flotte dans les airs et son souvenir dans ton esprit. L’un comme l’autre disparaîtront bientôt.

Te dirigeant vers la salle de bain, tu t’apprêtes à prendre une douche quand ton téléphone sonne. Tournant la tête sur le côté tu l’observes, inconnu, voilà ce qui est marqué sur le combiné. Tu souffles, et refermes la porte. Ça attendra, avant tout, tu dois faire partir cette odeur sur ton corps. La douche fût brève, dix minutes maximum. Ressortant de là, enveloppée dans une serviette, les mains sur le lavabo tu enlèves la buée de la glace. Tes traits sont fins, les cernes sous tes yeux en disent longs de tes nuits de sommeil, tes iris quand on les regarde de plus près paraissent vides, plus rien ne brille au fond de tes yeux couleurs charbon. Tes cheveux noirs collent à ta peau. Pourtant tu as ce sourire au bord des lèvres, il ne disparait jamais. Tu sort de la pièce et tu vas instinctivement regarder ton portable. Trois appels, il est acharné. Prenant le paquet sur la table de chevet, tu allumes une cigarette. Tout en enlevant les draps de ton lit, tu tires sur la tige. Les balançant dans la machine, tu vas dans le salon. La bouteille de vodka à moitié pleine sur la table, une carte bancaire, un résidu de poudre blanche ainsi que les deux verres vides sont les seuls témoins de la soirée. Tu reprends un verre tout en écrasant ton mégot dans le cendrier. Buvant une gorgée pour te réchauffer, tu souffles la dernière bouffée de ta cigarette.

La tête en arrière, calée dans ton fauteuil, tu scrutes le plafond. Te demandant quand tout cela a commencé, quand tout cela va finir. Pas le temps d’y songer, on cogne à la porte. Surprise, tu laisses le verre s’échapper de ta main, il s’écrase en mille morceaux sur le sol. Tu regardes le contenu se répandre avant de te décider à te lever. Allant d’un pas las vers l’entrée, tu regardes par le judas. Elle se tient droite, la main sur le bois et soufflant. A son tour, elle approche son visage pour regarder et elle crie :

- Je sais que tu es là ! Ouvre tout de suite.

Soufflant, tu te résous à ouvrir. Entendant que les verrous sont déclenchés, elle enfonce littéralement la porte et pénètre à l’intérieur sans te demander ton avis.

- Je t’en prie.

Elle te fait un sourire forcé et avance dans le salon. Ses yeux sont remplis de rage, balayant tout sur leurs passages, elle montre du doigt la table puis le sol.

- Tu recommences tes conneries ? Et c’est quoi ça ?

Avançant derrière elle, tu remets ta serviette et d’un ton monotone, tu essaies de lui répondre.

- Un apéro et pour le verre c’est de ta faute, je n'y suis pour rien. Il ne fallait pas défoncer ma porte !

Elle sourit « Un apéro vraiment ? A en juger par tes tremblements, ce n’est pas juste un apéro et ton verre n’aurait rien eu, si tu daignais décrocher quand on t’appelle ».

Tu te diriges vers ta chambre tout en soufflant, elle t’exaspère.

- Tu vas où comme ça ?

- M’habiller, fait un peu froid. J’ai le droit ou même pour ça il me faut ton accord ?

Vous vous fusillez du regard et elle lève la main comme pour dire que tu as son feu vert. De toute façon, tu n’aurais pas attendu une réponse. Regardant dans ton armoire, tu prends un haut et un pantalon. Les deux noirs, tes sous-vêtements seront rouges. Quelques minutes te suffisent pour t’habiller et à elle pour faire le tour du propriétaire, notant chaque chose pour en faire un rapport détaillé et te gaver avec ce qui ne va pas.

Ressortant de la pièce, vous vous observez quelques instants. Elle se fait un café et t’en propose un. Tu refuses poliment et vas vers le frigo, que tu ouvres lentement. Il n’y a presque rien dedans, juste des lardons, des bières, jus de fruit et du vin. Touchant chaque choses du bout des doigts, tu te demandes ce que tu vas bien pouvoir prendre. Le vin blanc te tente bien, le frôlant tu sens une tape dans ton dos.

- Même pas en rêve Kata, il n’est même pas huit heures du mat’. Te dit-elle froidement.

Tu souffles « Ouè ouè, j’vais me faire un thé ». Une fois le thé préparé, vous vous installez sur le mini bar de la cuisine. Gardant la tête plongée dans vos liquides brûlants aucune de vous deux n’ose dire un mot. Les minutes passent et toujours ce silence pesant. Et dire qu’avant vous n’arrêtiez pas de parler. Depuis quelques mois c’est à peine si vous pouvez vous regarder, depuis ce jour-là. Elle te tend une cigarette que tu acceptes avec plaisir, tirant dessus, tu souris et lui dis naturellement.

- J’ai le droit à ça ? Étrange.

- T’es vraiment conne quand tu t’y mets …

Elle n’a pas tort et ton sourire s’efface immédiatement. Elle se lève et va poser la tasse dans l’évier, te regardant une dernière fois, elle lance tout bas.

- On compte sur toi à midi, n’oublies pas le repas.

Penchant la tête de côté, un peu surprise « Le repas ? »

- On t’a envoyé un message, on se retrouve tous pour manger à midi, pour parler du bon vieux temps et de… 'Fin tu vois.

A la fin de ses mots elle pose une main sur ton épaule. Elle te murmure qu’elle veut vraiment te voir et qu'elle n’est pas la seule, tu restes figée ne sachant que répondre.

- On verra bien, à toute Iris.

La porte claque, restant sans bouger les yeux rivés dans ta tasse, tu réfléchis. Ton corps entier tremble, essayant de reprendre ton souffle tu te lèves d’un bond. Huit heures trente du matin affiche l’horloge, il est temps de sortir. Enfilant une veste, récupérant ton téléphone, tes clopes sur la table tu claques la porte et dévales deux par deux les marches.
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